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Ciel Voilé
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Manifeste contre la géo-ingénierie

14 Octobre 2018, 18:18pm

Manifeste contre la géo-ingénierie

Bas les pattes ! Ne touchez pas à notre Terre-Mère

 

Nous, organisations de la société civile, mouvements populaires, peuples autochtones, organisations paysannes, chercheurs et chercheuses, intellectuel-le-s, écrivain-e-s, travailleurs, travailleuses, artistes et autres citoyen-ne-s concerné-e-s du monde entier, nous nous opposons à la géo-ingénierie en ce qu’elle est une proposition dangereuse, absolument inutile et injuste pour lutter contre le changement climatique. Le terme géo-ingénierie fait référence aux interventions technologiques destinées à atténuer certains symptômes du changement climatique en agissant à grande échelle sur les océans, les sols et l’atmosphère de la planère Terre.

 

Elle perpétue les fausses croyances selon lesquelles le modèle industriel actuel de production et de consommation, injuste et dévastateur tant écologiquement que socialement, ne peut être transformé et que nous avons par conséquent besoin de solutions technologiques pour maîtriser ses effets. En réalité, les changements et transformations dont nous avons vraiment besoin pour affronter la crise climatique sont surtout d’ordre économique, politique et social.

 

Notre Terre-Mère est notre maison commune et son intégrité ne doit en aucun cas être violée par les expérimentations de la géo-ingénierie ou par la mise en œuvre de cette dernière.

 

Nous nous engageons à protéger la Terre Mère et à défendre nos droits, nos territoires et nos peuples contre toute tentative de mainmise sur le thermostat de la planète ou sur les cycles naturels vitaux des fonctions et écosystèmes de la planète.

 

Les écosystèmes sains, la diversité culturelle et biologique sont essentiels au bien-être de tous les peuples, de toutes les sociétés et de toutes les économies. La géo-ingénierie — qu’elle vise la terre, les océans ou encore l’atmosphère — menace, de par ses effets secondaires et impacts dévastateurs, les écosystèmes, la biodiversité et les communautés humaines.

 

Nous rejetons toute nouvelle stratégie des économies basées sur les carburants fossiles et rejetons également la géo-ingénierie en tant que tentative visant d’une part à maintenir un statu-quo que l’on sait irrecevable et d’autre part à détourner l’attention des réductions d’émissions de gaz à effet de serre et des vraies solutions à la crise climatique.

 

Les effets des projets de géo-ingénierie d’élimination du dioxyde de carbone (y compris les monocultures d’arbres et les plantations de biomasse à grande échelle) sont extrêmement nocifs pour la terre, l’eau, la biodiversité, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance traditionnels. La capture et stockage du CO2 (CCS) vise à servir l’industrie des combustibles fossiles et à la perpétuer. De plus, la bioénergie avec captage et stockage du carbone (BECCS) amplifierait énormément les plantations, disputant les terres nécessaires à la production alimentaire, menaçant la sécurité alimentaire et la biodiversité. D’autres techniques d’élimination du dioxyde de carbone, telles que la fertilisation des océans perturberaient la chaîne alimentaire marine et créeraient dans les océans des zones « mortes », privées d’oxygène.

 

Les technologies de la géo-ingénierie risquent de bouleverser les équilibres météorologiques locaux et régionaux et de perturber encore plus le climat. Leurs effets pourraient être catastrophiques pour certaines régions, en particulier en ce qui concerne la disponibilité des ressources en eau et la production alimentaire. Des conflits régionaux et internationaux liés aux effets secondaires et aux impacts indésirables de ces technologies auront très probablement lieu.

 

La géo-ingénierie menace la paix et la sécurité mondiales. Certaines technologies visant à manipuler le climat et les conditions météorologiques ont des origines militaires et pourraient très probablement être utilisées comme des armes. Le déploiement des technologies de Gestion du Rayonnement Solaire en particulier pourrait dépendre d’infrastructures militaires et entraîner de nouveaux déséquilibres géopolitiques (en termes de gagnants et de perdants) dans la course à la mainmise sur le thermostat de la Terre.

 

Nous nous unissons donc pour nous opposer aux expérimentations sur le terrain et au déploiement de ces technologies et appelons les organisations et les citoyenne-s concerné-e-s à se joindre à cette campagne.Etant donné la gravité des risques que la géo-ingénierie fait peser sur la biodiversité, l’environnement et les modes de vie et moyens de subsistance, en particulier dans le cas des communautés autochtones et paysannes, nous exigeons :

 

• L’interdiction des expérimentations et du déploiement de la géo-ingénierie

 

• La création d’un système de gouvernance multilatéral des Nations Unies qui soit international, transparent, participatif et qui se charge de faire respecter ces interdictions. Le moratoire sur la géo-ingénierie de la Convention sur la Diversité Biologique et l’interdiction par le Protocole de Londres de la fertilisation des océans en sont des points de départ.

