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Ciel Voilé

agriculture

Refusons la grande régression de l’agriculture française

11 Janvier 2025, 08:45am

Refusons la grande régression de l’agriculture française
Interpellez vos sénateurs et sénatrices pour rejeter intégralement la proposition de loi « visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur » déposée par Laurent Duplomb

Le 27 janvier prochain, le Sénat va débattre d’une proposition de loi visant à démanteler la plupart des dispositions qui préservent l’environnement et la santé dans les pratiques agricoles.

Ses différents articles constituent un « best-of » des démarches les plus obscurantistes :

  • ré-autorisation des pesticides néonicotinoïdes n’ayant pas encore fait l’objet d’une interdiction européenne globale, tels que l’acétamipride, pourtant identifié comme ultra-toxique,

  • possibilité donnée au ministre de l’Agriculture de statuer à la place du directeur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire et environnementale (ANSES) sur la dangerosité des pesticides,

  • ré-autorisation des promotions sur les pesticides,

  • autorisation de la pulvérisation par drone, alors que les expérimentations ont montré qu’elle recèle les mêmes dangers de pollutions massives que les autres pulvérisations aériennes,

  • rehaussement des seuils en-deçà desquels un élevage industriel peut s’agrandir sans réaliser d’évaluation environnementale et d’enquête publique (pourtant déjà relevés en juin 2024 !),

  • réduction de la procédure de consultation du public avant un agrandissement d’élevage,

  • soutien à la construction de mégabassines d’irrigation au profit des agromanagers industriels,

  • renforcement du lobby agricole dans les instances de gestion de l’eau,

  • réduction des zones humides protégées (par modification des critères d’éligibilité).

Proposées en pleine campagne d’élection syndicale pour les Chambres d’agriculture, ces régressions visent clairement à satisfaire les syndicats agro-industriels.

Ne laissez pas les sénateurs acculer les paysan·ne·s dans l’impasse d’un productivisme cynique et suicidaire. Faites connaître votre indignation devant ce texte invraisemblable et demandez à vos élu·e·s de le rejeter intégralement et fermement.

 

 

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FNSEA : le malaise des éleveurs (2/3)

10 Janvier 2025, 18:27pm

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La fin du monde paysan est-elle programmée ?

9 Janvier 2025, 17:56pm

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FNSEA : un syndicat au lourd bilan (1/3)

8 Janvier 2025, 13:53pm

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ALERTE sur les PESTICIDES, Pierre-Henri Gouyon, biologiste, nous dit TOUT

8 Janvier 2025, 13:51pm

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Le commissaire à l’Agriculture reconnaît les limites des mécanismes de protection des agriculteurs

19 Décembre 2024, 18:18pm

Le commissaire à l’Agriculture reconnaît les limites des mécanismes de protection des agriculteurs

Le commissaire à l’Agriculture reconnaît les limites des mécanismes de protection des agriculteurs


 

Lors d’un débat sur le bien-être des agriculteurs au Parlement européen mercredi 18 décembre, le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a déclaré que lier les subventions agricoles aux normes de travail était un pas en avant, tout en reconnaissant les limites du mécanisme.

« L’agriculture n’est pas un métier qui offre un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée », a déclaré Christophe Hansen face aux eurodéputés, ajoutant que les agriculteurs sont confrontés à des « revenus fluctuants [et] à une bureaucratie excessive ».

En ce qui concerne l’amélioration des conditions de travail, le commissaire a salué l’introduction d’une « conditionnalité sociale » dans la Politique agricole commune (PAC) actuelle, un mécanisme qui a marqué un tournant.

Bien qu’actuellement facultative, la conditionnalité sociale deviendra obligatoire pour tous les États membres de l’UE à partir de 2025. Elle lie les subventions agricoles au respect de normes minimales de travail et est déjà utilisée dans six États : Autriche, France, Italie, Luxembourg, Portugal et Espagne.

Selon le commissaire, le déploiement complet du mécanisme garantira « que l’argent public ne soit pas accordé à des employeurs qui ne respectent pas la législation sociale de l’UE ».

Christophe Hanser a toutefois reconnu les lacunes du mécanisme.

« Dans certains secteurs [tels que] les fruits et légumes, le vin, le porc, [et] la volaille, les agriculteurs ne reçoivent pas de paiements directs [de la PAC] et ne sont donc pas couverts par cet instrument », a-t-il dit.

Il a déclaré que l’exécutif de l’UE travaillait sur une étude de l’impact de la conditionnalité sociale sur le terrain.


