𝕃𝕒 𝕞𝕖́𝕕𝕖𝕔𝕚𝕟 𝔹𝕚𝕒𝕟𝕔𝕒 𝕎𝕚𝕥𝕫𝕤𝕔𝕙𝕖𝕝, 𝕡𝕠𝕦𝕣𝕤𝕦𝕚𝕧𝕚𝕖 𝕡𝕠𝕦𝕣 𝕤𝕖𝕤 𝕔𝕖𝕣𝕥𝕚𝕗𝕚𝕔𝕒𝕥𝕤 𝕞𝕖́𝕕𝕚𝕔𝕒𝕦𝕩 𝕝𝕚𝕖́𝕤 𝕒𝕦 ℂ𝕠𝕧𝕚𝕕, 𝕖𝕤𝕥 𝕝𝕚𝕓𝕣𝕖... 𝕞𝕒𝕚𝕤 𝕤𝕖 𝕣𝕖𝕥𝕣𝕠𝕦𝕧𝕖 𝕤𝕒𝕟𝕤 𝕣𝕚𝕖𝕟
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𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒍𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒊𝒅𝒆𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒄𝒓𝒊𝒔𝒆 𝒔𝒂𝒏𝒊𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒊𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒔𝒔𝒊𝒃𝒊𝒍𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒖𝒊 𝒐𝒇𝒇𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒔𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒎𝒆́𝒅𝒆𝒄𝒊𝒏. 𝑳'𝑬́𝒕𝒂𝒕 𝒆𝒏 𝒂 𝒋𝒖𝒈𝒆́ 𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒕 𝒍'𝒂 𝒆𝒏𝒗𝒐𝒚𝒆́𝒆 𝒆𝒏 𝒑𝒓𝒊𝒔𝒐𝒏 𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆𝒔. 𝑵𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒆𝒔𝒕 𝒓𝒆𝒔𝒕𝒆́ 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒂𝒄𝒕 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒂𝒖 𝒍𝒐𝒏𝒈 𝒅𝒆 𝒔𝒂 𝒅𝒆́𝒕𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏.
Sans comité d'accueil, sans caméras : c'est ainsi que la Dre Bianca Witzschel souhaitait quitter la prison de Chemnitz. Depuis ce vendredi, cette médecin généraliste de 69 ans, originaire de Moritzburg, est de nouveau libre.
Elle avait été condamnée à une peine de deux ans et huit mois d'emprisonnement pour avoir, selon le parquet de Dresde, délivré plus de 1 000 « certificats médicaux inexacts » pendant la pandémie de Covid-19.
Après avoir exécuté les deux tiers de sa peine, elle a été remise en liberté. Une sanction jugée totalement disproportionnée par ses soutiens, notamment au regard d'autres infractions autrement plus graves, et plus encore à la lumière des révélations ultérieures concernant les marchés des masques et des vaccins.
Avant sa libération, Bianca Witzschel avait expressément demandé que cet événement ne donne lieu à aucune manifestation publique. Elle ne souhaitait « surtout pas de grand déploiement » devant la prison, notamment par égard pour les autres détenues. Elle ne voulait pas qu'elles aient à assister au fait qu'elle soit « accueillie par une foule importante venue la célébrer », ce qui aurait pu avoir des conséquences défavorables pour elles dans le quotidien carcéral.
Pour cette raison, l'OAZ n'a pas annoncé la date de sa libération à l'avance et n'était pas présente au moment où elle a franchi les portes de la prison. Bianca Witzschel racontera prochainement son histoire dans une interview exclusive accordée à ce journal.
𝐋𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐪𝐮𝐞𝐭 : 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝟏 𝟎𝟎𝟎 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐬 𝐝é𝐥𝐢𝐯𝐫é𝐬 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐞𝐧 𝐦é𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥
Que reprochait-on exactement à cette médecin généraliste, qui avait exercé pendant vingt-trois ans à Moritzburg ?
Dès février 2022, les autorités lui avaient retiré provisoirement son autorisation d'exercer. Les enquêteurs ont procédé à plusieurs perquisitions dans son cabinet ainsi qu'à son domicile.
En novembre 2023 s'est ouvert devant le tribunal régional (Landgericht) de Dresde un procès qui s'est étendu sur vingt-sept journées d'audience.
Au terme de la procédure, le tribunal a considéré comme établi qu'en 2021 et 2022, lors de ce qu'il a qualifié de « consultations collectives » organisées dans toute l'Allemagne, la Dre Bianca Witzschel avait établi, dans 1 003 cas, des certificats médicaux sans avoir examiné les patients au préalable.
Ces certificats concernaient notamment des exemptions du port du masque, des attestations d'inaptitude à la vaccination ainsi que des certificats dispensant de l'obligation de se soumettre à un test PCR.
Le parquet a évoqué une « énergie criminelle particulièrement élevée » ainsi qu'une activité exercée « à titre lucratif ».
Pour motiver sa décision, le tribunal ne s'est pas appuyé uniquement sur le nombre des certificats délivrés, mais également sur le fait que la Dre Bianca Witzschel aurait perçu plusieurs dizaines de milliers d'euros grâce à cette activité.
En conséquence, près de 47 000 euros, que le tribunal considère comme provenant de la vente de ces certificats, ont été confisqués.
Tels sont les principaux éléments de l'accusation.
Le parquet avait requis une peine de quatre ans et dix mois d'emprisonnement.
Le jugement a finalement condamné la médecin à deux ans et huit mois de prison.
