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Ciel Voilé

environnement

Ce que l'Europe appelle "biomasse"

19 Septembre 2026, 17:18pm

 Ce que l'Europe appelle "biomasse"

https://x.com/Electroversenet/status/2094153183262384508

L'Europe qualifie la biomasse de « propre », mais la réalité est brutale.

 Pour alimenter sa « transition verte », l'UE brûle chaque année des millions de tonnes de granulés de bois, expédiés depuis les États-Unis et le Canada. L'Europe abat des forêts à l'autre bout du monde, les broie en granulés et les expédie par l'Atlantique pour les brûler dans ses centrales électriques.

 Sans surprise, les émissions totales ici sont plus élevées que celles de la simple combustion de charbon, selon des études évaluées par les pairs réalisées par les propres conseillers scientifiques de l'UE. Mais des pays comme le Royaume-Uni, le Danemark et les Pays-Bas le font quand même, parce que cela compte techniquement comme zéro émission de carbone.

Brûler des forêts et l'appeler « vert » n'est pas une politique climatique, c'est de la comptabilité créative

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Appel de Pollinis contre la dérégulation massive des pesticides en Europe

18 Septembre 2026, 18:30pm

Appel de Pollinis contre la dérégulation massive des pesticides en Europe

Madame, Monsieur,

Le Parlement européen négocie en ce moment même un texte qui pourrait enfermer l’agriculture française dans sa dépendance aux pesticides pour des décennies.

L’omnibus pesticides s’attaque directement aux règles qui encadrent l’autorisation, le contrôle et l’interdiction des pesticides partout en Europe (1).

Une loi Duplomb en 1000 fois pire (2).

Les scientifiques nous alertent pourtant depuis des années sur les effets néfastes et directs des pesticides sur les pollinisateurs et sur notre santé (3)(4).

Mais au lieu de renforcer les dernières règles qui nous protègent encore, la Commission européenne cherche à les démanteler

… et certains eurodéputés poussent à aller encore plus loin !

Sous l’influence de l’agrochimie, les députés rapporteurs  menant les négociations  cherchent à aggraver les dispositions les plus dangereuses du projet initial (5). 

POLLINIS a analysé dans les moindres détails leurs amendements.

Ce qu’ils proposent est catastrophique. 

À chaque brèche ouverte par la Commission, les rapporteurs cherchent à élargir encore le passage pour l’agrochimie :

>> La Commission veut autoriser des pesticides à vie ; les rapporteurs veulent aller encore plus loin, en étendant cette mesure aux pesticides en cours de réévaluation — soit près de 200 substances sur 400 (6).

>> La Commission veut accorder des dérogations à des pesticides interdits ; les rapporteurs aggraveraient encore la mesure en empêchant toute interdiction lorsqu’il n’existe pas d’alternative simple et au même prix (7).

>> Elle propose de permettre l’utilisation de pesticides pendant trois ans après leur interdiction (8); les rapporteurs veulent franchir un pas supplémentaire en rendant automatiques ces prolongations de vente après interdiction (9). 

>> Elle veut accorder un passe-droit aux pesticides dits de “biocontrôle” pour qu’ils puissent être autorisés avant même la fin de leur évaluation ; là encore, les rapporteurs veulent qu’un maximum de ces pesticides soient mis sur le marché avec une évaluation au rabais (10). 

C’est une véritable cascade de retours en arrière.

Nous devons tout faire pour obtenir le retrait de ce texte — et au moins faire tomber ses dispositions les plus dangereuses

Le temps presse. 

Dans quelques semaines, les eurodéputés voteront sur un texte qui façonnera durablement notre agriculture. Et qui pourrait garantir aux pesticides une place à vie dans nos champs !

Grâce à la mobilisation de plus de 170 000 citoyens (11) et aux côtés de dizaines d'associations engagées avec nous dans ce combat, nous avons déjà convaincu plusieurs groupes politiques de voter contre ce texte pro-pesticides (12). 

D’autres eurodéputés restent divisés (13)(14). Les groupes S&D, Renew, PPE et ECR peuvent encore choisir de défendre la santé, les pollinisateurs et le Vivant, et faire basculer le résultat du vote.

