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Ciel Voilé

environnement

La nature de l'eau

27 Décembre 2023, 19:13pm

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Allemagne : révolte des agriculteurs

20 Décembre 2023, 18:06pm

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Belgique : serveurs Google et ressource en eau

19 Décembre 2023, 18:54pm

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Berlin : manifestation d'agriculteurs le 19 décembre 2023

19 Décembre 2023, 18:50pm

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États-Unis : Monsanto condamné à payer 857 millions de dollars pour une exposition aux polluants PCB

19 Décembre 2023, 18:42pm

États-Unis : Monsanto condamné à payer 857 millions de dollars pour une exposition aux polluants PCB

Euractiv – Le 19 décembre 2023

 

Le groupe Monsanto, filiale du géant allemand Bayer, a été condamné lundi (18 décembre) aux Etats-Unis à verser 857 millions de dollars de dommages-intérêts à des élèves et parents bénévoles d’une école exposés à des PCB (polychlorobiphényles), polluants dits « éternels ».

 

Dans une réaction transmise à l’AFP, Monsanto a indiqué sa volonté de faire appel de cette décision, comme il l’avait fait dans d’autres affaires relatives à la même école, le Sky Valley Education Center à Monroe, dans l’Etat du Washington (nord-ouest).

 

Cinq anciens étudiants et deux ex-parents d’élèves avaient saisi un tribunal du comté de King, juridiction qui comprend Seattle, affirmant que leur exposition à des PCB contenus dans les éclairages leur avait causé des problèmes de santé.

Plusieurs décisions ont déjà été rendues concernant d’autres professeurs, étudiants et parents de cette même école, avec plusieurs centaines de millions de dollars d’indemnités à la clé.

 

Monsanto a, à plusieurs reprises, rappelé avoir cessé la production de ces PCB, destinés à prévenir le risque d’incendie, depuis 1977, soit avant leur interdiction par le gouvernement américain, en 1979.

 

Le groupe « n’a jamais averti qui que ce soit que [les PCB] dureraient plus longtemps que les installations dans lesquelles ils étaient installés », a affirmé Felix Luna, avocat des sept demandeurs, lors de sa plaidoirie au procès.

« Ils n’ont jamais prévenu que lorsqu’ils pénètrent dans l’organisme, ils y restent pour la vie, qu’ils sont neurotoxiques, […] un danger », a-t-il poursuivi, selon la retranscription des débats.

 

Lors du procès, Monsanto avait mis en évidence le fait que les autorités de l’école avaient été régulièrement alertées, dès les années 1990, sur la nécessité de remplacer l’éclairage.

 

Le groupe d’agrochimie fait face à d’autres actions en justice liées aux effets du PCB.

 

Dans la réaction transmise à l’AFP, Monsanto a rappelé avoir déjà été mis hors de cause dans plusieurs dossiers.

 

La suite

 

https://www.euractiv.fr//section/agriculture-alimentation/news/etats-unis-monsanto-condamne-a-payer-857-millions-de-dollars-pour-une-exposition-aux-polluants-pcb/

 

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L’agriculture régénérative était une bonne idée, jusqu’à ce que les entreprises s’en emparent

16 Décembre 2023, 10:01am

L’agriculture régénérative était une bonne idée, jusqu’à ce que les entreprises s’en emparent

Grain.org – Le 11 décembre 2023

 

 

Les géants de l’agroalimentaire se sont ralliés à l’expression « agriculture régénérative » pour marquer leur engagement en faveur de la durabilité et de la lutte contre le changement climatique. L’agriculture régénérative, un vocable qui gagne du terrain dans les cercles politiques, les conférences d’investisseurs et les rayons des supermarchés, va être mise à l’honneur cette année à la COP28. Mais ce n’est que la dernière variante d’une stratégie constante des entreprises visant à saper le soutien à l’agroécologie et à consolider les profits des entreprises dans un contexte de crises multiples causées par le modèle d’agriculture industrielle dont elles dépendent.

 

La société anglo-néerlandaise Unilever est l’une des plus grandes et des plus anciennes sociétés agroalimentaires du monde. Son empire tentaculaire s’est initialement fondé sur des plantations et des exploitations agricoles industrielles produisant de l’huile de palme, du soja, du thé et d’autres cultures pour alimenter ses usines. Dernièrement, Unilever en est venu à douter du caractère durable de ses fondations agricoles.