 

• La cessation immédiate de toutes les expériences prévues en plein air, y compris :

Le projet SCoPEx, une expérience visant à injecter des aérosols dans la stratosphère dans le cadre du programme de géo-ingénierie solaire de Harvard, prévu en 2018 en Arizona, tout près de la frontière mexicaine.

 

L’expérience d’éclaircissement de nuages marins (The Marine Cloud Brightening Project) prévue dans la baie de Monterrey, en Californie

 

Le projet Ice911, qui vise à épandre des microbilles de verre sur la glace et la mer en Alaska

 

Les projets Oceaneos de fertilisation des océans au Chili et au Pérou

 

• La suspension de tous les projets de grande envergure et des financements de projets qui visent à capturer le CO2 avec des moyens technologiques et à le « séquestrer » dans des formations géologiques et/ou dans les océans, et/ou à l’utiliser pour la récupération assistée du pétrole et/ou d’autres applications industrielles telles que la capture et stockage du CO2 (CCS), les technologies de bioénergie avec capture et stockage du CO2 (BECCS, Bio-energy with carbon capture and storage) et de capture directe de CO2 dans l’air (DAC, Direct air capture). Nous nous opposons à toute forme de CSC, y compris au traitement du gaz, aux centrales au charbon, à la bioénergie ou aux procédés industriels, fracturation hydraulique y compris. Les projets de CCS et de capture, utilisation et stockage du CO2 (CCUS en anglais) tels que PetraNova au Texas, Boundary Dam en Saskatchewan, Decatur en Illinois, Drax au Royaume-Uni ne font que perpétuer une industrie polluante.

 

• La suspension de toutes les monocultures à grande échelle

 

• Le refus de tout financement public pour ce type de projet

 

• La reconnaissance des modes de vie et et de la vision cosmique des peuples autochtones, y compris le droit de libre détermination à défendre leurs communautés, les écosystèmes et la vie dans son ensemble contre les techniques et pratiques de la géo-ingénierie qui violent les lois naturelles, les principes créatifs et l’intégrité territoriale de la Terre Mère et du Père Ciel.

• La mise en place et le respect du droit du droit des peuples autochtones et des communautés locales à un consentement libre, préalable et en connaissance de cause pour toute expérience ou projet de géo-ingénierie.

 

• Le respect des droits des paysans, des terres et des territoires, qui passe par le fait de reconnaître que leurs moyens de subsistance — y compris ceux des peuples autochtones, des communautés habitant les forêts, des bergers et pêcheurs artisanaux — constituent une source vitale d’alimentation pour la majorité de la population mondiale, qu’ils ouvrent la voie à la souveraineté alimentaire et contribuent à atténuer les émissions de gaz à effet de serre et à récupérer les sols et les écosystèmes. Leurs terres sont particulièrement susceptibles d’être accaparées et exploitées pour le déploiement de la géo-ingénierie, et leur agriculture menacée par ses effets secondaires.

 

• Le soutien et le renforcement de recherches significatives pour définir des moyens justes, durables et transformateurs de limiter le réchauffement planétaire à 1,5° C, en envisageant sérieusement des modèles et des scénarios différents à ceux utilisés actuellement dans les négociations sur le climat et en incluant aux débats et à la prise de décisions d’autres types de savoirs et d’expériences — y compris les savoirs des peuples autochtones et les propositions des mouvements paysans.

 

• Les communautés, les activistes et les chercheurs du monde entier construisent et développent actuellement les éléments constitutifs de chemins transformateurs et fondés sur la justice qui nous mèneraient vers un monde où le réchauffement global ne dépasserait pas les 1,5° C. Les solutions seront multiples, diverses et soucieuses des contextes locaux et régionaux. Elles incluent l’élimination des infrastructures de combustibles fossiles — non seulement du charbon, mais aussi du pétrole et du gaz — ; l’expansion d’une démocratie énergétique alimentée par les énergies renouvelables éolienne et solaire ; la réduction de la consommation globale d’énergie et de matériaux ; une transition juste pour les travailleurs et vers une économie féministe et régénératrice ; le soutien à l’agroécologie paysanne et à la souveraineté alimentaire pour la justice climatique au sein du système alimentaire; la restauration ample mais soignée des écosystèmes vitaux de la planète, et des forêts avant tout.