C’est pourquoi nous les ciblons aujourd’hui en priorité.

Nous devons être des centaines de milliers à les interpeller pour leur faire comprendre que nous ne les laisserons pas livrer notre agriculture aux fabricants de pesticides !

Interpellez les eurodéputés dès maintenant. 

Demandez-leur de voter contre ce texte de dérégulation massive des pesticides en Europe. 

 

► J'INTERPELLE LES EURODÉPUTÉS

Au Parlement européen, la bataille politique fait rage. 

Plus de 1500 amendements ont été déposés sur le texte, que notre petite équipe a analysés un à un. 

Dans ce combat, l’agrochimie déploie des moyens colossaux pour obtenir une réforme taillée sur mesure. Elle peut compter sur de nombreux soutiens tout au long des négociations, en Europe et à l’international. 

Parmi eux, les deux eurodéputés rapporteurs, chargés de préparer le texte et ses amendements, jouent un rôle décisif. La liste des experts qu’ils déclarent avoir consultés ne mentionne que des entreprises de l’agrochimie et de l’agro-industrie… 

…Et ils ne cherchent même pas à s’en cacher : la liste des représentants d’intérêts qu’ils ont interrogés se trouve en annexe de leur cahier d’amendements (15) !

Alors que cette réforme pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la biodiversité, les écosystèmes et notre santé à tous, où sont les scientifiques et les médecins dans leurs consultations ?

Ce déséquilibre se retrouve jusque dans les auditions publiques au Parlement européen : 

Le 2 septembre, sur 6 spécialistes invités à donner leur point de vue sur l’omnibus, 4 étaient liés à l’agro-industrie. Une seule était une scientifique indépendante et publiait régulièrement sur l’évaluation des risques des pesticides. C’est aussi la seule à avoir ouvertement critiqué le texte (16).

Les associations mobilisées pour l’environnement et la santé ont interpellé les organisateurs sur la partialité de ces auditions (17). Elles n’ont obtenu aucune réponse.

Les pressions pour déréguler les pesticides viennent aussi de l’international. 

La seule avancée du texte consisterait à ne plus tolérer de résidus de pesticides interdits en Europe dans les produits que nous importons du reste du monde.

Une mesure qui protégerait la santé des consommateurs européens et celle des agriculteurs des pays exportateurs (18), les pollinisateurs du monde entier, et les agriculteurs européens qui pourraient enfin être protégés d’une concurrence déloyale. 

Une mesure qui pourrait aussi faire baisser les ventes de pesticides à l’international. L’agrochimie fait donc tout pour la faire disparaître.

Le lobby pro-pesticides Croplife a activé son relais américain qui a mené une intense opération de lobbying (19).

Résultat : les États-Unis, le Canada, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Australie, soutenus par plusieurs autres États, font pression sur l’Union européenne à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) (20). Les adversaires de cette mesure n’hésitent pas à menacer l’UE de poursuites devant les tribunaux de commerce. 

En Europe, des acteurs politiques libéraux et des entreprises exportatrices tentent aussi de freiner cette avancée. Pour appuyer leur discours, ils mettent en avant les chiffres les plus alarmants d’un rapport des services scientifiques de la Commission européenne. Or ces chiffres reposent sur des hypothèses que les auteurs du rapport qualifient eux-mêmes d’extrêmes. Leurs conclusions, prises dans leur ensemble, sont bien plus nuancées (21). 

L’agrochimie étend partout son emprise – nous devons réagir de toute urgence. 

Les prochaines semaines seront décisives : les groupes politiques ont déjà commencé à négocier pour tenter de trouver une position commune avant les premiers votes qui auront lieu le 5 octobre.

Nous devons leur faire entendre que derrière l’évaluation de produits chimiques, c’est notre santé, la survie des pollinisateurs, la biodiversité et l’avenir de notre agriculture qui sont en jeu.

Chaque message envoyé aux eurodéputés rendra notre mobilisation plus visible. À l’heure du vote, ils devront choisir : défendre les intérêts de l’agrochimie ou protéger le Vivant.

Interpellez-les dès maintenant pour leur demander de rejeter ce texte et ses dispositions les plus dangereuses !