 

« Notre système alimentaire n’est pas résilient face au changement climatique ou à l’impact des crises. C’est le résultat de pratiques agricoles conventionnelles et nuisibles associées à une dépendance excessive à l’égard d’un nombre trop restreint de types de cultures », déclare Dorothy Shaver, directrice Durabilité mondiale de l’entreprise. « C’est pourquoi Unilever s’est engagé à investir dans la transition vers une agriculture régénérative. »

 

La suite :

https://grain.org/fr/article/7078-l-agriculture-regenerative-etait-une-bonne-idee-jusqu-a-ce-que-les-entreprises-s-en-emparent

 

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Bolivie : encore un laboratoire pour les OGM ?

16 Décembre 2023, 09:59am

Bolivie : encore un laboratoire pour les OGM ?

GRAIN | 15 décembre 2023

 

 

« Nous voulons du pain qui nous soigne, pas un pain qui nous rende malades », affirme Ignacio Fontclara, boulanger paraguayen. Son secteur a lancé la campagne « Du pain sans poison », aux côtés d'autres organisations autochtones et paysannes. Ces personnes s'opposent à la résolution du mois de mai 2023 qui a introduit le blé OGM HB4 dans le plus grand silence. La mobilisation paraguayenne s'est articulée avec la résistance populaire déployée en Argentine et au Brésil. De l'autre côté de l'Atlantique, sous le slogan « Non au blé OGM en Afrique », d'autres mouvements dénoncent le fait que l'importation de blé HB4 argentin par l'Afrique du Sud expose également le Botswana, le Zimbabwe, le Lesotho, la Zambie et la Namibie.

 

Parmi les multiples raisons de rejeter cette culture avancées par les organisations sociales mais également par le milieu scientifique, se trouvent : les risques en matière sanitaire, alimentaire et environnementale associés à l'utilisation de l'herbicide glufosinate d'ammonium – encore plus toxique que le très controversé glyphosate –, ainsi que la contamination rapide d'autres variétés de blé. Malgré tout cela, en trois ans, le blé OGM s'est propagé. Après la confirmation de la production et de la commercialisation en Argentine, le Brésil a non seulement accepté l'importation de farine de blé HB4, mais aussi la culture de cette céréale, dans le cadre d'un processus truffé d'irrégularités. Par la suite, certains pays ont continué à autoriser la consommation humaine et animale en Australie, en Colombie, en Nouvelle-Zélande, au Nigéria, en Afrique du Sud et en Indonésie. Dans ce dernier pays, l'approbation du blé génétiquement modifié est inquiétante, puisqu'il s'agit de l'un des principaux importateurs de blé au niveau mondial.

 

La suite :

 

https://grain.org/fr/article/7088-bolivie-encore-un-laboratoire-pour-les-ogm

 

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Lahaina : survol en drone 108 jours après ( anglais)

12 Décembre 2023, 17:12pm

Publié par Ciel Voilé

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La Commission du Codex Alimentarius adopte la norme Zilpaterol

9 Décembre 2023, 17:51pm

La Commission du Codex Alimentarius adopte la norme Zilpaterol

30 novembre 2023 - Scott Tips

 

Conseils Siège de la FAO, Rome, Italie 28 novembre 2023

 

Après avoir mené une bataille de plusieurs années dans le monde entier contre le médicament vétérinaire toxique, le chlorhydrate de zilpatérol, tant au niveau de la Commission du Codex Alimentarius que des comités (2016, 2018, 2021, 2022), la Fédération nationale de la santé (NHF) est finalement parvenue au bout. du chemin aujourd'hui lorsque, malgré les objections de la NHF et de nombreux États membres du Codex, la Commission a voté 88 voix pour, 49 voix contre, 11 abstentions, en faveur de l'adoption de ce médicament toxique. Il a fallu tout l'après-midi de mardi, au siège de la FAO à Rome, en Italie, pour parvenir à une conclusion.

 

N'oubliez pas que le zilpatérol est un médicament vétérinaire spécial de type stéroïde de Merck destiné aux bovins, aux porcs et à la volaille, ce qui les pousse anormalement à produire plus de muscle et moins de graisse. Cela nuit aux animaux qui l’attrapent et aux humains qui les mangent ensuite. Il n’y a aucun bénéfice thérapeutique pour les pauvres animaux, seulement un bénéfice financier pour les sociétés pharmaceutiques vétérinaires et les éleveurs.

