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environnement
Pays-Bas : les agriculteurs au bord de l'expropriation
Canada : l'injustice de la taxe carbone ne passe pas
Volte-face environnementale : le Royaume-Uni soutient la suspension de l’exploitation minière en eaux profondes
Karen McVeigh | The Guardian | traduction Lysia Fouilleul
Après avoir essuyé les critiques de scientifiques, de députés et d’écologistes concernant sa position en faveur de l’exploitation minière commerciale des grands fonds marins, le Royaume-Uni a annoncé qu’il soutenait un moratoire sur cette industrie émergente. The Guardian, média partenaire d’Euractiv, fait le point.
Lundi (30 octobre), le gouvernement britannique a déclaré publiquement qu’il était en faveur d’une suspension temporaire du soutien et du financement de toute licence d’exploitation pour extraire des métaux du fond de la mer jusqu’à ce que suffisamment de preuves scientifiques soient disponibles pour comprendre l’impact de cette pratique sur les écosystèmes.
Le mois dernier, des dizaines de scientifiques ont averti le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, qu’autoriser l’exploitation à l’échelle industrielle des fonds marins pourrait avoir de graves conséquences, tant pour la vie marine que pour la capacité de l’océan à absorber le dioxyde de carbone. Les océans sont en effet l’un des plus importants puits naturels de carbone de la planète.
Avec cette volte-face concernant le moratoire, Londres rejoint une liste de plus en plus longue d’au moins 20 pays — qui comprend le Brésil, la France, l’Allemagne, la Suède et le Canada — appelant à une pause dans le soutien aux licences d’exploration, au moins jusqu’à ce que les effets de l’exploitation des fonds marins sur l’environnement soient mieux compris. Même des constructeurs automobiles tels que BMW et Volvo, ainsi que le fabricant de batteries Samsung, se sont engagés à ne pas utiliser les minéraux issus des grands fonds marins dans leurs véhicules.
La suite :
Les eurodéputés ont voté pour une nette réduction de l'utilisation des pesticides
France-Soir, avec AFP Publié le 24 octobre 2023 - 18:30
Mardi 24 octobre, après d'âpres négociations, les eurodéputés ont voté pour la réduction drastique de l'utilisation des pesticides sur le Vieux continent. Alors que la gauche juge que ce n'est pas encore assez, la droite et les syndicats agricoles majoritaires fulminent.
C'était un texte clé du Pacte vert, proposé en juin 2022 par la Commission européenne. Il a trainé en longueur, mais a été repris par la commission Environnement du Parlement européen, pour finalement être adopté ce jour, à 47 voix contre 37.
Les deux mesures phares du texte sont les suivantes : réduire de 65% l'utilisation des pesticides "les plus dangereux" d'ici à 2030 (dont le glyphosate) ; bannir les pesticides chimiques dans les "zones sensibles" (espaces verts urbains, terrains de jeux et de sport, sentiers publics, aires Natura-2000...)
Comme le rapporte l'AFP, au grand dam des élus écologistes, l'interdiction pure et simple du glyphosate a été rejetée.
Le groupe PPE (droite) s'y opposait farouchement, tout comme les syndicats agricoles majoritaires (Copa-Cogeca) : "Face à l'impact de la guerre en Ukraine (sur les marchés des céréales), cette proposition met en grave danger l'indépendance (européenne) en termes de sécurité alimentaire", estimait lundi l'élu conservateur autrichien Alexander Bernhuber, évoquant le risque d'une chute des rendements qui entraînerait des importations accrues.
En face, le rapporteur du texte Sarah Wiener s'est félicitée d'avoir trouvé des "compromis réalisables" à l'issue d'un débat "idéologiquement chargée et dominé par le lobbying" de l'agrochimie. Ces compromis se fondent notamment sur la promotion de "composants de substitution", des "pesticides à faible risque" que les eurodéputés veulent voir se démocratiser.
La suite :
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