 

► J'INTERPELLE LES EURODÉPUTÉS

Depuis plus d’un an, nous travaillons d’arrache-pied pour faire barrage à cet omnibus pro-pesticides.

Grâce au soutien de nos donateurs, nous avons mobilisé toutes nos forces pour faire barrage à l’agrochimie.

Nous avons : 

>> passé au crible chaque menace que ce texte fait peser sur notre santé et le Vivant avec nos juristes et nos scientifiques, en nous appuyant sur de nombreuses analyses indépendantes (22);

>> interpellé les responsables politiques à tous les niveaux : eurodéputés, cabinets ministériels, députés et sénateurs français ; 

>> alerté les médias sur le passage en force de ce texte catastrophique et martelé l’importance des négociations en cours, pour que tous les journalistes français entendent parler du sujet (23) – 15 grands médias étaient présents à notre conférence de presse du 3 septembre 2026;

 >> révélé les risques aux citoyens par mail et sur les réseaux sociaux pour permettre à chacun de se mobiliser contre ce texte dangereux et de faire basculer nos élus (24). 

Nous avons uni nos forces à celles de tous ceux que ce texte menace : défenseurs de l’environnement, agriculteurs et riverains victimes de pesticides, médecins et soignants (25). 

Les 10 et 11 octobre, des manifestations auront lieu partout en France et en Europe pour exiger le retrait de ce texte (26).

Votre message aux eurodéputés peut faire basculer le vote à venir. Ils doivent entendre les centaines de milliers de citoyens qui refusent cette offensive de l’agrochimie. Chaque interpellation renforce notre mobilisation.

Nous pouvons encore empêcher que des pesticides soient autorisés à vie dans nos champs.

Rejoignez la mobilisation : interpellez les eurodéputés dès maintenant !

 

► J'INTERPELLE LES EURODÉPUTÉS

Avec espoir et détermination,

L’équipe de POLLINIS

Références

(1) POLLINIS, Analyse : Omnibus sécurité des aliments, une tentative sans précédent de dérégulation des pesticides en Europe, avril 2026.

(2) POLLINIS, Loi d’urgence agricole : la biodiversité menacée par le retour des pesticides néonicotinoïdes, au mépris de la science, 29 juillet 2026.

(3) Rundlof et al. (2015). Seed coating with a neonicotinoid insecticide negatively affects wild bees. Nature 521 : 77-80.
IPBES (2016). 
The assessment report of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services on pollinators, pollination and food production. Secretariat of the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, Bonn, Germany.

(4) Inserm. Pesticides et effets sur la santé : Nouvelles données. Collection Expertise collective. Montrouge : EDP Sciences, 2021. 
Endocrine Society (ES), European Society of Endocrinology (ESE), and European Society of Paediatric Endocrinology (ESPE), 
Lettre ouverte aux membres du Parlement européen demandant le retrait de l’omnibus pesticides, 2 septembre 2026.
Health and Environment Alliance, Lettre ouverte à la Commission européenne, Health call: Withdraw the Food and Feed Safety Simplification Omnibus proposal,, 8 septembre 2026.

(5) Projet de rapport des rapporteurs de l’omnibus, 19 juin 2026.

(6) Amendement 71 sur l’article 14(2) du règlement 1107/2009.

(7) Amendements 17,19 et 21 sur l’article 4(7) du règlement 1107/2009.

(8) Une période appelée “délai de grâce”.

(9) Amendements 56 et 58 sur l’article 46(1) du règlement 1107/2009.

(10) Amendement 12 des rapporteurs sur l’article 3 (35b) du règlement 1107/2009.

(11) POLLINIS, Pétition contre l’omnibus pesticides.

(12) Tilly Metz, Post de l’eurodéputée sur LinkedIn, 3 septembre 2026. 

(13) Contexte, Brève du 4 septembre 2026.
« Nous voulons que ce texte aboutisse pour le biocontrôle et la réciprocité commerciale, mais [si vous insistez] sur les autorisations illimitées, nous entrerons dans une guerre de tranchées », a averti Christophe Clergeau, le 2 septembre.

(14) The Guardian, How the far right is tightening its grip over the EU – from the inside,18 août 2026. 

