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environnement
L’UE s’oriente vers des règles plus souples pour les cultures génétiquement modifiées
Natasha Foote euractiv.com – Le 20 juin 2023
La Commission européenne fait pression pour que certains types de plantes génétiquement modifiées soient traités comme des plantes produites de manière conventionnelle, selon le projet d’une proposition de l’exécutif européen qui a fait l’objet d’une fuite et a suscité des réactions mitigées de la part des parties prenantes.
L’édition génomique désigne plusieurs nouvelles méthodes scientifiques utilisées pour modifier les génomes afin de doter les plantes de certaines caractéristiques, notamment la résistance à la sécheresse et aux organismes nuisibles. La proposition visant à assouplir les règles de l’UE concernant ces nouvelles techniques génétiques est attendue le 7 juillet.
« La procédure d’autorisation et les exigences en matière d’évaluation des risques de la législation actuelle sur les OGM ne sont pas adaptées à la variété des produits végétaux potentiels qui peuvent être obtenus par mutagénèse ciblée et cisgénèse et sont donc disproportionnées ou inadéquates dans certains cas », peut-on lire dans le projet. Le texte, que s’est procuré la plateforme agricole et alimentaire ARC2020, précise que la situation actuelle n’est « pas propice » au développement de produits novateurs et bénéfiques.
Le projet de texte propose de répartir les organismes génétiquement modifiés en deux catégories à l’avenir. Ainsi, toutes les plantes génétiquement modifiées considérées comme pouvant « pousser naturellement ou par sélection classique » seraient classées dans la catégorie 1 des nouvelles techniques génomiques (NTG).
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"Justice pour le vivant": l'État au tribunal pour l'effondrement de la biodiversité
France-Soir, avec AFP Publié le 01 juin 2023 – 15:15
DÉPÊCHE — Après le climat et la pollution de l'air, c'est pour l'effondrement de la biodiversité que l'État se retrouve au tribunal. Une audience s'est ouverte le jeudi 1er juin, peu après 14 h 10 à Paris, dans un dossier inédit, avec en son cœur la remise en cause par les ONG de l'utilisation massive des pesticides.
Cinq ONG de défense de l'environnement (Pollinis, Notre Affaire à tous, l'Association nationale de protection des eaux et rivières, Biodiversité sous nos pieds, et ASPAS) ont déposé un recours pour carence fautive de l'État devant le tribunal administratif de Paris, dans le cadre d'une procédure baptisée "Justice pour le vivant", lancée en 2021.
Un rassemblement de soutien au recours, rassemblant une centaine de sympathisants arborant des pancartes avec des dessins d'animaux menacés, a eu lieu jeudi midi dans un square à proximité du tribunal.
"On a besoin de repenser notre rapport au vivant", a lancé Cecilia Rinaudo, militante de l'ASPAS. "L'agriculture intensive n'est pas la seule agriculture possible" et "tout ça est une question de volonté politique", a-t-elle souligné.
La rapporteure publique livrera lors de l'audience ses conclusions, souvent mais pas toujours suivies par les juges, et il faudra ensuite attendre deux semaines au moins avant une décision.
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Les avocats de la colère
by GRAIN & Colectivo por la Autonomía | 4 May 2023 Land
« L’année prochaine, ce petit verger sera absorbé par une grande Compagnie, car le fermier, étranglé par ses dettes, aura dû abandonner. Ce vignoble appartiendra à la banque. Seuls les grands propriétaires peuvent survivre, car ils possèdent en même temps les fabriques de conserves... Les hommes qui ont donné de nouveaux fruits au monde sont incapables de créer un système grâce auquel ces fruits pourront être mangés [...]. Dans l’âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines ».
Voilà ce qu'écrivait John Steinbeck lorsqu'est devenue visible, pour la première fois peut-être, la dévastation colossale provoquée par l'agro-industrie capitaliste, l'expulsion qui s'est ensuivie de familles paysannes du Midwest américain et leur arrivée en Californie dans les années 30[1]. S'il écrivait aujourd'hui, Steinbeck remplacerait peut-être les raisins par des avocats. En effet, le modèle de production de ces derniers implique une recrudescence inédite de l'agro-industrie, une recrudescence principalement fondée sur la déforestation et la surexploitation de l'eau, sur l'éradication des modes d'agriculture et l'expulsion de communautés entières.
Après la banane et l'ananas, l'avocat est le fruit le plus commercialisé au monde : sa culture se développe en termes de production et d'hectares accaparés, et continue de s'étendre à de plus en plus de pays. Mais qu'implique donc l'expansion mondiale de ce fruit ? Qu'est-ce qui motive ce négoce et qui ? Comment fonctionne, au niveau mondial et locale, ce modèle qui parvient à maintenir ses prix à la hausse ? Comment a-t-il atteint le succès dont il jouit actuellement, qui le rend présent dans toutes sortes de célébrations et d'évènements sportifs ? Quelles sont les répercussions sociales du commerce opaque auquel il est lié ?
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