 

Tout cela en intégrant et en respectant les droits des peuples autochtones et des communautés locales. La justice climatique ne sera possible que si nous nous basons sur des solutions respectueuses de l’environnement et justes socialement, plutôt que sur des rafistolages technologiques très risqués qui font le jeu des pollueurs, des industries extractives et du complexe militaro-sécuritaire.

 

Notre maison, nos terres et territoires ne sont pas un laboratoire de technologies de modification de l’environnement à échelle planétaire.

 

Nous disons donc à la géo-ingénierie : Bas les pattes ! ne touchez pas à notre Mère la Terre !

 

Si vous souhaitez signer ce manifeste, envoyez votre signature à :

 

manifesto@geoengineeringmonitor.org

 

Qu’est-ce que la géo-ingénierie ?

 

Le terme géo-ingénierie fait référence à toute une série de technologies qui ont été proposées pour manipuler et altérer délibérément les systèmes terrestres à grande échelle — c’est-à-dire à l'échelle planétaire. Ce type d’interventions peut globalement prendre deux directions : il existe tout d’abord une série de technologies visant à réduire la quantité de rayons solaires qui atteignent l’atmosphère terrestre dans le but de refroidir artificiellement le climat. Ces méthodes dites de gestion du rayonnement solaire consisteraient à épandre des aérosols dans la stratosphère pour imiter les effets d’une éruption volcanique ou encore éclaircir les nuages ou la surface des océans afin de les rendre plus réfléchissants. La deuxième catégorie d’interventions des systèmes terrestres concerne l’absorption et la séquestration du dioxyde de carbone ou encore l’élimination des gaz à effet de serre ; elles prétendent absorber à grande échelle le CO2 présent dans l’atmosphère et le stocker dans de vastes monocultures d’arbres ou encore l’enfouir sous terre, dans les océans. Globalement, les techniques de la géo-ingénierie peuvent comprendre des interventions terrestres, marines, ou encore atmosphériques, qui impliquent des risques et des effets néfastes pour les communautés humaines, les écosystèmes et les processus naturels, ainsi que pour la paix et la sécurité internationales.

 

Pourquoi la géo-ingénierie est-elle si dangereuse ?

 

Méga échelle : pour qu’une technique de la géo-ingénierie ait un impact sur le climat, elle devra être déployée à très grande échelle. Les effets inattendus sont susceptibles d’être très lourds et irréversibles, en particulier pour les pays du Sud.

 

Pas fiable : La géo-ingénierie intervient sur des systèmes complexes et encore mal compris tels que le climat et l’écologie marine. Ces interventions pourraient mal tourner à cause de défaillances mécaniques, d’erreurs humaines, d’interventions hostiles, de manque de connaissances, de phénomènes naturels (éruptions volcaniques par exemple), d’impacts transfrontaliers, de problèmes de financement ou de leur caractère irréversible.

 

L’excuse parfaite : La géo-ingénierie offre aux gouvernements des pays émettant le plus de CO2 et à l’industrie des carburants fossiles une option autre que celle qui consistait à réduire les émissions de gaz à effet de serre ; elle leur évite de reconnaître la dette climatique qui leur revient. Pour l’industrie des carburants fossiles, les techniques d’élimination du dioxyde de carbone semblent être une opportunité de préserver un statu quo et d’espérer des bénéfices supplémentaires de la vente de nouvelles sources de crédits carbone.

 

Source d’inégalités : Les gouvernements et les entreprises partenaires de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) — qui ont durant des décennies nié le changement climatique et n’ont pas assumé leurs responsabilités — sont ceux qui disposent des budgets et de la technologie nécessaires pour pirater et saccager la planète avec la géo-ingénierie. La géo-ingénierie est en soi très risquée et ses effets négatifs, en particulier dans le cas de la gestion du rayonnement solaire, seront inéquitablement répartis : ils affecteront gravement certaines régions d’Afrique et d’Asie en perturbant les moussons et en intensifiant les sécheresses, menaçant ainsi les ressources en eau et en nourriture de deux milliards de personnes. La géo-ingénierie aura également un impact négatif sur la biodiversité, les territoires autochtones, les terres et eaux des communautés paysannes et autres petits producteurs d’aliments, sans parler des femmes pour qui ces impacts seront bien plus colossaux.