 

Et pourtant, des arguments intenses ont été avancés par les partisans du zilpatérol lors de cette réunion lorsqu'ils ont supplié le Comité de faire passer la norme Codex de l'étape 7 à l'étape finale 8 dans le processus d'approbation en 8 étapes au Codex, juste pour que Merck et d'autres puisse gagner plus de dollars dans le monde entier. Avec une telle passion, on aurait pu croire qu’ils essayaient de sauver des vies ; mais non, c’était seulement une question d’argent.

 

Pourquoi la norme du Codex sur le zilpatérol est-elle si importante ? Une fois que cette norme Codex sur le zilpatérol sera adoptée, le zilpatérol pourra alors inonder les marchés mondiaux sans entrave. Merck pourrait alors forcer l’Union européenne, la Russie, la Chine, la Suisse, la Norvège et tous les autres pays qui ont voté contre à ouvrir également leurs marchés à la viande contaminée au zilpatérol. Et Merck n’en serait que plus riche.

 

Le président de la Commission, M. Steve Wearne – qui, soit dit en passant, a un réel talent pour diriger des réunions – a rapidement amené les membres de la Commission à se concentrer sur deux questions : (1) faire progresser (ou non) la norme sur le zilpatérol à partir de l'étape 7. à l'étape 8 ; et (2) une fois ce seuil atteint ou dépassé, l'adoption finale à la toute dernière étape 8. Je sais que cela semble répétitif, mais c'est ainsi que pense et fonctionne le Codex.

 

Mais le Président voulait d'abord établir avec les membres de la Commission que l'évaluation des risques du JECFA concernant le zilpatérol était suprême. Il a demandé aux membres d'accepter que la « science » était solide. Personne n’a dit un mot… sauf NHF.

 

J'ai demandé la parole et j'ai dit à tout le monde que, avec tout le respect que je dois au JECFA, le NHF avait toujours eu un problème avec les évaluations des risques effectuées sur le médicament vétérinaire et ne les acceptait pas comme valides. Encouragée par notre seule attaque contre les données scientifiques du JECFA, la Thaïlande a ensuite pris la parole pour déclarer qu'elle avait elle aussi des préoccupations. Les autres délégations sont restées muettes.

 

Déconcerté, le président poursuivit son ordre du jour. « Y a-t-il des objections », a-t-il demandé, « à l’avancement des LMR [niveaux maximaux de résidus] du [zilpatérol] à l’étape 8 ?

 

De nombreux États membres se sont prononcés à la fois pour et contre le zilpatérol. Je passerai sous silence les manœuvres élaborées initialement entreprises par les forces anti-zilpatérol pour éviter un vote sur la norme, mais l'Union européenne, la Suisse, la Norvège, la Russie, le Kazakhstan, la Turquie, la Chine, la Thaïlande, Arabie saoudite, Qatar, Iran, Irak, Émirats arabes unis, Algérie, Biélorussie, Syrie, Tunisie, Macédoine du Nord et Cameroun. Ceux qui ont poussé la norme étaient les États-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande, de nombreux États africains et chacun des pays de l’hémisphère occidental. Le Royaume-Uni est resté étrangement à l’écart, comme s’il souhaitait n’offenser personne.

 

NHF et IBFAN (International Baby Food Action Network) ont été les deux seules OING à s'exprimer contre l'adoption de la norme sur le zilpatérol. IBFAN a d'abord exprimé sa forte opposition, puis la NHF a été appelée à s'exprimer, en tant que tout dernier intervenant sur le sujet avant qu'une décision ne soit prise.

 

Ce que j'ai dit en gros sur la question du zilpatérol juste avant 17h00 L’heure locale a été enregistrée ci-dessous de mémoire :

 

« Nos remerciements à ceux qui veulent protéger les consommateurs, comme l'Arabie saoudite, le Qatar, l'Iran, les Émirats arabes unis, la Chine, l'UE, la Norvège, la Russie, la Turquie et d'autres. En ce qui concerne la sécurité, il est important de savoir qu'aucune évaluation des risques n'a été effectuée conformément au Manuel de procédure du Codex, qui indique très clairement que « l'évaluation des risques doit être basée sur des scénarios d'exposition réalistes. » Cela signifie que les évaluations des risques auraient dû être effectuées sur Les effets synergiques du zilpatérol avec les autres toxines, perturbateurs endocriniens et produits chimiques auxquels nous sommes directement exposés dans le monde réel. Cela n'a jamais été fait. Et nous savons que le zilpatérol n’est pas sûr, sinon pourquoi son utilisation chez les chevaux est-elle interdite et pourquoi a-t-il été retiré du marché par le fabricant en 2015 ?