(15) Annexe du Projet de rapport des rapporteurs, 19 juin 2026, p 52.

(16) Vidéo des auditions publiques sur l’omnibus pesticides, 2 septembre 2026.

(17) PAN Europe, Lettre ouverte aux rapporteurs, shadow rapporteurs et présidents des commissions ENVI et AGRI, 20 août 2026. 

(18) The Guardian, Almost half of world’s farmers poisoned by pesticides every year, experts find, 2 septembre 2026. 

(19) Croplife America, Réponse à la consultation publique sur l’omnibus pesticides, 14 octobre 2025 (document Contexte).

(20) World Trade Organization, EU proposal to eliminate pesticide import tolerances (ID 621), juin 2026. 

(21) BARREIRO HURLE, J., BEBER, C., VAZQUEZ TORRES, E., BERTOLOZZI CAREDIO, D., AREAL, F.J. et al., Assessing the economic impacts of stronger alignment of production standards applied to imported products on the EU’s agricultural sector - Reducing all maximum residue levels of the most hazardous pesticides banned in the EU to the limit of quantification, Publications Office of the European Union, Luxembourg, 2026,JRC147659. 

(22) POLLINIS, Analyse : Omnibus sécurité des aliments, une tentative sans précédent de dérégulation des pesticides en Europe, avril 2026.

(23) Dossier de presse de la coalition, 3 septembre 2026. 

(24) Posts Instagram et Facebook.

(25) Texte d’appel à mobilisation, Face à la déréglementation des pesticides, pour la protection de l’environnement et de notre santé : organisons des rassemblements bruyants et populaires ! 

(26) Retrouvez toutes les informations sur ces mobilisations sur ce lien : https://linktr.ee/omnibus_pesticides

 

 

POLLINIS, 10 rue Saint-Marc, 75002, Paris

+33 1 40 26 40 34

contact@pollinis.org

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Planter 66 milliards d'arbres ne fait pas une forêt

16 Septembre 2026, 18:16pm

Planter 66 milliards d'arbres ne fait pas une forêt

Planter 66 milliards d'arbres ne fait pas une forêt

France-Soir  Publié le 16 septembre 2026 - 10:36

 

Depuis 1978, la Chine a mis en terre 66 milliards d'arbres au nom de la Grande Muraille verte, ceinture destinée à freiner les sables du Gobi et du Taklamakan et à capter du CO₂. Trente-quatre milliards d'arbres supplémentaires sont annoncés d'ici 2050. Le chiffre impressionne. Il ne dit presque rien de ce que ces peuplements deviendront dans trente ans.

 

Une étude de Yuhang Luo, université de Pékin, parue fin mai 2026 dans Geophysical Research Letters, compare ces forêts plantées aux forêts naturelles à partir de données satellites d'indice de surface foliaire, c'est-à-dire de densité de feuilles vue du ciel. Les plantations poussent 66 % plus vite que les bois spontanés et réagissent plus fortement à la hausse du dioxyde de carbone. L'écart n'a rien de miraculeux, on a choisi des essences à croissance rapide, eucalyptus et peupliers, on a éliminé la végétation concurrente et on a fertilisé les jeunes plants. C'est une culture intensive d'arbres, pas une forêt qui s'installe.

 

Le verdissement accéléré est réel mais il est aussi temporaire. Luo le dit sans détour, les plantations sont un outil puissant de fixation du carbone à court terme, mais l'avantage s'érode avec l'âge. Passé quarante ans, la dynamique s'essouffle. Les forêts naturelles, plus lentes au départ, restent plus pertinentes pour stocker durablement le carbone et pour tenir face aux sécheresses, aux ravageurs, aux incendies. D'autres travaux sur les peuplements chinois indiquent même qu'elles accumulent davantage de carbone aérien dès les premières années, dès lors que l'on ne se contente plus de mesurer une canopée qui s'épaissit.

 

Là est la première limite du modèle, on confond une feuille qui pousse vite avec un stock qui tient. Le LAI satellite ne voit ni le tronc, ni les racines, ni le sol, ni le bois mort. Une plantation jeune et dense peut verdir le désert sur une image et rester un puits fragile. Si les arbres meurent, si on les coupe, si un insecte passe, le bilan s'inverse.