 

Impossible à tester : Pour savoir si les propositions de la géo-ingénierie auront des effets sur le changement climatique, il faudrait qu’elle soit déployée à très grande échelle et sur un laps de temps très long (pour qu’on puisse la différencier d’autres phénomènes climatiques en cours) : il ne s’agirait alors plus d’une expérience mais tout bonnement d’un déploiement, avec toutes les conséquences prévues et inattendues que cela engendrerait. Ainsi, les expériences à petite échelle ne servent qu’à tester le matériel et les outils destinés à faire avancer la recherche et favoriser les investissements, pour justifier par la suite le « besoin » d’expérimentations plus conséquentes, voire le déploiement de la géo-ingénierie. Plusieurs expériences de gestion du rayonnement solaire en milieu ouvert sont prévues aux Etats-Unis, ce qui signifie que le problème, jusqu’alors cantonné aux ordinateurs et aux laboratoires, affecterait les territoires des peuples autochtones et la nature. Toutes contreviennent aux moratoires de la Convention sur la diversité biologique.

 

Unilatérale : Nombre de techniques proposées par la géo-ingénierie pourraient être relativement peu coûteuses à mettre en place, en comparaison des investissements de taille qu’il faudrait faire pour parvenir à la transformation réelle et juste dont nous avons besoin, et la capacité technique requise à cet effet ne serait accessible qu’à certains individus, entreprises et Etats au cours de la prochaine décennie. Il est donc urgent que soit mis en place un mécanisme des Nations Unies pour prévenir les tentatives unilatérales de modifications de la planète. violation des traités internationaux : La géo-ingénierie violerait les traités qui protègent, entre autres, nos océans, les droits de l’Homme et la biodiversité. De nombreuses techniques de géo-ingénierie sont dotées d’applications militaires et pourraient violer, par exemple, la Convention ENMOD des Nations Unies de 1978 sur les techniques de modification de l’environnement, la Convention sur la diversité biologique, la Convention de Londres et le Protocole de Londres sur l’immersion de déchets et autres matières dans les océans.

 

Commercialisation du climat : De nombreux chercheurs et partisans de la géo-ingénierie possèdent des intérêts commerciaux directs, y compris des brevets et/ou des actions dans des sociétés de géo-ingénierie. Dans les offices de brevets, la concurrence est rude entre ceux qui pensent détenir une solution planétaire à la crise climatique. La perspective d’un monopole privé détenant les « droits » de modifier le climat est tout simplement terrifiante.

 

Profit du carbone : Certains acteurs de la géo-ingénierie — notamment ceux qui promeuvent la fertilisation des océans, le biochar, la bioénergie avec capture et stockage du CO2 (BECCS, Bioenergy with carbon capture and storage), la capture directe de CO2 dans l’air (DAC, Direct Air capture) — ainsi que les industries de carburants fossiles — les plus grands responsables du changement climatique — veulent tirer parti des systèmes d’échange de quotas d’émissions en rendant ces technologies de la géo-ingénierie dont on n’est absolument pas sûrs, éligibles aux compensations carbone et en exigeant une tarification du carbone.

 

Guerres climatiques : La géo-ingénierie a des origines militaires, avec en particulier les programmes de contrôle météorologique mis au point par l’armée étasunienne et utilisés lors de la guerre du Vietnam et continue à fortement intéresser l’armée. Si la gestion du rayonnement solaire venait à être appliquée à une échelle aussi énorme que celle requise pour influer sur la température de la planète, cela créerait un nouvel équilibre de pouvoir géopolitique qui favoriserait les acteurs qui sont en mesure de contrôler le thermostat de la Terre et provoquerait une intensification de la géo-ingénierie et des mesures allant à son encontre.

 

Détour des solutions réelles : La géo-ingénierie est une dangereuse distraction : le simple fait que l’on puisse la proposer comme une option viable voire même la prendre en considération constitue déjà une façon de détourner l’attention et les ressources qui pourraient être employées pour le développement de réelles alternatives au changement climatique.

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Pétition : NON A L’INFORMATION D’ÉTAT, OUI A LA LIBERTÉ D’EXPRESSION !

14 Octobre 2018, 17:31pm

| 

Publié par Ciel Voilé

Pétition : NON A L’INFORMATION D’ÉTAT, OUI A LA LIBERTÉ D’EXPRESSION !

Deux propositions de loi sur les « fake news » sont discutées en ce moment à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Sous couvert de lutte contre les « fausses informations », ces lois liberticides vont en fait créer une liberté d’expression à deux vitesses, où seuls les organismes agréés et choisis par le gouvernement pourront diffuser librement des informations : aidez-moi à lutter contre ce réel danger pour notre liberté et notre démocratie, en signant cette pétition !

