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Energie verte ?
David ICKE : Elon Musk
La Roumanie en passe de devenir le premier producteur de gaz de l’UE
Georgi GotevEURACTIV.com | traduit par Marine Béguin
L’accord entre la compagnie pétrolière autrichienne OMV et la société allemande Uniper pour la fourniture de gaz provenant de la mer Noire, au sein de la zone économique exclusive (ZEE) de la Roumanie, a mis en lumière l’important potentiel d’approvisionnement en gaz du pays.
L’accord de cinq ans portant sur 15 térawattheures de gaz naturel provenant du projet Neptun Deep au large de la côte roumaine de la mer Noire, à des profondeurs d’eau comprises entre 100 et 1 700 mètres, intervient alors que la Russie a interrompu le mois dernier ses livraisons de gaz via l’Ukraine. En plus d’une réduction plus importante des achats d’énergie de l’Union européenne auprès de Moscou en raison de l’invasion de l’Ukraine.
Comme le rapporte Reuters, le volume total du contrat représente environ 1,5 % des importations de gaz de l’Allemagne en 2024, et constituerait le premier accord à étayer le projet en eaux profondes tant attendu, plus de dix ans après la première découverte de gaz dans la partie roumaine de la mer Noire.
Le projet Neptun Deep, qui devrait entrer en production en 2027, contient environ 100 milliards de mètres cubes de gaz, ce qui en fait l’une des réserves de gaz naturel les plus importantes de l’Union européenne.
Une fois que Neptun Deep sera opérationnel, la Roumanie deviendra le plus grand producteur de gaz de l’UE et, pour la première fois, un exportateur net de gaz.
Dans l’ensemble, on estime que la Roumanie possède des réserves de gaz offshore d’environ 200 milliards de mètres cubes, ce qui devrait contribuer à diversifier l’approvisionnement de la région.
La suite :
ZFE : exclure les faibles revenus
Norvège : froid et recharge électrique
Didier Van Cauwelaert : le scandale des éoliennes
Fabien Bouglé : guerre de l'énergie
BUSINESS DU PHOTOVOLTAïQUE INDUSTRIEL: L'ENVERS DU DÉCOR
Comment l’Allemagne a tué EDF et l’industrie française avec la complicité des escrologistes
Publié le 20 novembre 2024 par pgibertie
En 1996, la directive 96/92/CE vise à développer les débouchés allemands en favorisant les interconnexions des réseaux électriques européens dans le cadre du marché européen de l’électricité. En 2007, l’UE s’engage dans la libéralisation du marché européen de l’énergie et la directive 2009/28/EC, pour ne citer qu’elle, est reformulée sous la pression du lobbying allemand pour maintenir des tarifs de rachat avantageux aux producteurs d’ENR.
Enfin, l’Allemagne a vampirisé les subventions de la Banque européenne d’investissement en excluant le nucléaire du label vert de la taxonomie (exclusion levée en 2022). En revanche, le gaz fossile – notamment russe –, essentiel à l’économie allemande pour remplacer le nucléaire, est quant à lui considéré comme une énergie de transition. En d’autres termes, n’est durable ou décarboné que ce qui assure la pérennité et l’hégémonie du modèle énergétique allemand.
Une bête à abattre : le nucléaire français
Il est clair que le lobbying allemand sur la taxinomie avait un bouc émissaire : la France et son fleuron EDF. La sortie du nucléaire ayant mécaniquement augmenté les prix de l’électricité outre-Rhin, le risque pour l’Allemagne était une perte intolérable de compétitivité pour son industrie alors qu’à sa frontière se vendait de l’électricité 2,5 fois moins chère.
Henri Proglio, ancien PDG d’EDF, déclarait ainsi à l’Assemblée nationale : « Comment voulez-vous que ce pays qui a fondé sa richesse, son efficacité, sa crédibilité sur son industrie accepte que la France dispose d’un outil compétitif aussi puissant qu’EDF à sa porte ? Depuis trente ans, l’obsession allemande est la désintégration d’EDF ; ils ont réussi ! »
La suite :
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