La suite :

www.francesoir.fr/societe-environnement/planter-66-milliards-d-arbres-ne-fait-pas-une-foret

 

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93 arbres abattus, d'un seul trait sur l'avenue Thiers à Melun.

4 Septembre 2026, 12:50pm

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C'est quoi El Niño ? | Les mardis de l'IRIS

1 Septembre 2026, 18:27pm

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Effondrement colossal au Népal : le bilan s'alourdit

31 Août 2026, 17:59pm

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Sécheresse : et si nos rivières payaient aussi des décennies d'aménagements ?

30 Août 2026, 18:10pm

Sécheresse : et si nos rivières payaient aussi des décennies d'aménagements ?

Sécheresse : et si nos rivières payaient aussi des décennies d'aménagements ?

France-Soir  Publié le 28 août 2026

 

Au 1ᵉʳ août, 43 % des petits cours d'eau suivis par le réseau ONDE connaissaient une rupture d'écoulement ou un assec. Un niveau inédit pour cette période depuis le lancement du suivi en 2012. Dans le même temps, les sols ont atteint des niveaux de sécheresse jamais observés à l'échelle nationale.

 

Le récit dominant s'impose presque mécaniquement, il ne pleut plus assez, il fait trop chaud, c'est la faute du CO₂ et le changement climatique explique tout. Mais cette explication, à elle seule, laisse dans l'ombre une autre question, celle de l'état dans lequel nous avons laissé nos rivières avant même que la sécheresse ne les frappe ?

 

Comme le rappelle La Relève et la Peste, une grande partie des cours d'eau français a été profondément transformée par l'activité humaine. Rectifications, endiguements, busages, recalibrages. Pendant des décennies, l'objectif a souvent consisté à évacuer l'eau plus vite, à assainir les terres, à protéger les infrastructures ou à faciliter certains usages. Le problème est que l'eau qui file vite vers l'aval est aussi une eau qui a moins de temps pour s'étaler, infiltrer les sols et alimenter les nappes.

 

La suite :

www.francesoir.fr/societe-environnement/secheresse-et-si-nos-rivieres-payaient-aussi-des-decennies-d-amenagements

 

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L'Australie va mener la plus vaste expérience de vaccination d'oiseaux sauvages jamais tentée

18 Août 2026, 18:11pm

L'Australie va mener la plus vaste expérience de vaccination d'oiseaux sauvages jamais tentée

L'Australie va mener la plus vaste expérience de vaccination d'oiseaux sauvages jamais tentée

5 000 manchots pygmées sauvages seront capturés, pucés et vaccinés à deux reprises avec un vaccin contre la grippe aviaire H5N2 conçu pour les poulets.

Nicolas Hulscher, MPH  17 août 2026

 

L'Australie s'apprête à rassembler 5 000 manchots pygmées sauvages pour leur administrer deux injections d'un vaccin contre la grippe aviaire, leur implanter une puce électronique et les relâcher dans la nature ; il s'agit de la plus vaste expérience de vaccination d'oiseaux sauvages jamais tentée. Au total, l'opération impliquera environ 10 000 injections et 5 000 implantations de puces sur une population sauvage vivant en liberté.

Le vaccin fourni pour ce programme australien de protection des oiseaux est un vaccin à virus inactivé H5N2 de Zoetis, développé pour la volaille, alors que le virus circulant actuellement dans la faune sauvage australienne est le H5N1. Ce produit a été conçu pour les poulets et non pour les manchots sauvages ; l'Australie a d'ailleurs reconnu que l'expérience concernant l'utilisation de ces vaccins chez des espèces autres que la volaille est limitée. Pourtant, les autorités étendent désormais cette intervention à des milliers d'animaux vivant en liberté.

Le plan prévoit la capture et la contention des manchots, leur injection et leur puçage, leur remise en liberté, puis leur localisation et leur recapture quelques semaines plus tard pour une seconde dose. Il s'agit d'une intervention pharmaceutique sans précédent au sein d'un écosystème sauvage.

