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agriculture
Duplomb : Un lobbyiste de la FNSEA propulsé au cœur du gouvernement
France-Soir Publié le 31 juillet 2025 - 15:25
En pleine tourmente autour de la loi Duplomb, le gouvernement nomme un ancien lobbyiste de la FNSEA au poste de directeur de cabinet de sa porte-parole. Inconnu du grand public, Xavier Jamet est néanmoins réputé dans les couloirs de la politique agricole. La décision a été révélée par La Lettre et soulève une sérieuse question de cohérence démocratique.
Le débat est à la fois complexe est brûlant. D'un côté, les défenseurs de la santé et de l'environnement, de l'autre, les défenseurs des agriculteurs et de la souveraineté. Certains cherchent à comprendre, d'autres à convaincre. Objet de tous les tourments, la loi Duplomb a été adoptée le 8 juillet dernier, mais depuis, une pétition demandant à ce qu'elle soit retoquée a récolté plus de 2 millions de signatures. En théorie, l'Assemblée devrait considérer cette dernière comme étant (largement) suffisamment importante et rouvrir les débats.
Pour l'instant il n'en est rien. Pire ! Le gouvernement place un ancien lobbyiste de la FNSEA (principale fédération de syndicats agricoles) à un poste clé.
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Quinze voitures de gendarmerie pour dix vaches
La Belgique touchée par un déclin de ses populations d’abeilles, tout comme le reste de l’UE
Alice Bergoënd EURACTIV.com Juil 24, 2025
Les scientifiques et les apiculteurs se sont alarmés cet hiver du déclin brutal des abeilles mellifères en Belgique, mais ce sont toutes les autres populations de pollinisateurs qui sont aussi en danger.
Les populations d'abeilles mellifères ont chuté de 22,5 % au cours de l'hiver en Belgique, selon une étude publiée lundi par la plateforme de recherche apicole Honeybee Valley, de l'université de Gand.
Basée sur une enquête menée auprès de plus de 700 apiculteurs, cette étude révèle un déclin particulièrement important dans la région de Bruxelles, où une baisse de 44 % a été enregistrée.
Bien qu'un déclin des populations d'abeilles pendant l'hiver soit normal, les taux sont généralement plus proches de 10 %, souligne Ellen Danneels, de Honeybee Valley, pour l'agence de presse belge Belga.
Ellen Danneels explique que la diminution des populations constatées est due à une combinaison de facteurs, notamment le parasite Varroa Mite, la menace des frelons asiatiques, la réduction de la disponibilité alimentaire, l'utilisation de pesticides et certaines pratiques apicoles.
Une tendance incertaine
Pour l'association de protection des abeilles BeeLife, ces diminutions ne sont pas spécifiques à la Belgique. « Elles reflètent une tendance plus large observée dans toute l'Union européenne », explique un porte-parole.
Dans des pays comme l'Espagne et l'Italie, les abeilles sont menacées par des espèces envahissantes telles que le frelon asiatique et la frelon oriental, selon l'ONG.
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https://www.euractiv.fr/section/agriculture-food/news/belgique-declin-abeilles-ue/
Qui se cache derrière la loi Duplomb ?
Une ingénieure agronome pulvérise les mensonges d'Attal sur la loi Duplomb : 4 affirmations fausses exposées
France-Soir Publié le 18 juillet 2025 – 16:54
Dans une vidéo taquine et quelque peu acerbe, Elise Bordet, ingénieure agronome et ancienne directrice de stratégie et innovation chez Sequens, un leader mondial des molécules actives pharmaceutiques, utilise son expertise pour contester les justifications d'Attal sur Instagram, où il affirmait ne jamais voter une loi qu'il considérerait dangereuse pour les Français. Elise Bordet démonte l'argumentaire de Gabriel Attal sur la loi Duplomb, point par point, avec des faits scientifiques et des rapports de l'ANSES.
Attal avait indiqué qu'il "ne voterait jamais une loi dangereuse pour les Français", Elise Bordet le remet à sa place gentiment, mais fermement, et cite des études qui prouvent la génotoxicité, la neurotoxicité et l'hépatotoxicité de l'acétamipride, un pesticide réautorisé par la loi. Elle évoque une étude suisse de l'ANSES qui a trouvé ce poison dans le liquide céphalo-rachidien de 13 enfants sur 14, corrélant ceci à l'épidémie de cancers pédiatriques en France.