La proposition de loi visant à « lutter contre les fausses informations » est d’une part inutile, mais surtout dangereuse à plusieurs titres.

Elle prévoit que l’Etat puisse demander la suspension ou la suppression d’une fausse information diffusée sur Internet sous 48h, par l’action d’un juge des référés, pour l’instant uniquement en période électorale – pour l’instant !

Or, la loi sur la liberté de la presse de 1881, complétée par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, permettent déjà de sanctionner les comportements abusifs de ce type.

Ce n’est pas en empilant de nouvelles lois liberticides que l’on pourra mieux lutter contre les « fake news » qui circulent sur les réseaux sociaux !

Mais surtout, cette proposition de loi est dangereuse pour plusieurs raisons :

-D’une part, elle instaure de fait une censure gouvernementale sur l’information, puisque c’est l’Etat qui, par le biais d’un juge des référés, pourra demander le retrait d’une information qu’il juge fausse.

Or, comment juger qu’une information est « vraie » ou « fausse » ? Quels seront les critères retenus ? Faute de preuve jugée tangible, ou parce que les sources « officielles » prétendent le contraire, l’information selon laquelle un médicament prescrit par des médecins comme coupe-faim a causé la mort de nombreux malades, qu’un ministre chargé du Budget détient des comptes cachés à l’étranger, ou tout simplement que le budget de l’Etat ne permettra pas de faire des économies, sera-t-elle considérée comme fausse, et ainsi enterrée ?

Le risque est grand, surtout, de basculer vers une information d’Etat à sens unique, où toute information allant à l’encontre du pouvoir en place sera systématiquement classée dans les « fausses informations » !

Enfin, quel mépris pour nous, simples citoyens, considérés comme si peu capables de faire le tri par nous-mêmes entre les « bonnes » et les « mauvaises » informations qu’il nous faille impérativement bénéficier du filtre omniscient et bienveillant du gouvernement… Dit comme ça, on se croirait dans une distopie glaçante, mais c’est pourtant bien ce que prévoit ce projet de loi, discuté en ce moment-même au Parlement français !

-D’autre part,elle revient à créer une liberté d’expression à deux vitesses.

Une disposition prévoit que les « opérateurs de plateformes en ligne » s’engagent à promouvoir « des contenus issus d’entreprises et d’agences de presseet de services de communication audiovisuelle ». En clair, seules les informations produites par des entreprises ou organisations « agréées » pourront être diffusées à grande échelle sur les réseaux sociaux. Les simples citoyens, « lanceurs d’alertes » ou journalistes indépendants, ne dépendant pas d’une entreprise officiellement enregistrée comme « entreprise de presse », seront quant à eux tout simplement réduits au silence, quelle que soit l’importance de l’information qu’ils avaient à porter à la connaissance du reste des citoyens.

Or, considérer que la parole de certains a plus de valeur que celle d’autres, tout ça parce qu’ils auront reçu leur « certification officielle » de la part du gouvernement ou de la part de Facebook, est une grave atteinte à  la liberté d’expression de chacun, et revient à créer une liberté d’expression à deux vitesses, où certains pourront se faire entendre, et d’autres non.

Nous devons nous mobiliser tant que c’est encore possible – et tant que cette pétition peut encore être diffusée librement sur les réseaux sociaux ! – pour demander aux parlementaires, quel que soit leur bord politique, de s’opposer fermement à cette proposition de loi.

Je compte sur votre aide pour signer ma pétition et la partager au plus grand nombre, au plus vite : les discussions ont lieu en ce moment même au Parlement !

Merci,

François

Références :

Dernière version en vigueur du Projet de loi sur le site de l’Assemblée nationale

Dossier législatif sur le site du Sénat

31 mai 2018, mis à jour le 10 octobre 2018

 
31 mai 2018

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Manipuler le temps pour manipuler les élections ?

14 Octobre 2018, 09:10am

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Publié par Ciel Voilé

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Le CFR en guerre contre Trump

13 Octobre 2018, 06:48am

| 

Publié par Ciel Voilé

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Audit des températures planétaires utilisées par le GIEC : elles ne sont pas fiables

8 Octobre 2018, 18:35pm

Audit des températures planétaires utilisées par le GIEC : elles ne sont pas fiables

Le premier audit jamais réalisé sur l’ensemble de données de température le plus important au monde a révélé qu'il est tellement rempli d’erreurs qu’en fait, il est inutile.


