Kamala Harris vient-elle d’admettre qu’elle est à l’origine du conflit en Ukraine?
Uriel Araujo – mondialisation.ca – Le 12 septembre 2024
Lors du premier débat présidentiel mardi soir, la candidate démocrate Kamala Harris a, à un moment donné, confronté son adversaire républicain Donald Trump en disant : « J’ai effectivement rencontré Volodymyr Zelensky quelques jours avant l’invasion russe […] J’ai rencontré le président Zelensky et j’ai partagé avec lui les renseignements américains sur la manière dont il pouvait se protéger… Quelques jours plus tard, je me suis rendue sur le flanc est de l’OTAN – en Pologne et en Roumanie… nous avons réuni 50 pays pour soutenir l’Ukraine. »
Ce qui a incité Trump à répondre : « Ils l’ont envoyée négocier avec Zelensky et Poutine. C’est ce qu’elle a fait et la guerre a commencé trois jours plus tard. » En fait, Mme Harris n’a pas rencontré le président russe (seulement le président ukrainien), mais M. Trump voulait implicitement dire qu’il existe une relation de cause à effet entre le voyage de Mme Harris en Europe de l’Est et la crise qui s’en est suivie. Alors que les soi-disant vérificateurs de faits [fact-checkers] sont occupés à analyser chaque remarque faite par les deux hommes politiques, il pourrait être intéressant d’examiner le rôle joué par les démocrates dans le conflit ukrainien.
Alors que Mme Harris a fait la déclaration susmentionnée pour se vanter que, grâce aux actions des autres et à la sienne (en tant que vice-présidente de Joe Biden), l’Ukraine « est un pays indépendant et libre », elle voit, une fois de plus, une cause dans le conflit ukrainien. Elle voit, une fois de plus, une relation de cause à effet entre le fait que Washington aide et arme Kiev « la défense aérienne, les munitions, l’artillerie, les javelots, les chars Abrams » et le fait que ’Ukraine dispose encore de capacités militaires. Cette relation de cause à effet est évidente et personne ne la nierait, à tel point que le conflit a été décrit comme une « guerre d’usure par procuration » [proxy attrition war] américaine contre la Russie, par l’ancien ambassadeur des États-Unis en Finlande, Earle Mack, entre autres.
La suite :
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