 

La suite :

https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/le-commissaire-a-lagriculture-ue-reconnait-les-limites-des-mecanismes-de-protection-des-agriculteurs/


 

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À Madrid, des milliers d’agriculteurs venus de toute l’Espagne protestent contre l’accord UE-Mercosur

17 Décembre 2024, 19:47pm

À Madrid, des milliers d’agriculteurs venus de toute l’Espagne protestent contre l’accord UE-Mercosur

À Madrid, des milliers d’agriculteurs venus de toute l’Espagne protestent contre l’accord UE-Mercosur

Fernando Heller – Le 17 décembre 2024


 

Lundi 16 décembre, des dizaines de milliers d’agriculteurs espagnols ont manifesté à Madrid pour exprimer leur rejet catégorique de l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur, qu’ils jugent extrêmement néfaste au motif qu’il créé, selon eux, une concurrence déloyale entre les deux blocs commerciaux.

Quelque 5 000 agriculteurs venus de toute l’Espagne ont exprimé leur colère devant le ministère de l’Agriculture, dans le centre de Madrid, lundi 16 décembre. Ils reprochent à l’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur de créer ce qu’ils considèrent comme une concurrence déloyale entre l’UE et le bloc commercial latino-américain composé de l’Argentine, du Brésil, de l’Uruguay, du Paraguay et de la Bolivie.

Les manifestants, qui ont sifflé et lancé des pétards, ont également scandé des slogans contre l’accord commercial entre les deux blocs, rapporte EFEagro.

L’accord, qui doit encore être ratifié par les parlements des deux parties, affaiblira le secteur agricole en Europe, soutient Miguel Padilla, secrétaire général de la COAG, l’une des principales organisations agricoles espagnoles.

Les agriculteurs européens ne seront pas en mesure de concurrencer le Mercosur, car les coûts de production dans le bloc latino-américain sont bien inférieurs à ceux de l’UE, a-t-il averti.

« Les réglementations (phytosanitaires) de l’UE sont les plus strictes au monde : sur le plan environnemental, social et en ce qui concerne les matières premières pouvant être utilisées. Il n’existe aucune législation de ce type dans ces pays (du Mercosur) », a-t-il expliqué à la radio publique espagnole RNE lundi.

La manifestation était organisée par la COAG et l’Association agricole des jeunes agriculteurs (Asaja), avec le soutien des Coopératives agroalimentaires, trois des plus grandes associations d’agriculteurs d’Espagne.


 

La suite :

https://www.euractiv.fr/section/politique/news/a-madrid-des-milliers-dagriculteurs-venus-de-toute-lespagne-protestent-contre-laccord-ue-mercosur/


 

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Urgence climatique : la transition alimentaire

10 Décembre 2024, 17:46pm

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Mercosur : le coup de poignard allemand

10 Décembre 2024, 17:42pm

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Semences, souveraineté et résistance : la longue bataille contre l'UPOV et la privatisation des semences

5 Décembre 2024, 20:14pm

Semences, souveraineté et résistance : la longue bataille contre l'UPOV et la privatisation des semences

Semences, souveraineté et résistance : la longue bataille contre l'UPOV et la privatisation des semences

GRAIN | 3 Déc 2024 Semences | Blog


 

Les paysan·nes et les communautés rurales du monde entier connaissent l'importance cruciale des semences pour la production alimentaire. Avec la terre et l'eau, les semences font partie des ressources agricoles les plus fondamentales. L'idée que les semences doivent circuler librement est si profondément ancrée dans les sociétés humaines que, jusqu'en 1960, les systèmes semenciers nationaux reposaient universellement sur le principe selon lequel les semences stockées devaient être mises à la disposition de tous ceux qui en avaient besoin.


 

Toutefois, la situation a changé avec la création en 1961 de l'Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV), ayant pour but de privatiser les semences et les variétés végétales. Cette idée a immédiatement rencontré une forte résistance. Pendant les sept premières années, seule une poignée de pays européens ont soutenu l'UPOV, aucune autre nation n’étant disposée à la ratifier.


 

Aujourd'hui, l'assaut contre les semences communautaires s'est intensifié. Les efforts de réglementation, de normalisation et de privatisation des semences visent à étendre les marchés des entreprises, facilités par les droits des obtenteurs, les lois sur les brevets, les systèmes de certification des semences, les registres des variétés et les lois sur la commercialisation. Ces mesures, quelle que soit leur forme, servent à légaliser l'exploitation, la spoliation et la destruction. Mais, dans le monde entier, des communautés ripostent.


 

La suite :


 

https://grain.org/fr/article/7216-semences-souverainete-et-resistance-la-longue-bataille-contre-l-upov-et-la-privatisation-des-semences


 

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