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Produits agricoles ukrainiens autorisés en France sans restriction
Bruxelles impose un dernier arrêt pour "le train des primeurs"
France-Soir Publié le 28 juin 2024 – 21:15
Tout juste rouverte, la ligne de train spécialisée dans les fruits et légumes Rungis-Perpignan risque déjà de (re)fermer. Malgré le second souffle que Jean Castex a tenté de lui offrir en 2021, de nombreux rebondissements entourent son fonctionnement. Aujourd’hui, Bruxelles impose l’arrêt de la ligne SNCF.
Symbole écologique s'il en est, ce train aux wagons réfrigérés permet de relier Perpignan à Rungis entre juillet et septembre, en effectuant des allers-retours cinq fois par semaine. Le hic, c'est que le Fret SNCF est menacé de liquidation. Comme le rapportent Les Échos, le ministère des Transports cherche donc quelqu'un pour reprendre les rênes, à grands coups d'appels à manifestation d'intérêt (AMI).
Un autre obstacle se pose alors : les importants travaux qui sont prévus sur le terminal de Rungis, voués à durer un an et demi dans le meilleur des cas. En effet, la vétusté de la ligne de fret a pour l'instant tendance à repousser les potentiels intéressés. Rail Logistics Europe affirme que « les wagons ne sont pas au niveau, coûtent cher en entretien, et en exploitation ». De quoi contraindre à des coûts supplémentaires, malgré l’argent déjà investi à l’époque pour cacher la misère. Par ailleurs, le retour à vide des trains pose lui aussi un problème et représente un coût supplémentaire non-négligeable, que le ministère des transports n’a pas trouvé bon de régler rapidement jusqu’à maintenant.
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La part des terres cultivées en bio a atteint 10,5 % dans l’UE en 2022
Sofia Sanchez Manzanaror : | Euractiv.com | translated by Jeanne Manikieu
En 2022, les terres utilisées pour la production agricole biologique représentaient 10,5 % de l’ensemble des terres agricoles de l’UE, selon des données publiées par Eurostat mercredi dernier (19 juin).
Le rapport d’Eurostat souligne une augmentation importante de 79 % des terres agricoles biologiques entre 2012 et 2022.
« Ces données confirment la poursuite d’une expansion rapide et importante des surfaces cultivées en agriculture biologique dans l’UE », note Eurostat.
Mais malgré cette croissance, l’UE est encore loin de son objectif pour 2030.
La stratégie « de la ferme à la table » (Farm to Fork) de l’UE, qui s’inscrit dans le cadre du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal), prévoit que 25 % des terres agricoles soient cultivées en bio d’ici 2030.
Or, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a indiqué dans un rapport de 2023 que l’UE devrait presque doubler son taux de progression actuel pour atteindre cet objectif.
Si le taux de croissance actuel se maintient, l’UE n’atteindra qu’une part de 15 % d’agriculture biologique d’ici 2030, a affirmé l’AEE.
La France en tête
Selon Eurostat, la France est en tête des pays avec le plus grand nombre d’hectares en bio parmi les pays de l’UE, soit 2,9 millions en 2022, ce qui représente 17 % du total de l’Union, suivie de l’Espagne (2,7 millions d’hectares), l’Italie (2,3 millions) et l’Allemagne (1,6 million).
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Incognito, le gouvernement signe de nouvelles mesures favorables à l'élevage intensif
France-Soir Publié le 25 juin 2024
Pas de repos pour les braves, paraît-il. Malgré le chaos provoqué par la dissolution Macron, Reporterre souligne l’activité persistante dans les ministères et pointe un nouveau décret, publié le 10 juin dernier, qui viserait selon eux à "faciliter la vie aux élevages intensifs".