Les conséquences évolutives sont particulièrement préoccupantes. Ces vaccins n'empêchent pas nécessairement l'infection ou la réplication virale ; le virus H5N1 peut donc continuer à circuler tout en étant soumis à une pression immunitaire induite par le vaccin. Le virus de la grippe mute rapidement et, dans ces conditions, des variants mieux à même d'échapper à la réponse vaccinale peuvent acquérir un avantage sélectif et se propager.

La circulation continue du virus sous pression vaccinale peut également accélérer la dérive antigénique et favoriser l'émergence de souches résistantes au vaccin, tandis que la co-infection par différents virus grippaux crée des opportunités de réassortiment génétique et l'apparition de nouveaux variants. Chez les manchots sauvages, ces risques sont encore plus imprévisibles, car il existe peu de données concrètes sur la vaccination de masse de populations vivant en liberté.

Un lien financier notable existe également concernant le fournisseur. Zoetis a reçu près de 30 millions de dollars de subventions de la Fondation Bill & Melinda Gates, notamment pour des projets liés à la santé des volailles, aux médicaments vétérinaires, aux vaccins et aux diagnostics. La Fondation Gates a également financé, de manière distincte, le développement d'un vaccin contre la grippe aviaire H5N1.

L'ampleur de cette opération ne doit pas être banalisée. Cinq mille manchots sauvages sont capturés, vaccinés à deux reprises avec un vaccin contre la grippe H5N2 conçu pour la volaille, munis d'une puce électronique permanente, puis relâchés dans un environnement où le virus H5N1 continuera de circuler.

Il s'agit de la plus vaste expérience de vaccination d'oiseaux sauvages jamais tentée. C'est une intervention biologique de grande envergure comportant de réels risques évolutifs et écologiques ; les autorités vont de l'avant malgré le peu de données spécifiques à l'espèce et l'impossibilité de prévoir les conséquences qu'elles pourraient engendrer.

 

Nicolas Hulscher, MPH

Épidémiologiste et administrateur de la Fondation McCullough

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Dangers des centres de données

17 Août 2026, 18:17pm

Traduction sous la vidéo

Les agriculteurs révèlent enfin la vérité sur le bruit des centres de données, et beaucoup le décrivent comme un véritable cauchemar. Les enfants vivant à proximité de ces installations commencent à souffrir de brûlures d'estomac. Chez les personnes âgées, on observe une augmentation des cas de démence précoce.

Les poules pondent 50 % d'œufs en moins. On constate une perte de poids de 30 % chez les veaux, les vaches, les chèvres, les moutons et les porcs. J'ai discuté avec l'un de ces agriculteurs.

Il vit juste à côté d'un centre de données. Cela fait environ deux ans qu'il n'a pas eu de nouveau veau à cause du bruit. Et il ne s'agit pas seulement du bruit audible, mais aussi de ces sons de basse fréquence imperceptibles pour l'oreille humaine.

Ce bourdonnement constant, ces vibrations, ces fréquences ultra-basses... Résultat : il est contraint de tout vendre. Il ne peut plus élever de nouveaux veaux.

Cela nuit également aux poules et aux chevaux. Je m'entretiens avec Clayton Tucker, candidat au poste de commissaire à l'agriculture. Que peuvent faire les gens ? Les entreprises du secteur de l'IA veulent nous faire croire que nous sommes vaincus.

Elles veulent nous persuader que la situation est inévitable et nous pousser à abandonner ; c'est une forme de guerre psychologique. C'est leur tactique principale : nous mener une guerre psychologique pour nous faire croire que tout est joué d'avance. Nous ne devons pas céder.

Nous devons nous organiser. Si le Congrès ou les autorités de l'État ne nous viennent pas en aide pour l'instant, tant pis. Nous pouvons nous prendre en main.

Nous sommes maîtres de nos propres terres. Tant que nous restons unis, nous sommes plus nombreux qu'eux. Et voici un point important.

Certains experts s'inquiètent davantage du bruit que nous ne pouvons même pas entendre. C'est peut-être précisément la raison pour laquelle vous vous sentez mal ou épuisé ces derniers temps. Les centres de données et les parcs technologiques, tout comme les systèmes de stockage d'énergie par batterie, génèrent des bruits de basse fréquence en raison du fonctionnement continu de leurs imposants systèmes mécaniques de refroidissement et d'alimentation électrique.

