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agriculture

Les abeilles, ouvrières au service d'une agriculture productiviste

28 Mai 2026, 17:16pm

Les abeilles, ouvrières au service d'une agriculture productiviste

 

A.M Publié le 28 mai 2026 - 15:05


 

Derrière les rendements des semences hybrides, il y a des ruches déplacées, des apiculteurs sous contrat et des abeilles enrôlées dans une agriculture productiviste. L’anthropologue Robin Mugnier montre comment la pollinisation est devenue une activité économique stratégique.

Dans un entretien publié par Reporterre, l’anthropologue et apiculteur Robin Mugnier explique que les butineuses occupent désormais une place centrale dans la production de certaines semences agricoles. Les cultures de tournesol et de colza destinées aux semenciers ont besoin d’elles. Sans leur passage de fleur en fleur, pas de fécondation suffisante, pas de graines de qualité, pas de rendements élevés.

Le chercheur publie en 2026 Des abeilles au travail, aux éditions La Découverte. Il y étudie ce qu’il appelle le « service de pollinisation », une transformation profonde du monde agricole. Des agriculteurs et des entreprises louent des ruches à des apiculteurs afin de déposer les colonies dans les champs au moment de la floraison. Elles travaillent, puis repartent vers d’autres parcelles. Cette organisation est devenue indispensable pour les semenciers. 

Il s’agit ni plus ni moins que d’« assurer un rendement maximal et des graines d’une qualité parfaite », qui seront ensuite vendues à l’international. Les entreprises mettent volontiers en avant leur capacité à « travailler avec le vivant », mais Robin Mugnier y voit davantage une « logique productiviste ». D'ailleurs, les chiffres confirment l’importance économique de cette pollinisation organisée. En Europe, 84 % des plantes cultivées à fleurs dépendent au moins en partie des pollinisateurs. En France, le plan national en faveur des insectes pollinisateurs évalue la valeur de ce service entre 2,3 et 5,3 milliards d’euros.

La suite :

 

https://www.francesoir.fr/societe-environnement/les-abeilles-ouvrieres-au-service-d-une-agriculture-productiviste

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Les grandes surfaces margent deux fois plus sur les produits bio que sur le reste

28 Mai 2026, 17:12pm

Les grandes surfaces margent deux fois plus sur les produits bio que sur le reste

 

A.M Publié le 28 mai 2026 - 14:30


 

Selon Que Choisir Ensemble, la grande distribution continue d’appliquer des marges très importantes sur les fruits et légumes bio. L’association y voit une politique tarifaire assumée, qui rend les produits sains moins accessibles et prive les producteurs d’une partie de la valeur.

Le bio a un prix, et une marge. Dans une étude publiée le 28 mai, l'association affirme que sur un panier de 24 fruits et légumes représentant 70 % de la consommation nationale, la marge brute de la grande distribution est en moyenne 81 % plus élevée sur le bio que sur le conventionnel. Les données utilisées viennent du Réseau des nouvelles des marchés, placé sous tutelle du ministère de l’Agriculture.

Non seulement la tomate bio coûte bien plus cher au consommateur, mais en plus ce surcoût ne revient pas d’abord au producteur. Que Choisir Ensemble estime que le prix agricole de la tomate bio n’est que 44 % plus élevé que celui de la tomate conventionnelle, tandis que la marge de la distribution grimpe de 113 %. Résultat, 73 % du supplément payé par le client viendrait de la marge commerciale. Pour la pomme bio, la marge brute atteindrait 2,51 euros par kilo, soit le double de celle observée sur la pomme conventionnelle. Pour un ménage moyen de 2,3 personnes, l'association chiffre le panier annuel de fruits et légumes conventionnels à 460 euros. En bio, il grimperait à 732 euros. Sur les 272 euros d’écart, les agriculteurs ne récupéreraient que 103 euros, contre 155 euros captés par la grande distribution sous forme de surmarge, selon les calculs.

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https://www.francesoir.fr/societe-sante/les-grandes-surfaces-margent-deux-fois-plus-sur-les-produits-bio-que-sur-le-reste


 

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Ethiopie : planter la pluie ?

27 Mai 2026, 16:23pm

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Coup de poignard d'Annie Genevard

27 Mai 2026, 16:20pm

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En Bretagne, des habitants achètent des terres pour les rendre aux paysans bio

26 Mai 2026, 16:35pm

En Bretagne, des habitants achètent des terres pour les rendre aux paysans bio

A.M Publié le 26 mai 2026 - 10:45

Dans le Finistère, face à la concentration du foncier agricole, des citoyens se regroupent pour acheter des terres et les louer à des paysans bio. Un geste fort de solidarité pour appeler à un autre modèle de société.