Le 7 octobre 2018 - Traduction Ciel voilé


HadCRUT4 est le principal ensemble de données utilisé par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour lancer ses affirmations dramatiques sur le « réchauffement climatique dû à l’homme », pour justifier ses demandes visant à dépenser des milliards de dollars pour « lutter contre le changement climatique » et dont la base est l'Accord de Paris sur le climat.


Selon une analyse révolutionnaire du chercheur australien John McLean, cet ensemble relève d'un amateurisme sans soin et ne peut être pris au sérieux, même par des climatologues, et encore moins par un organisme aussi influent que le GIEC ou par les gouvernements du monde.

« C'est d'un amateurisme très négligent », dit-il. « Du niveau d'un étudiant de première année d'université ».


Parmi les nombreuses erreurs trouvées par McLean figurent :

 

  • Des lacunes importantes en l'absence de données où des moyennes ont été calculées à partir d'informations pratiquement inexistantes. Pendant deux ans, les températures au sol, dans l'hémisphère Sud, ont été estimées à partir d'un seul site en Indonésie.

  • Presque pas de contrôle de qualité, des noms de pays mal orthographiés («Venezuela», «Hawaai», «République de K» ( Corée du Sud) et des entrées imprécises, manifestement inexactes.

  • Des ajustements - « Je ne serais pas surpris de constater que plus de 50% des ajustements soient faux », dit McLean – qui font descendre artificiellement les températures du passé et monter les températures plus récentes, pour donner une impression exagérée du taux de réchauffement planétaire.

  • Une méthodologie tellement incohérente que les mesures n’avaient même pas de stratégie fiable sur des variables telles que les heures d'été.

  • Mesures en mer, supposées émaner de navires, mais relevées par erreur jusqu'à 50 miles ( 80,4 km) à l'intérieur des terres.

  • Une île des Caraïbes - Saint-Kitts - où la température enregistrée a été de 0° C pendant un mois entier, à deux reprises (un peu invraisemblable pour les tropiques).

  • Une ville de Roumanie qui, en septembre 1953, aurait connu un mois où la température moyenne serait tombée à moins 46 degrés Celsius (lorsque la moyenne typique pour ce mois est de + 10°C).

 

C’est pourtant la température à partir de laquelle le GIEC a estimé que le « réchauffement climatique » depuis le milieu du XIXe siècle est suffisamment alarmant pour que les gouvernements du monde entier soient obligés de prendre des mesures urgentes, ce qui coûte actuellement aux contribuables environ 2 000 milliards de dollars par an.


L'ensemble des données HadCRUT4 est une production conjointe du centre Hadley du Met Office britannique et de l’unité de recherche sur le climat de l’Université d’East Anglia, connue depuis le Climategate.


Selon McLean:


« Il semble qu'aucune des deux organisations n'ait correctement vérifié les données de température de la terre ou de la mer avant de les utiliser dans l'ensemble de données HadCRUT4. Si cela avait été vérifié, le CRU aurait peut-être interrogé les erreurs les plus évidentes dans les données fournies par différents pays. Le Centre Hadley aurait peut-être également constaté certaines incohérences dans les données de température de surface de la mer, ainsi que des erreurs qu'il aurait créées en copiant les données à partir des journaux de bord manuscrits de certains navires de la Royal Navy. »

Le rapport de McLean ne pouvait pas venir à un moment plus embarrassant pour le GIEC. Lundi, le GIEC publiera son résumé de 2018 pour les décideurs politiques, affirmant que la crise du réchauffement climatique est plus urgente que jamais. Mais ce que McLean nous suggère fortement, c’est que ces affirmations sont fondées sur des données auxquelles on ne peut tout simplement pas se fier.


Bien que le GIEC utilise trois principaux ensembles de données de température de surface - les autres sont compilés aux États-Unis par la NASA et la NOAA - le HadCRUT basé au Royaume-Uni est son préféré pour des raisons historiques : le fondateur du Hadley Center (où HadCRUT est partiellement produit) était Sir John Houghton, qui a également coprésidé le groupe de travail 1 du GIEC et a été l'éditeur de son premier rapport.


Ainsi, le fait que le jeu de données principal du GIEC ait été présenté comme étant de mauvaise qualité, peu fiable et de l'amateurisme, ne contribue pas à la crédibilité du GIEC.


Comme le dit McLean :


« Les gouvernements ont eu 25 ans pour vérifier les données sur lesquelles ils ont dépensé des milliards de dollars. Et ils ne l’ont pas fait une seule fois.


