Ciel Voilé
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La révolution de l’eau tirée de l’air : une idée ancienne remise au goût du jour par un Nobel
France-Soir Publié le 01 juin 2026 - 19:20
L’idée de capturer l’eau présente dans l’air n’est pas nouvelle. Depuis des décennies, les filets attrape-brume (fog nets) sont utilisés avec succès au Chili, au Maroc ou au Pérou. Ces grands filets verticaux captent les gouttelettes de brouillard dans les zones côtières ou montagneuses, fournissant une eau précieuse aux communautés locales de manière passive et peu coûteuse.
D’autres méthodes existent également : les générateurs d’eau atmosphérique (AWG) par condensation, qui refroidissent l’air pour faire condenser la vapeur d’eau, ou les systèmes à déshydratants (sels ou gels) qui absorbent l’humidité avant de la libérer par chauffage. Ces techniques ont déjà prouvé leur utilité, même si elles sont parfois énergivores ou moins efficaces en milieu très aride.
Aujourd’hui, grâce au professeur Omar Yaghi, lauréat du Prix Nobel de Chimie 2025 pour ses travaux sur les Metal-Organic Frameworks (MOFs), cette approche revient sur le devant de la scène. Son dispositif solaire, de la taille d’un conteneur, utilise ces matériaux ultra-poreux comme des « éponges moléculaires » capables de capter l’humidité même dans l’air désertique à moins de 20 % d’humidité. Il produit jusqu’à 1 000 litres d’eau potable par jour en utilisant uniquement l’énergie solaire, sans réseau électrique.
La suite :
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La Terre verdit
https://x.com/PeterDClack/status/2061035642273112263
Twitter - Le 31 mai 2026
Selon les données satellitaires de la NASA (1982-2023), la Terre verdit à un rythme sans précédent dans l'histoire. Les rendements agricoles mondiaux ont augmenté de 15 à 20 % depuis 1960, une hausse presque entièrement attribuable à la fertilisation au CO₂ (Idso, 2013 ; GIEC AR6 WG1 Ch5). La mortalité due à la famine a chuté de façon spectaculaire alors même que la population mondiale a doublé, et le CO₂ y est pour beaucoup.
C'est à l'augmentation des émissions de CO₂ au cours du siècle dernier que l'on doit cette explosion de la vie végétale et de la production alimentaire végétale, fruit d'une agriculture florissante. La surface foliaire mondiale a augmenté de plus de 18 % en 40 ans, les gains les plus importants étant enregistrés en Inde et en Chine grâce à la fertilisation au CO₂. Des températures plus douces et plus chaudes allongent les saisons de croissance. Ces phénomènes sont liés à l'augmentation des niveaux de vapeur d'eau et de la couverture nuageuse à travers le monde.
Chaque augmentation de 100 ppm de CO₂ stimule généralement la croissance des plantes de 25 à 50 % dans toutes les conditions non limitées par l'eau. Cette analyse s'appuie sur 776 études réalisées entre 1993 et 2019, démontrant qu'un niveau moyen idéal de CO₂ de 550 ppm induit une augmentation de 38 % de la biomasse mondiale. C'est un avantage considérable pour la vie sur Terre, grâce au CO₂, un gaz à l'état de traces présent à 420 ppm (soit 0,04 %).
Ce gaz contribue également au réchauffement climatique, au même titre que la vapeur d'eau et d'autres gaz à l'état de traces aux propriétés similaires, comme le méthane (environ 1,9 ppm, soit 0,00019 %). Or, la vapeur d'eau et la couverture nuageuse sont essentielles aux précipitations et à l'ensemble du cycle hydrologique, restituant l'eau sous forme de pluie aux rivières, aux lacs et aux océans (où aboutissent 78 % des précipitations).
Voici pourquoi les serres commerciales rejettent délibérément du CO₂ à des concentrations de 1 000 à 1 500 ppm. Cela permet d'augmenter les rendements agricoles de 20 à 70 % selon les cultures. Si 1 000 ppm sont bénéfiques pour les tomates, pourquoi 420 ppm constituent-ils une « urgence » pour la planète ? La science démontre qu'une concentration de CO₂ de 600 à 1 000 ppm, associée à un réchauffement supplémentaire de 1 à 2 °C, représente un équilibre optimal pour toute la vie terrestre et marine, y compris la civilisation humaine.
Nous ne devrions pas mener une guerre contre un gaz à l'état de traces qui contribue à rendre la planète plus verte. Une concentration plus élevée de CO₂ est globalement bénéfique à la vie sur Terre.
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