Ciel Voilé
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Votation suisse du 9 juin 2024 : Stopper la loi anticonstitutionnelle sur l'électricité (Mantelerlass) !
Mick Wallace : les terres d'Ukraine
Financiariser la terre agricole est "dangereux", selon le président d'un organe de régulation
AFP Publié le 23 mai 2024 - 10:21
"Créer un produit financier à partir de la terre agricole", comme le propose le gouvernement, "dans un pays comme le nôtre, c'est dangereux et ce n'est pas adapté", a déclaré mercredi le président de la Safer, un organe de régulation du foncier.
Le projet de loi agricole actuellement discuté à l'Assemblée nationale prévoyait la création de "groupements fonciers agricoles d'investissement" (GFAI), censés permettre à des investisseurs d'acquérir plus facilement des terres pour les louer à de nouveaux agriculteurs, alors délestés du besoin de financer l'achat.
Mais cette disposition a été rejetée en commission par les députés.
Une réécriture de l'article pourrait encore être proposée, à l'Assemblée nationale ou au Sénat, mais à ce stade aucun amendement de rétablissement n'est au menu des débats au Palais Bourbon.
"Est-ce qu'il y a besoin d'aller chercher des sommes importantes alors que le marché du foncier est globalement assez stable ? Nous répondons non", a indiqué Emmanuel Hyest, président de la fédération des sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer), à l'occasion d'un bilan annuel des transactions de fonciers ruraux.
Dans certaines régions comme le nord de la France, "on n'a pas suffisamment de terres à attribuer pour répondre à la demande", a relevé le responsable.
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Règlement anti-déforestation : la Commission européenne subit des pressions de toutes parts
Angelo Di Mambro et Maria Simon Arboleas | Euractiv.com | translated by Marie-Alix Pocholuk - Le 24 mai 2024
Les acteurs du secteur de l’alimentation et de l’agriculture demandent à la Commission européenne de finaliser les détails du règlement européen contre la déforestation adoptée en juin 2023, tandis qu’un groupe de ministres de l’Agriculture cherche à reporter son application, une démarche à laquelle s’opposent les ONG et que l’exécutif de l’UE exclut pour l’instant.
Mercredi (22 mai), lors du dialogue sur l’huile de palme durable (Sustainable Palm Oil Dialogue, SPOD) organisé par des associations industrielles à Bruxelles, certains acteurs du secteur agroalimentaire ont exprimé leur inquiétude quant à leur capacité à se conformer au règlement de l’UE sur la déforestation et la dégradation des forêts dans les délais impartis.
« Même si la législation entrera en vigueur le 30 décembre [2024], nous devons être prêts quelques mois plus tôt », a déclaré Caroline Westerik-Sikking, directrice du développement durable chez le géant suédois des huiles végétales AAK.
En vertu du règlement adopté l’année dernière, les entreprises qui commercialisent du soja, du bœuf, de l’huile de palme, du bois, du cacao, du café ou du caoutchouc sur le marché de l’UE doivent être en mesure de prouver que leurs produits ne proviennent pas de zones récemment déboisées ou qu’ils n’ont pas contribué à la dégradation des forêts.
Cette obligation pour les opérateurs et les négociants s’appliquera à partir du 30 décembre 2024. Les lignes directrices pour les opérateurs étaient attendues pour le printemps.
Les représentants de l’industrie se sont inquiétés de ce retard, ce qui a donné lieu à des spéculations sur un éventuel report de la mise en œuvre des règles.
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GAZ DE SCHISTE : UN RAPPORT ACCABLE TOTALENERGIES ET SES REJETS TOXIQUES AU TEXAS
Disclose- Le 23 mai 2024
Une étude réalisée par deux ONG américaines révèle que les forages de gaz de schiste de TotalEnergies au Texas sont responsables d’importantes fuites de méthane dans l’air. Rien que dans la région d’Arlington, les auteurs du rapport ont enregistré pas moins de 85 rejets de ce gaz nocif pour la santé et l’environnement, entre août 2023 et janvier 2024. Au Texas, près d’un demi-million de personnes vivent à proximité des puits de gaz de TotalEnergies.
« Nous continuons à investir dans de nouveaux projets de pétrole et de gaz, afin de répondre à la demande ». Le 29 avril dernier, face aux sénateur·ices de la commission d’enquête sur TotalEnergies, le PDG de la multinationale a assumé ses choix, malgré les alertes de l’Agence internationale de l’énergie, qui préconise de se détourner des énergies fossiles pour limiter le dérèglement climatique. Au cours de son audition, le patron de l’énergéticien français a bien voulu concéder, grand seigneur, qu’il allait néanmoins devoir « produire [du pétrole et du gaz] autrement ». Notamment, dans le cas du gaz, « en émettant moins de méthane ». Mais entre ces promesses et la réalité du terrain, au Texas, le gouffre est immense, comme le révèle un rapport réalisé par un groupe d’ONG mené par Earthworks et FracTracker Alliance, auquel Disclose a eu accès en avant-première.
La suite :
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