Le décret en question porte sur "diverses dispositions relatives à l’évaluation environnementale des projets". Ce n'est pas très clair, et c'est probablement volontaire. On note toutefois que sa mesure principale dispose que les seuils au-dessus desquels des contrôles sont nécessaires afin d’effectuer l’évaluation environnementale d’une structure ont été largement revus à la hausse. Ainsi, les élevages de volailles passent par exemple de 40 000 animaux à 85 000. Les porcs, quant à eux, passent de 2 000 à 3 000 individus. Si les élevages sont en-dessous de ces chiffres, des "cas par cas" sont mis en place, où le préfet prend la décision d’effectuer une procédure d’autorisation environnementale ou non.
Cette mesure fait suite à la demande des agriculteurs, qui réclamaient une harmonisation avec les critères européens afin de ne pas subir de concurrence déloyale. Cependant, le journal de Pleinchamp souligne la division dans la profession.
Selon les informations de Reporterre, le décret était pourtant très loin d’être approuvé. Lors de la consultation publique effectuée en ligne, c'étaient 14 861 avis qui s’affirmaient défavorables, contre 20 votes favorables. Soit une majorité écrasante à 99,87%.
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Le Conseil préconise une position plus stricte sur les échanges de semences entre agriculteurs
Sofia Sanchez Manzanaro | Euractiv.com | translated by Marie-Alix Pocholuk
Les États membres de l’UE sont favorables à des règles plus strictes en matière de commercialisation des semences et autres matériels de reproduction végétale (MRP), en particulier en ce qui concerne les échanges entre agriculteurs.
Le Conseil de l’UE a publié mardi (18 juin) l’état actuel des discussions sur un projet législatif visant à remplacer au moins 11 directives régissant la production et la commercialisation des matériels de reproduction végétale (semences, boutures, tubercules et jeunes plants).
La présidence belge du Conseil présentera publiquement le document lors de la prochaine réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE qui aura lieu le 24 juin à Luxembourg.
Le texte révèle que les États membres de l’UE souhaitent adopter une position plus stricte que ce qui a été proposé par la Commission européenne à l’égard des échanges de MRP entre agriculteurs, un aspect controversé du règlement.
La proposition de la Commission exempte les échanges de semences entre agriculteurs des exigences règlementaires et de toute formalité administrative s’ils n’impliquent pas de paiement.
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Trente ans d’ALENA : c’est l’heure du bilan
Trente ans d’ALENA : c’est l’heure du bilan
bilaterals.org & GRAIN | 13 Jun 2024
Les gouvernements signent de plus en plus d’accords de libre-échange (ALE) qui démantèlent les cadres juridiques nationaux au profit des entreprises, tout en limitant la capacité des citoyens à défendre leurs intérêts communs.
Alors que le premier accord de libre-échange de l’histoire contemporaine, l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), fête ses 30 ans, il convient de se demander pourquoi ce traité a joué un tel rôle dans l’histoire du régime mondial du commerce et de l’investissement. Dans quelle mesure cet accord de libre-échange a-t-il été le modèle d’une nouvelle dynamique mondiale entre les gouvernements, et entre les gouvernements et leurs sociétés ? Pour les mouvements qui s’opposent au libre-échange à travers le monde, se plonger dans les méandres de l’ALENA apporte de précieuses informations.
Avec l’entrée en vigueur de cet accord en 1994, le monde est entré dans une normalisation sans précédent du cadre de référence de ses relations internationales, tandis que des démocraties déjà fragiles s’érodaient davantage.
Les institutions financières et commerciales internationales ont fait des accords de libre-échange des cadenas servant à mettre en œuvre les réformes structurelles promues depuis les années 80. Ces accords de libre-échange ont progressivement élargi leur champ d’action, soumettant peu à peu les cadres juridiques nationaux et internationaux aux intérêts économiques des entreprises. Cette tendance a été exacerbée par des vides juridiques ambigus qui permettent à ces accords de s’écarter de leurs mandats publics prévus et de donner la priorité aux intérêts privés.
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https://grain.org/fr/article/7167-trente-ans-d-alena-c-est-l-heure-du-bilan
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