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agriculture
MARC DÉVOILE un vaste COMPLOT AGRICOLE !
FNSEA : la mafia de l'agroalimentaire ? (3/3)
Refusons la grande régression de l’agriculture française
Le 27 janvier prochain, le Sénat va débattre d’une proposition de loi visant à démanteler la plupart des dispositions qui préservent l’environnement et la santé dans les pratiques agricoles.
Ses différents articles constituent un « best-of » des démarches les plus obscurantistes :
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ré-autorisation des pesticides néonicotinoïdes n’ayant pas encore fait l’objet d’une interdiction européenne globale, tels que l’acétamipride, pourtant identifié comme ultra-toxique,
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possibilité donnée au ministre de l’Agriculture de statuer à la place du directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire et environnementale (ANSES) sur la dangerosité des pesticides,
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ré-autorisation des promotions sur les pesticides,
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autorisation de la pulvérisation par drone, alors que les expérimentations ont montré qu’elle recèle les mêmes dangers de pollutions massives que les autres pulvérisations aériennes,
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rehaussement des seuils en-deçà desquels un élevage industriel peut s’agrandir sans réaliser d’évaluation environnementale et d’enquête publique (pourtant déjà relevés en juin 2024 !),
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réduction de la procédure de consultation du public avant un agrandissement d’élevage,
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soutien à la construction de mégabassines d’irrigation au profit des agromanagers industriels,
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renforcement du lobby agricole dans les instances de gestion de l’eau,
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réduction des zones humides protégées (par modification des critères d’éligibilité).
Proposées en pleine campagne d’élection syndicale pour les Chambres d’agriculture, ces régressions visent clairement à satisfaire les syndicats agro-industriels.
Ne laissez pas les sénateurs acculer les paysan·ne·s dans l’impasse d’un productivisme cynique et suicidaire. Faites connaître votre indignation devant ce texte invraisemblable et demandez à vos élu·e·s de le rejeter intégralement et fermement.
FNSEA : le malaise des éleveurs (2/3)
La fin du monde paysan est-elle programmée ?
FNSEA : un syndicat au lourd bilan (1/3)
ALERTE sur les PESTICIDES, Pierre-Henri Gouyon, biologiste, nous dit TOUT
Le commissaire à l’Agriculture reconnaît les limites des mécanismes de protection des agriculteurs
Le commissaire à l’Agriculture reconnaît les limites des mécanismes de protection des agriculteurs
Lors d’un débat sur le bien-être des agriculteurs au Parlement européen mercredi 18 décembre, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a déclaré que lier les subventions agricoles aux normes de travail était un pas en avant, tout en reconnaissant les limites du mécanisme.
« L’agriculture n’est pas un métier qui offre un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée », a déclaré Christophe Hansen face aux eurodéputés, ajoutant que les agriculteurs sont confrontés à des « revenus fluctuants [et] à une bureaucratie excessive ».
En ce qui concerne l’amélioration des conditions de travail, le commissaire a salué l’introduction d’une « conditionnalité sociale » dans la Politique agricole commune (PAC) actuelle, un mécanisme qui a marqué un tournant.
Bien qu’actuellement facultative, la conditionnalité sociale deviendra obligatoire pour tous les États membres de l’UE à partir de 2025. Elle lie les subventions agricoles au respect de normes minimales de travail et est déjà utilisée dans six États : Autriche, France, Italie, Luxembourg, Portugal et Espagne.
Selon le commissaire, le déploiement complet du mécanisme garantira « que l’argent public ne soit pas accordé à des employeurs qui ne respectent pas la législation sociale de l’UE ».
Christophe Hanser a toutefois reconnu les lacunes du mécanisme.
« Dans certains secteurs [tels que] les fruits et légumes, le vin, le porc, [et] la volaille, les agriculteurs ne reçoivent pas de paiements directs [de la PAC] et ne sont donc pas couverts par cet instrument », a-t-il dit.
Il a déclaré que l’exécutif de l’UE travaillait sur une étude de l’impact de la conditionnalité sociale sur le terrain.
La suite :
À Madrid, des milliers d’agriculteurs venus de toute l’Espagne protestent contre l’accord UE-Mercosur
À Madrid, des milliers d’agriculteurs venus de toute l’Espagne protestent contre l’accord UE-Mercosur
Fernando Heller – Le 17 décembre 2024
Lundi 16 décembre, des dizaines de milliers d’agriculteurs espagnols ont manifesté à Madrid pour exprimer leur rejet catégorique de l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur, qu’ils jugent extrêmement néfaste au motif qu’il créé, selon eux, une concurrence déloyale entre les deux blocs commerciaux.
Quelque 5 000 agriculteurs venus de toute l’Espagne ont exprimé leur colère devant le ministère de l’Agriculture, dans le centre de Madrid, lundi 16 décembre. Ils reprochent à l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur de créer ce qu’ils considèrent comme une concurrence déloyale entre l’UE et le bloc commercial latino-américain composé de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay, du Paraguay et de la Bolivie.
Les manifestants, qui ont sifflé et lancé des pétards, ont également scandé des slogans contre l’accord commercial entre les deux blocs, rapporte EFEagro.
L’accord, qui doit encore être ratifié par les parlements des deux parties, affaiblira le secteur agricole en Europe, soutient Miguel Padilla, secrétaire général de la COAG, l’une des principales organisations agricoles espagnoles.
Les agriculteurs européens ne seront pas en mesure de concurrencer le Mercosur, car les coûts de production dans le bloc latino-américain sont bien inférieurs à ceux de l’UE, a-t-il averti.
« Les réglementations (phytosanitaires) de l’UE sont les plus strictes au monde : sur le plan environnemental, social et en ce qui concerne les matières premières pouvant être utilisées. Il n’existe aucune législation de ce type dans ces pays (du Mercosur) », a-t-il expliqué à la radio publique espagnole RNE lundi.
La manifestation était organisée par la COAG et l’Association agricole des jeunes agriculteurs (Asaja), avec le soutien des Coopératives agroalimentaires, trois des plus grandes associations d’agriculteurs d’Espagne.
La suite :
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