On n'y pense pas forcément quand on passe à côté en voiture, mais les terres peuvent facilement changer de propriétaire. Un voisin agrandit son exploitation, un investisseur place son argent, et une ferme disparaît dans le silence administratif. Mais certains habitants décident de faire autrement. Comme le raconte Reporterre, des citoyens se regroupent pour acheter des terres agricoles, puis les louer à des porteurs de projets, à une condition claire : celle de s’installer en agriculture biologique. Leur mot d’ordre tient en peu de mots : « Ce qu’on veut, c’est aider. »

La France comptait 389 000 fermes en 2020, soit environ 100 000 de moins qu’en 2010. Dans le même temps, la surface moyenne des exploitations a atteint 69 hectares, en hausse de 25 % en dix ans, selon les données rassemblées par Terre de Liens à partir du recensement agricole. Moins de fermes, plus grandes, plus chères, plus difficiles à transmettre. Le paysage agricole se vide lentement.

L’accès à la terre est devenu l’un des principaux obstacles pour les nouveaux paysans. Même lorsque le prix moyen français reste inférieur à celui observé dans d’autres pays européens, il pèse lourd pour des jeunes installés, surtout en maraîchage, élevage extensif ou polyculture bio. En 2024, les terres et prés libres se vendaient en moyenne 6 400 euros l’hectare, en hausse de 3,2 %, d’après la Fédération nationale des Safer (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural). Les terres louées atteignaient 5 220 euros l’hectare. Pour un projet paysan, la facture grimpe vite. Avant même d’avoir semé une graine, il faut parfois porter le poids d’une dette.

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https://www.francesoir.fr/societe-environnement/en-bretagne-des-habitants-achetent-des-terres-pour-les-rendre-aux-paysans-bio

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L'ARN se faufile jusque dans les pesticides. L'Europe déroule une fois de plus le tapis rouge aux lobbies de l'agro

22 Mai 2026, 16:19pm

L'ARN se faufile jusque dans les pesticides. L'Europe déroule une fois de plus le tapis rouge aux lobbies de l'agro

L'ARN se faufile jusque dans les pesticides. L'Europe déroule une fois de plus le tapis rouge aux lobbies de l'agro

France-Soir Publié le 22 mai 2026 - 16:20


 

Ça y est ! Le feu vert donné en Belgique au Calantha, premier pesticide à ARN interférent autorisé en Europe. Et cela constitue une rupture très inquiétante dans l’histoire sanitaire et agricole du continent. Présentée comme une technologie « ciblée » et "ultra-moderne", cette nouvelle molécule agit directement sur les mécanismes génétiques des insectes. Officiellement, tout est sous contrôle, mais ni les effets à long terme sur les sols, ni ceux sur les plantes, les insectes non ciblés ou les consommateurs n’ont été réellement évalués au niveau européen.


 

Cette légèreté avec laquelle ces pesticides génétiques sont lâchés dans l’environnement devient de plus en plus alarmante. Pendant des décennies, les scandales se sont enchaînés : amiante, chlordécone, glyphosate, néonicotinoïdes… À chaque fois, les autorités, poussées, voire soudoyées par les lobbies industriels, juraient que leurs produits étaient sûrs, avant que la réalité ne les rattrape des années ou des décennies plus tard avec les dégâts catastrophiques que l'on connait, souvent irréversibles. Ici, le scénario semble se reproduire encore, mais cette fois-ci c'est la génétique qui est au cœur du problème.


 

La suite :


 

https://www.francesoir.fr/societe-environnement/l-arn-se-faufile-jusque-dans-les-pesticides-l-europe-deroule-une-fois-de-plus


 

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Élevages intensifs : le gouvernement veut alléger les règles environnementales

19 Mai 2026, 17:36pm

Élevages intensifs : le gouvernement veut alléger les règles environnementales

France-Soir Publié le 19 mai 2026 - 12:15


 

Le gouvernement accélère sur la « loi d’urgence agricole », un texte présenté comme une réponse à la colère du monde paysan. Derrière les promesses de simplification administrative, plusieurs associations environnementales dénoncent une dérégulation massive des élevages intensifs.

Comme le révèle Reporterre, le projet prévoit notamment d’assouplir les règles qui encadrent les exploitations classées pour la protection de l’environnement, les fameuses ICPE. Ces procédures imposent aujourd’hui des études d’impact, des contrôles ou des consultations publiques lorsque les élevages dépassent certains seuils. Le gouvernement veut justement relever ces seuils.

Concrètement, des exploitations plus grandes pourraient désormais être construites ou agrandies avec des démarches administratives allégées. Les élevages bovins sont particulièrement concernés. Depuis février 2026, certains décrets d’application liés à la loi Duplomb ont déjà augmenté les plafonds déclenchant des contrôles renforcés. Les élevages laitiers passent par exemple sous un régime simplifié jusqu’à 200 vaches, contre 150 auparavant.