La peine tient également compte d'une infraction à la législation sur les armes : lors d'une perquisition, un pistolet à impulsion électrique non homologué avait été découvert. Jusqu'à ce jour, la Dre Bianca Witzschel conteste en être la propriétaire.
𝐋𝐚 𝐝é𝐟𝐞𝐧𝐬𝐞 : 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐭é𝐬 𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐢𝐠𝐧𝐨𝐫é 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧é𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬
Pour Me Wilfried Schmitz, avocat de Bianca Witzschel, ainsi que pour les nombreux soutiens de la médecin de Moritzburg, les faits doivent être appréciés sous un tout autre angle.
Selon eux, aucun patient n'a subi le moindre préjudice, et plusieurs témoins ont rendu devant le tribunal un témoignage très favorable sur la qualité du travail et l'engagement de la médecin.
Bianca Witzschel a, quant à elle, justifié son comportement par la liberté de conscience du médecin et la liberté thérapeutique.
Son avocat reproche en outre aux autorités de n'avoir pas recherché les éléments susceptibles de l'innocenter et d'avoir ignoré aussi bien les connaissances scientifiques disponibles que l'expérience clinique de cette praticienne.
Au lieu de cela, le parquet se serait appuyé sur un expert qui, selon la défense, ne disposait pas des qualifications nécessaires pour répondre aux questions essentielles soulevées par l'affaire.
Après sa remise en liberté, estime Me Schmitz, la Dre Bianca Witzschel devrait être immédiatement réhabilitée.
Pour ses soutiens, Bianca Witzschel est moins une délinquante condamnée qu'un symbole de ce qui est arrivé à ceux qui, durant la pandémie, se sont publiquement opposés aux mesures sanitaires de l'État : au lieu d'être entendus, ils ont fait l'objet de poursuites pénales particulièrement sévères — et, selon eux, cette situation perdure encore aujourd'hui.
𝐏𝐫𝐞𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐫𝐢è𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐫𝐫𝐞𝐚𝐮𝐱 — 𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐡𝐚𝐬𝐞𝐬
Au total, la Dre Bianca Witzschel a passé beaucoup plus de temps en détention qu'il n'y paraît à première vue.
Du 28 février 2023 au 17 juin 2024, date du prononcé du jugement, elle est restée 476 jours en détention provisoire. À cette date, le mandat de dépôt a été suspendu et elle a retrouvé provisoirement la liberté.
Ce n'est qu'après la décision de la Cour fédérale de justice (Bundesgerichtshof), le 19 septembre 2025, confirmant le jugement, que la condamnation est devenue définitive.
Le 6 février 2026, la médecin de 69 ans a dû réintégrer la prison de Chemnitz pour purger le reste de sa peine, après le rejet de sa demande de libération anticipée à mi-peine.
Après avoir exécuté les deux tiers de sa condamnation, le dernier tiers de la peine a finalement été suspendu conformément à l'article 57 du Code pénal allemand, lui permettant de retrouver la liberté sous le régime de la libération conditionnelle.
𝐌𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐮𝐞, 𝐯𝐢𝐞 𝐛𝐫𝐢𝐬é𝐞
Pendant sa détention provisoire, Bianca Witzschel s'est retrouvée confrontée à de graves difficultés financières.
Les 47 000 euros confisqués n'étaient plus disponibles. Dans le même temps, les frais de justice et d'avocat continuaient de s'accumuler, alors qu'elle ne pouvait plus exercer son métier en raison de la suspension de son autorisation d'exercer.
En février 2025, sa maison et son cabinet médical de Moritzburg ont été vendus aux enchères. Selon ses soutiens, le bien a été adjugé à un prix très inférieur à sa valeur estimée d'environ 614 000 euros.
Toujours incarcérée, Bianca Witzschel n'a même pas été autorisée à assister à cette vente.
Aujourd'hui, elle n'a plus ni maison ni cabinet où revenir vivre et exercer en liberté.
Son autorisation d'exercer demeure suspendue pour une durée de trois ans.
Et ses difficultés judiciaires ne s'arrêtent pas avec sa remise en liberté.
Une nouvelle procédure pénale est toujours pendante devant le tribunal régional de Dresde. La décision d'ouvrir ou non ce second procès n'a pas encore été rendue.
Le parquet entend obtenir, dans cette nouvelle affaire, une peine supplémentaire d'emprisonnement, ainsi qu'une peine globale d'au moins quatre années de prison.
Pour Bianca Witzschel, la liberté retrouvée ne marque donc pas, pour l'instant, un nouveau départ, mais l'ouverture d'une période pleine d'incertitudes.
𝑺𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆 : https://ostdeutscheallgemeine.com/article/witzschel-freiheit-10224340
🆘 𝐋𝐚 𝐃𝐫𝐞 𝐁𝐢𝐚𝐧𝐜𝐚 𝐖𝐢𝐭𝐳𝐬𝐜𝐡𝐞𝐥 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐝é𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐧𝐬é𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐩é𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐢, 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬 𝐝é𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬, 𝐚 𝐬𝐲𝐬𝐭é𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝é𝐭𝐫𝐮𝐢𝐭 𝐬𝐨𝐧 𝐞𝐱𝐢𝐬𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐧'𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧é𝐞.
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𝐋𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐝𝐞𝐜𝐢𝐧𝐬 𝐬𝐞 𝐥𝐞̀𝐯𝐞𝐧𝐭 !
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