Géo-ingénierie marine
La géo-ingénierie marine, terme qui englobe les techniques de modification du rayonnement solaire ou de géo-ingénierie solaire mises en œuvre en milieu marin, propose une intervention à une échelle véritablement inédite dans des écosystèmes océaniques fragiles. À l'échelle climatique, la géo-ingénierie marine est intrinsèquement transfrontalière.
Ses impacts ne se limiteraient pas aux sites de déploiement. C'est pourquoi nous sommes très préoccupés par la multiplication des expériences de géo-ingénierie marine en extérieur, notamment les expériences de captage et de stockage du CO₂ en milieu marin. L'efficacité des technologies de captage et de stockage du CO₂ en milieu marin n'a pas été démontrée pour le stockage et l'élimination à long terme du CO₂.
Ce processus ne doit donc pas légitimer des activités, en particulier celles qui reposent sur des technologies risquées, spéculatives et non éprouvées. La géo-ingénierie marine est non seulement soumise au moratoire de facto, de longue date et maintes fois réaffirmé, sur la géo-ingénierie dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, mais elle est également réglementée par la Convention de Londres et le Protocole de Londres. Les espoirs illusoires de la géo-ingénierie marine constituent une dangereuse diversion qui risque de retarder la mise en œuvre de solutions efficaces et éprouvées à la crise climatique.
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