Le bruit de basse fréquence (ou infrason) correspond à toute fréquence située en dessous du seuil de l'audition humaine normale, généralement inférieure à 20 hertz. Le bruit de basse fréquence (LFN) est extrêmement difficile à bloquer ; il traverse les objets solides — notamment les portes, les murs, les planchers et les fenêtres — ainsi que le sol, provoquant des effets néfastes graves sur la végétation, les animaux et l'organisme humain.

Bien qu'il puisse être imperceptible à l'oreille humaine, ce type de bruit est extrêmement dangereux : il peut causer des lésions auditives irréversibles et des troubles vestibulaires, tout en provoquant une hausse du cortisol (l'hormone du stress) à l'origine de fatigue chronique, de maux de tête, de troubles persistants du sommeil et d'effets cardiovasculaires néfastes — tels que la maladie vibroacoustique, caractérisée par un épaississement des structures cardiovasculaires —, ainsi que de problèmes respiratoires et d'une grave détresse physique et psychologique.

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Tokenisation de l’eau : quelle sera la prochaine, l’oxygène ?

17 Août 2026, 17:56pm

Tokenisation de l’eau : quelle sera la prochaine, l’oxygène ?

Les élites réclament l’approvisionnement en eau du monde et prévoient de le négocier sur le marché boursier.

Oui, tu m'as bien entendu. Ce n'est pas une blague ou une exagération. Les faits sont là pour que tous puissent le voir. J’ai écrit sur la tokenisation de la nature dans mon article « De la blockchain au ballon et à la chaîne: sommes-nous en train d’être Borg? » [1] Cet article traitera principalement de la tokenisation de l’approvisionnement en eau du monde.

Tokenisation: transformer la vie en une puce commercialisable

Pour ceux qui ne comprennent pas la tokenisation, voici une explication courte et simple: la tokenisation signifie transformer quelque chose de réel, comme une part des droits sur l’eau, un volume mesuré d’eau d’une rivière ou d’un aquifère, ou même des crédits pour l’eau qui a été «sauvée» ou recyclée, en un jeton numérique (un certificat numérique unique) qui vit sur une blockchain.

Une blockchain est simplement un ordinateur portable numérique partagé dont de nombreux ordinateurs conservent des copies identiques en même temps, de sorte que les enregistrements de qui possède ce qui ne peut pas être changé secrètement par une personne ou une entreprise.

Ce jeton peut alors être acheté, vendu ou négocié sur les marchés de la même manière que les gens négocient des actions ou d'autres actifs. Au lieu que l’eau n’appartienne qu’à la terre, à la communauté locale ou aux personnes qui en dépendent, elle devient un produit financier que les grands investisseurs, les entreprises et les institutions peuvent posséder des fractions et échanger pour le profit. Le droit d'utiliser, de réclamer, de compenser ou d'échanger cette eau devient la marchandise.

Offset signifie rattraper l'eau que vous utilisez en aidant à économiser ou à restaurer la même quantité ailleurs. Un agriculteur passe à l’irrigation goutte à goutte, un projet restaure une zone humide, ou une entreprise réutilise les eaux usées traitées. Cette eau économisée ou restaurée est mesurée et transformée en crédit. Vous achetez ou réclamez le crédit. Sur le papier, votre consommation d’eau est équilibrée.

Comment osent-ils profiter de voler notre eau ?

Comment osent-ils gagner de l’argent avec ce plan corrompu pour voler, contrôler, mesurer et mesurer l’approvisionnement en eau du monde. Oui, je parle comme Greta. L’ironie est épaisse : la même fille qui a rendu « How dare you ? » célèbre a été complètement programmée pour encourager l’Agenda 2030 et la grille de contrôle même contre laquelle elle devrait crier. Puisqu'elle refuse d'utiliser son slogan où il importe réellement, alors je le ferai.

La suite :

 

https://glorytogodstudio.com/commentary/tokenization-of-h%e2%82%82o-whats-next-o%e2%82%82/

 

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