Attal signale que tous les agriculteurs européens ont la possibilité d'utiliser l'acétamipride sauf les Français. Elise Bordet lui rétorque que la France pourrait à ce titre jouer le rôle de lanceur d'alerte et qu'on devrait se féliciter d'avoir l'ANSES et l'écouter davantage, pour prendre des décisions qui protègent les français.
Quand Attal prétend que l'acétamipride restera interdit sur 99 % du territoire, Bordet explose l'argument en expliquant que l'acétamipride est hydrosoluble, donc il contamine tout, même les zones non pulvérisées, via le cycle de l'eau. Une étude japonaise a même montré qu'on le retrouve dans les nuages, contaminant alors d'autres zones. Le 99 % d'Attal, c'est du pipeau.
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Lanceur d'alerte parmi les pilotes de ligne
Sous-titres en français sur YouTube
Pesticides, mégabassines, élevage intensif : La loi Duplomb est passée
France-Soir Publié le 09 juillet 2025 – 15:05
Portée par deux sénateurs de droite et adoubée par la FNSEA, la très controversée loi Duplomb a été votée mardi 8 juillet. Elle prétend « libérer » l’agriculture française, en facilitant l’usage de pesticides dangereux, en légalisant les mégabassines comme d’intérêt public, et en étendant l’élevage industriel et la place la police de l’environnement sous contrôle préfectoral.
Adopté par 316 voix contre 223, le texte va clairement à l'encontre des deux dernières décennies de protections environnementales. L’interdiction de certains néonicotinoïdes est contournée au nom d’une compétitivité fantasmée, sans garde-fous clairs. « Nous sommes le seul pays en Europe à être tombé dans le piège », se félicite cyniquement Laurent Duplomb. Pour Yoann Coulmont, de Générations Futures, « la dérogation est très large, sans limite temporelle. » Le retour des pesticides s’ajoute à la sanctuarisation des mégabassines, désormais jugées d’intérêt public majeur, malgré leur impact désastreux sur les écosystèmes.
Reporterre rappelle que seuls 1 % des agriculteurs irrigants profiteront de ces réservoirs colossaux, construits au détriment d’espèces protégées. Dans le même mouvement, les seuils de contrôle des élevages intensifs sont relevés, autorisant jusqu’à 85 000 volailles sans étude d’impact systématique. « On favorise les fermes-usines au détriment des petits éleveurs », alerte Thomas Uthayakumar (FNH). Pire encore, l’Office français de la biodiversité perd son indépendance : ses missions seront désormais placées sous tutelle préfectorale. « Un préfet pourra orienter, voire bloquer nos contrôles », s’indigne Sylvain Michel, syndicaliste CGT.
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Enquête Disclose : l'agriculture européenne carbure au gaz de schiste
Anne-Sophie Novel et Agathe Bounflour – Disclose – juillet 2025
L'agriculture intensive dépend largement des engrais chimiques à base d’ammoniac, dont la fabrication émet des quantités considérables de gaz à effet de serre. Championne du secteur en Europe, la firme norvégienne Yara promet désormais de produire des engrais « verts ». Or, d’après l’enquête des médias DeSmog et The Guardian, ces fertilisants sont élaborés, en toute discrétion, avec du gaz de schiste au Texas.
Les engrais Yara omniprésents dans les champs
Des petites billes aux effets magiques. Sur les plants de salades, de carottes ou de maïs, les engrais de la marque Yara décuplent les rendements agricoles. Peu connue du grand public, la multinationale norvégienne a réalisé l’an dernier 780 millions de dollars (665 millions d’euros) de chiffre d’affaires, rien qu’en France. Elle vend ses granulés dans plus de 140 pays et promet de « nourrir le monde de manière responsable ». Rien de moins.
Le problème, c’est que les engrais des géants de l’agrochimie comme Yara polluent à tout bout de champ. Leur épandage entraîne l’acidification des sols et la prolifération d’algues, qui asphyxient le milieu aquatique. Sans compter les émissions de gaz à effet de serre au moment de leur production : l’ammoniac qui les compose est formulé notamment à partir d’hydrogène, une substance obtenue au moyen d’une énergie fossile, le gaz naturel. Si bien que l’utilisation et la production d’engrais de synthèse génèrent pas moins de 5 % des émissions de CO2 dans le monde. Plus que l'aviation et le transport maritime réunis.
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