 

« Mais que vous pensiez que le zilpatérol non thérapeutique soit sûr ou non n'a aucune importance ici. Ce n'est pas un produit qui contribuera à la sécurité de notre approvisionnement alimentaire. Cela ne rendra aucune personne ni aucun animal un peu plus sain. Le zilpatérol contribue à augmenter les bénéfices d'une société pharmaceutique de 262 milliards de dollars. Est-ce que c’est ce que vous voulez que votre héritage soit ici ?

 

« Veuillez rejeter toute norme sur le zilpatérol, non pas parce que vous rejetez une évaluation du JECFA sur la sécurité, mais parce que vous refusez d'autoriser tout médicament dans notre approvisionnement alimentaire mondial qui ne rend pas notre alimentation ou nos animaux plus sains, mais rapporte simplement plus d'argent pour une société déjà bien grasse. Elle n’a pas besoin d’argent supplémentaire.

 

Comme je l’ai dit, j’ai été le dernier à parler du sujet, mais j’ai été interrompu et réprimandé par le président pour avoir utilisé la description correcte d’une méga-entreprise de 262 milliards de dollars comme une « grosse entreprise ». J'ai défendu ma déclaration au président comme étant une déclaration factuelle et non destinée à attaquer qui que ce soit ou quoi que ce soit. Si une entreprise de 262 milliards de dollars n’est pas une « grosse entreprise », alors je ne sais pas ce que c’est. Certains pourraient même considérer cela comme un compliment. Et le besoin d’ajouter une quantité de zilpatérol à l’alimentation animale reste nul !

 

Quoi qu'il en soit, deux votes ont eu lieu et les délégations anti-zilpaterol ont perdu les deux fois. Les États-Unis et le groupe industriel Health for Animals avaient presque certainement aligné leurs votes bien avant la réunion, puisque presque tous les pays de la taille d'un timbre-poste du monde entier étaient présents pour voter. Ainsi, dans le système de vote du Codex, la voix de la petite Grenade compte la même chose que les voix énormes de la Chine ou de l’Inde. Fait révélateur, tout au long du débat, les dirigeants des forces pro-zilpaterol semblaient confiants dans leur victoire. Et à juste titre, comme il s’est avéré.

Ils peuvent désormais se concentrer sur la propagation d’une autre drogue toxique sur la surface de la Terre. Pourtant, NHF et d’autres les ont retenus pendant de nombreuses années, ce qui a probablement coûté au fabricant des millions de dollars en raison du retard tout en protégeant les consommateurs.

 

Le zilpatérol est déjà utilisé dans la plupart des pays qui ont plaidé en faveur d'une norme Codex pour ce produit, qui couvre l'ensemble de l'hémisphère occidental, du Canada jusqu'à l'Argentine et au Chili. Cependant, la Nouvelle-Zélande, l’Ouganda, le Bangladesh et le Sénégal – qui ont tous plaidé hypocritement en faveur d’une norme Codex mondiale pour le zilpatérol – interdisent son utilisation dans leurs propres pays, démontrant une fois de plus que ces bureaux du Codex sont des agences voyous qui ne répondent pas à leurs propres gouvernements ou aux citoyens, mais à leurs gestionnaires de Big Pharma et Big Agri.

 

En guise de note de bas de page, permettez-moi de dire que j'ai été heureux que plusieurs délégués soient venus me voir après mon discours pour me remercier d'avoir dit ce que de nombreux délégués pensaient mais ne pouvaient pas dire eux-mêmes. Deux personnes l'ont même décrit comme le meilleur discours prononcé sur n'importe quel sujet pendant toute la réunion du Codex.

 

Merci encore à tous nos membres et sympathisants de la NHF qui ont contribué à rendre possible cette participation à la réunion du Codex ! Pour ceux qui souhaitent soutenir notre travail, nous acceptons avec gratitude les dons sur https://thenhf.com/join-us/make-a-donation/.

 

https://thenhf.com/codex-alimentarius-commission-adopts-zilpaterol-standard/

 

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2023 : La Commission européenne (CE) prévoit de déréglementer la majorité des OGM: ils circuleront incognito

9 Décembre 2023, 17:45pm

2023 : La Commission européenne (CE) prévoit de déréglementer la majorité des OGM: ils circuleront incognito

Les OGM sont définis par la directive européenne 2001/18: ce sont des organismes génétiquement modifiés d'une façon qui ne se fait pas naturellement.