Pour les syndicats agricoles majoritaires, cette réforme est indispensable. Ils dénoncent depuis des années une accumulation de normes qui ralentit les projets et fragilise la compétitivité française face aux autres pays européens. La FNSEA parle d’une « simplification nécessaire » pour permettre aux exploitations d’investir et de survivre économiquement.

La suite :

https://www.francesoir.fr/politique-france/elevages-intensifs-le-gouvernement-veut-alleger-les-regles-environnementales


 

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Une « loi d’urgence agricole » pour plus d’élevages industriels et plus de mégabassines

19 Mai 2026, 17:33pm

Une « loi d’urgence agricole » pour plus d’élevages industriels et plus de mégabassines

Une « loi d’urgence agricole » pour plus d’élevages industriels et plus de mégabassines

Le projet de loi d’urgence agricole, qui arrive à l’Assemblée nationale ce 19 mai, est critiqué par la FNSEA et l’agro-industrie, comme par les organisations environnementales. Les raisons ne sont évidemment pas les mêmes. Décryptage.

Sophie ChapelleLe 18 mai 2026

En résumé :

  • Le gouvernement veut faciliter les projets d’ouvrages de stockage d’eau, comme les mégabassines, en supprimant les obligations de réunions publiques.

  • La loi vise à faciliter également l’implantation d’élevages industriels, type fermes-usines ou poulaillers géants, propices à la maltraitance animale et à la propagation de maladies.

  • La possibilité de mener des recours contre ce type de projet est fragilisée, le promoteur d’un tel projet industriel pouvant réclamer des dommages et intérêts.

  • Les actions qui seront menées contre des élevages industriels maltraitants sont davantage criminalisées.

  • Les points de captage d’eau potable risquent d’être (encore) moins bien protégés des épandages de pesticides.

  • Sur le volet social (la véritable urgence...), les revenus des producteurs seront un peu mieux protégés face à l’appétit de la grande distribution et de l’agro-industrie, ce à quoi s’oppose l’industrie laitière.

  • La réautorisation des néonicotinoïdes voulue par le sénateur Laurent Duplomb ne figure pas dans la version examinée à l’Assemblée nationale. Mais sa nomination comme corapporteur du projet de loi, lors de l’examen au Sénat, laisse craindre l’intégration d’amendements sur ces pesticides tueurs d’abeilles.

Ce texte avait été annoncé en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour répondre aux mobilisations agricoles. Souvenez-vous : fin 2025, des milliers d’agriculteurs et d’agricultrices bloquaient l’entrée de fermes pour contester la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse impliquant l’abattage total du troupeau si un cas était détecté. Au fil des jours, la question du revenu agricole a émaillé les débats. Le projet de loi d’urgence agricole, débattu en séance publique à l’Assemblée nationale à partir du 19 mai, répond-il à ces préoccupations ? Basta! s’est plongé dans ce texte et ses 23 articles.

La suite :


 

https://basta.media/comprendre-enjeux-loi-urgence-agricole-megabassines-ICPE-recours-pesticides


 

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En Provence, des champs de lavande rasés au profit de l'élevage industriel

18 Mai 2026, 17:00pm

En Provence, des champs de lavande rasés au profit de l'élevage industriel

 

France-Soir Publié le 18 mai 2026 - 14:40


 

Les champs de lavande, symbole s'il en est de la Provence, s’effacent peu à peu. Dans plusieurs régions du sud-est de la France, la lavande recule sous l’effet du changement climatique, des maladies et des difficultés économiques. Et dans les terres abandonnées par cette culture emblématique, l'élevage de poules pondeuses s'installe.

Dans certains territoires des Alpes-de-Haute-Provence ou du Vaucluse, des projets de bâtiments industriels accueillant plusieurs dizaines de milliers de poules apparaissent là où poussaient auparavant lavandin et plantes aromatiques. Les températures augmentent et les sécheresses répétées fragilisent les plantations. Surtout, la filière subit les ravages de la cicadelle, un insecte qui transmet une bactérie responsable du dépérissement des plants. Certaines exploitations ont perdu une grande partie de leur production en quelques saisons seulement.

À cela s’ajoutent les difficultés économiques. Les coûts explosent, notamment à cause de la concurrence internationale venue d’Europe de l’Est ou d’Asie, qui fragilise les producteurs français. Comme le rapporte Reporterre, beaucoup d’agriculteurs peinent désormais à vivre uniquement de la lavande. Certains choisissent de vendre leurs terres ou de diversifier leur activité. L’élevage de volailles apparaît alors comme une solution rentable pour des exploitations en difficulté. Les bâtiments peuvent être financés par de grands groupes agroalimentaires et offrent des revenus plus prévisibles que les cultures aromatiques soumises aux aléas climatiques.


 

La suite :


 

https://www.francesoir.fr/societe-environnement/en-provence-des-champs-de-lavande-rases-au-profit-de-l-elevage-industriel


 

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Agriculture française le 18 mai 2026

18 Mai 2026, 16:58pm

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