McLean est l'analyste informatique australien qui a lancé un autre scandale à propos de l'alarmisme au réchauffement climatique : il s'agissait en réalité de la création de 53 personnes.


Il a atteint ce chiffre en analysant le rapport d'évaluation 2007 du GIEC, qui, selon le GIEC, représentait un « consensus » des points de vue de « 2 500 climatologues ».


Mais en fait, le nombre de scientifiques impliqués dans le chapitre clé N°9 - celui qui a abouti à la conclusion principale que le réchauffement induit par l'homme était détectable sur tous les continents sauf l'Antarctique et que cela provoquait toutes sortes de catastrophes du fait de la fonte des glaciers et de la banquise, de la modification des précipitations et d'une activité cyclonique plus intense - n’était que de 53.


En outre - comme le mentionnait Christopher Booker dans son ouvrage intitulé « Le désastre climatique mondial », ces 53 auteurs appartenaient pour la plupart à un réseau professionnel proche, intimement lié à la « crosse de hockey » de Michael Mann. Pas tellement un «consensus» donc.

En outre, comme l’a confirmé le scandale ultérieur du Climategate, une cabale d'intérêts acquis.

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L’audit de McLean sur les défaillances de HadCRUT est disponible ici à partir du site Web Robert Boyle Publishing. Il en coûte 8 dollars américains, ce qui peut constituer une récompense pour son travail non rémunéré, réalisé dans le prolongement de sa thèse de doctorat, supervisé par Peter Ridd à l'Université James Cook.


Ridd est le professeur qui a été chassé de son travail après avoir dit la vérité sur la Grande barrière de corail: elle ne serait pas détruite par le « réchauffement climatique ». En effet, cela ne correspondait pas au récit promu par son institution alarmiste,il a été licencié sous le prétexte que sa conduite « déforme la nature et la conduite du processus disciplinaire par le biais de publications en ligne et dans les médias».


Selon McLean, les inexactitudes dans l'enregistrement des données sont telles qu'il est impossible de savoir à quel point les températures mondiales ont réellement augmenté.


Mais il estime que sur les 0,6°C d'augmentation de la température planétaire depuis 1950, peut-être un tiers a été exagéré.


Le chiffre réel, estime-t-il, serait un réchauffement de 0,4°C au cours des sept dernières décennies.


« La plupart des gens ne peuvent même pas remarquer un changement de température de 1°C d’un instant à l’autre. Donc, l'idée que les gouvernements dépensent autant d'argent pour une augmentation de la température d'une fraction de celle répartie sur près de 70 ans est tout simplement idiote. »


Le Centre Hadley et le Met Office auront du mal à accuser McLean de manque de sérieux. En mars 2016, il les a informés de certaines erreurs qu'ils ont rapidement corrigées. Il est donc une autorité qu’ils prennent au sérieux.

 

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Un universitaire français, lanceur d'alerte, sanctionné

7 Octobre 2018, 19:11pm

https://www.youtube.com/watch?v=jLotXmYNvdE&feature=em-uploademail

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Ondes : Projet de loi en faveur des opérateurs ?

7 Octobre 2018, 18:43pm

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Publié par priartem

Ondes : Projet de loi en faveur des opérateurs ?

Communiqué de presse de Priartem

Ondes et santé : qui a peur de la recherche indépendante ?

La suppression de la taxe parafiscale dédiée au financement des mesures des niveaux d’expositions et à celui des recherches sur les radiofréquences, serait selon nos informations, inscrite dans le projet de loi de Finances qui doit être débattu à l’Assemblée Nationale dans les semaines qui viennent. Si cette suppression est actée, il s’agira d’un cadeau de plus fait aux opérateurs après celui lié au renouvellement de leur licence (accord Gouvernement/ARCEP/Opérateurs) et il s’agira « en même temps » d’un très mauvais coup porté au dossier « ondes et santé ».

 

Cette taxe parafiscale a été créée en 2010, suite au Grenelle des ondes qui avait conclu qu’il fallait instituer un sas vertueux entre le pilotage des mesures d’exposition, d’une part, des orientations de recherche, d’autre part, et leur financement par les opérateurs. C’est ainsi que la gestion d’une partie du fond perçu, celle dédiée aux mesures, a été attribuée à l’ANFR, l’ANSES récupérant la partie dédiée à la recherche.

 

Il faut ajouter que les montants fixés, - 7 millions d’euros à la création de la taxe - constituaient, pour les opérateurs une contribution très modique mais ils répondaient, fort justement, au principe du « pollueur/payeur » auquel PRIARTEM est très attachée.