 

La mobilisation citoyenne contre les OGM en France a abouti en 2018 à un arrêt de la Cour de Justice de l’Union Européenne qui confirme que tous les OGM obtenus par des nouvelles techniques de modification génétique sont des OGM soumis aux obligations d' évaluation des risques, d'étiquetage et de traçabilité et suivi post commercialisation.

 

Les multinationales des biotechnologies ne l'entendent pas ainsi et depuis 2018, se sont données d'énormes moyens pour contrer cet arrêt. L'exécutif européen (la CE) y a été sensible. Il a publié le 5 juillet 2023 sa proposition qui vise à faire disparaître juridiquement la plupart des nouveaux OGM qui s’appelleront végétaux NTG ( = nouvelles techniques génomiques). Changer le nom : subterfuge et mensonge.

 

Le texte de cette proposition, basé sur des « opinions » de l'EFSA (Autorité sanitaire en Europe) et des consultations biaisées est truffé d'approximations et de mensonges scientifiques présentés comme des vérités. Le plus déterminant de ces mensonges est de dire que ces « végétaux NTG » pourraient ne pas différer des végétaux issus de la la sélection traditionnelle ou de la nature. La CE prétend que l'on ne pourrait pas distinguer les plantes modifiées de celles qui ne le sont pas.

 

Or, un rapport d'experts européens le contredit mais la CE l'ignore. D'ailleurs, les développeurs qui déposent des brevets sur ces OGM mettent en avant ces différences pour justifier leur innovation, preuve qu'elles existent. La CE ne veut plus considérer le procédé de modification génétique mais le produit c'est à dire le végétal obtenu par ce procédé. Pour parler d'équivalence entre plantes, elle ne compare que les séquences numériques des gènes concernés. L'ensemble du génome, son organisation, les autres caractères de l’organisme sont ignorés. Elle prévoit donc de supprimer l'obligation de publier le procédé.

 

Ainsi, les 4 multinationales semencières actuelles pourraient commercialiser ces plantes sans entraves et s'approprier encore plus le vivant. Les conséquences sont nombreuses et préoccupantes : - l'autonomie semencière des petits paysans serait compromise : sans publication des procédés concernant ces OGM nouvellement baptisés NTG, ceux-ci n’auront aucun moyen de prouver que leurs semences traditionnelles ne sont pas des contrefaçons d’OGM brevetés.

 

L'agriculture biologique est particulièrement menacée par ces contaminations et serait condamnée à disparaître. - ces OGM n'étant plus étiquetés , tous les habitants de l'Union mangeront des OGM sans le savoir... Leur droit à une alimentation choisie n'existerait plus. - les petits semenciers européens devront payer des royalties aux titulaires des brevets, ils disparaîtront. - plus inquiétant encore : la CE considère que, puisque les plantes obtenues sont équivalentes aux plantes traditionnelles, il n'y aura pas lieu, dans la plupart des cas, d'étudier leurs risques.

 

D'ailleurs, le texte de la proposition le dit clairement : « le cadre législatif actuel n’étant axé que sur les risques n'est plus adapté pour permettre à l’Union de tirer parti des nouveaux développements en matière de biotechnologie ». Pour ces « nouveaux » OGM, les effets non intentionnels de ces manipulations génétiques dont certains très préoccupants pour tout le vivant, ne seront plus considérés (alors que même l'EFSA les reconnaissait pour certains cas) ...

 

Le principe de précaution pourtant inscrit dans le droit européen n'est plus mentionné et ne sera plus appliqué. . La CE habille son texte de promesses concernant ces « végétaux NGT » et introduit un concept de durabilité des plantes alors que tout paysan ou biologiste le sait : cela n'a aucun sens, seuls les systèmes agraires peuvent prétendre à la durabilité. .

 

Et cerises sur le gâteau :

  • la CE exonérerait toutes les techniques actuelles et même celles à venir !

  • la CE interdirait d’interdire la culture de ces « nouveaux » OGM aux États de l'Union !

  • les discussions ont commencé au Conseil de l’UE, qui réunit les ministres des États membres. La présidence espagnole du Conseil veut accélérer la procédure et souhaite une adoption avant la fin de l’année!

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  • https://faucheurs-volontaires.fr

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