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La Commission et les États de l’UE rejettent l’interdiction de la viande cultivée en laboratoire voulue par Budapest
Angelo Di Mambro EURACTIV.com | translated by Marine Béguin – Le 25 octobre 2024
Selon des avis détaillés rendus publics, la Commission européenne et plusieurs États membres de l’Union européenne (UE) se sont opposés à un projet de loi présenté par la Hongrie interdisant la production de viande en laboratoire.
Selon les documents publiés dans la base de données TRIS de la Commission, la loi proposée par Budapest, notifiée à l’UE le 10 juillet, ne serait pas conforme au règlement européen relatif aux nouveaux aliments, et menacerait la libre circulation des marchandises sur le marché intérieur.
L’interdiction est injustifiée « car elle pourrait anticiper la procédure d’autorisation harmonisée pour les nouveaux aliments au niveau de l’UE, qui comprend une évaluation scientifique par l’EFSA [Autorité européenne de sécurité des aliments] », peut-on lire dans l’avis de l’exécutif européen.
Cinq États membres ont envoyé des observations ou un avis détaillé. La République tchèque, les Pays-Bas, la Suède et la Lituanie estiment que cette mesure restreint la liberté du marché et affecte le développement des nouvelles technologies en Europe. La contribution de l’Autriche n’a pas encore été rendue publique.
Le délai d’opposition prévu par les règles de l’UE, pour prévenir les obstacles techniques au marché intérieur, a expiré le 10 octobre dernier, et les documents pertinents — y compris l’opposition formulée par écrit par la Commission et les États membres — sont maintenant rendus publics.
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Le grand défi de l’humanité au cours du siècle : se perpétuer ou s’éteindre
Christophe Lemardelé pour France-Soir Publié le 22 octobre 2024 - 11:28
La revue de l’INED (Institut national des études démographiques), Population & Sociétés, publie ce mois-ci les chiffres de la population mondiale, estimations à la mi-2024. Les démographes Gilles Pison et Svitlana Poniakina écrivent, et c’est bien la première fois, que les 10 milliards d’habitants seraient peut-être atteints à la fin du siècle. Or, auparavant, ils pouvaient écrire avec plus de certitude que ces 10 milliards seraient atteints en 2050. Que se passe-t-il ? Pourquoi une telle incertitude ?
Il faut le dire, les données de la natalité dans le monde sont catastrophiques. Il n’y a pas un seul pays développé qui a un indice de fécondité suffisant pour permettre le renouvellement naturel de sa population. Tous ces pays sont en dessous de 2,1 enfants par femme, et même très en dessous. Et comme ces pays sont aussi vieillissants, avec une espérance de vie optimale, leur population va décroître brutalement à cause d’une mortalité en hausse : personne n’est éternel, pas même un Japonais de l’île d’Okinawa où il fait bon vivre. Les auteurs écrivent : « avec 8 décès pour 1 000 habitants en 2024, le Burkina Faso [est] mieux classé que le Japon qui en compte 12 ».
Le « vieux » monde s’écroule de ne pas réussir à trouver une stabilité après avoir achevé sa transition démographique. Les pays d’Afrique sub-saharienne sont quasiment les seuls aujourd’hui à avoir une natalité dynamique du fait qu’ils ne sont pas tous encore, loin de là pour certains, dans un régime démographique moderne. Mais le problème n’est pas la natalité encore forte du Niger, c’est la dénatalité de la Corée du Sud. Pour faire simple : le monde « vieux », ce sont l’Europe, l’Amérique et même l’Asie, le monde « jeune », l’Afrique. Autant dire que cette situation et la perspective qu’elle dessine n’augurent rien de bon : immigration mal maîtrisée, paupérisation des personnes âgées, poids de cette population sur les actifs jeunes, etc.
La suite :
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