 

Malgré ce caractère modique au regard des chiffres d’affaires des opérateurs, cette taxe a permis, depuis sa création, que ni les campagnes de mesures, ni les appels à projets de recherche ne soient freinés par des limites financières trop drastiques.

 

Et bien c’est ce processus vertueux que le gouvernement veut supprimer.

 

« Alors, bien sûr, comme c’est souvent le cas, il va nous être proposé, dans un premier temps des mesures compensatoires prises sur le budget de l’Etat, souligne Janine LE CALVEZ, Vice-Présidente de PRIARTEM. Mais cette option ne peut nous satisfaire. D’abord elle dédouanerait les opérateurs-pollueurs d’être les contributeurs à l’effort de connaissance et de recherche en faisant porter l’effort sur les contribuables. »

 

" En outre, poursuit Sophie PELLETIER, Présidente de PRIARTEM rien ne nous garantit d'une pérennité au-delà de la première année car cet effort budgétaire sera nécessairement soumis aux aléas des arbitrages politiques. Vu le contexte, cela serait la mort annoncée, à petit feu, de la recherche publique française sur l'impact des ondes sur la santé. Au moment où les usages explosent, notamment chez les jeunes, et où la reconnaissance des effets progresse à grands pas, c'est d'un cynisme sidérant ».

 

PRIARTEM va saisir les députés afin qu’une correction puisse être apportée à la loi de finances et que soit rétablie la taxe visée et même que son assiette soit élargie. Seule une stabilité des financements de la recherche peut permettre un développement des équipes de recherche indépendantes sur ce domaine d'intérêt majeur pour la santé publique.

 

Contact presse :

PRIARTEM : 01 42 47 81 54

 

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Preuve en image que l'aviation ne veut pas être verte

7 Octobre 2018, 18:23pm

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Publié par Ciel Voilé

Les 2 et 3 octobre 2018, s'est tenu à Genève le sommet de l'aviation durable ! Photo prise à Genève

Les 2 et 3 octobre 2018, s'est tenu à Genève le sommet de l'aviation durable ! Photo prise à Genève

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Pollution intensive de l'air par des traînées d'avion, au lever du jour

7 Octobre 2018, 18:14pm

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Publié par Ciel Voilé

Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin
Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin
Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin
Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin
Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin
Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin
Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin
Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin

Vallée de la Durance, le 2 octobre au petit matin

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Filaments aéroportés : encore les araignées !?

7 Octobre 2018, 17:56pm

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Publié par Ciel Voilé

Filaments aéroportés : encore les araignées !?
Filaments aéroportés : encore les araignées !?

 

L'époque étant aux mensonges et à la criminalisation de ceux qui les dénoncent, vigoureusement soutenue par des décisions législatives au niveau national et européen, les quotidiens, cette fois la Voix du Nord, n'hésitent pas à inventer plutôt que d'enquêter.

http://www.lavoixdunord.fr/457523/article/2018-09-27/des-filaments-d-araignees-qui-tombent-du-ciel-dans-la-marne-et-la-somme

Des filaments aéroportés sont tombés sur la Somme et la Marne le 27 septembre. Et il en tombait encore le vendredi 5 octobre 2018. Observez les photos ci-dessus.

La CRIIRAD ne peut se prononcer que sur le fait que ces filaments sont radioactifs ou non. La CRIIRAD n'est pas spécialiste des araignées. Lors d'un épisode similaire sur 4 départements autour de Valence en novembre 2013, beaucoup (65000 vues en quelques heures) s'étaient alarmés, mais le journal avait rapidement jugulé en ligne cet emballement : le nombre de vues initial a disparu, et le Dauphiné Libéré avait fait appel à la spécialiste des araignées de l'Université de Lyon. Sans suite puisque la seule caution scientifique reste la CRIIRAD, qui ne s'occupe que de radioactivité.

https://www.ledauphine.com/drome/2013/11/12/valence-la-criirad-analyse-les-filaments-tombes-du-ciel

Ces chutes de filaments sont rapportées un peu partout dans les pays soumis au contrôle du temps et du climat. Leur longueur peut atteindre 6 mètres et plus.

Le laboratoire ANALYTICA a analysé ces filaments au spectromètre de masse : ils contiennent des phtalates. Ecoutez à 13'06 :

D'autres analyses aux Etats-Unis : ces filaments ne sont PAS produits par des araignées. Vidéo en anglais :


 


 

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