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Pourquoi le Brésil se laisse-t-il dominer par les États-Unis ? Un vide politique.
Pourquoi le Brésil se laisse-t-il dominer par les États-Unis ? Un vide politique.
Miguel Santos Garcia – La 14 janvier 2026 – mondialisation.ca
La récente crise au Venezuela, qui a abouti à l’enlèvement mené par les États-Unis du président Nicolás Maduro, a mis au jour une dure réalité géopolitique en Amérique latine et dans les Caraïbes. Bien que le Brésil soit le géant indéniable de la région, possédant un vaste territoire, une population et des ressources, il est apparu comme un observateur plus passif qu’on aurait pu pourrait l’espérer en tant que puissance régionale affirmée. Sa réponse à la crise s’est limitée à des déclarations critiques conjointes, ce qui semble valider l’argument selon lequel le Brésil se laisse efficacement contrôler par les États-Unis, permettant ainsi une intervention militaire et économique américaine directe dans la partie sud de l’hémisphère occidental.
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L’incapacité du Brésil à agir en tant que puissance régionale est un échec fondamental dans la capitalisation de son poids géopolitique naturel. Le Brésil n’a pu réaliser son potentiel en tant que leader d’un bloc autonome latino-américain et caribéen, principalement en raison de sa fragmentation interne et de sa vulnérabilité à l’ingérence extérieure. La destitution controversée de Dilma Rousseff et la présidence perturbatrice de Bolsonaro face aux défis continus auxquels est confronté Lulaau cours de son troisième mandat ont épuisé les ressources stratégiques et rendu la politique étrangère brésilienne incohérente.
Une nation en proie à une crise interne permanente ne peut pas exercer un leadership stable et durable ni servir de médiateur crédible dans les conflits régionaux, laissant ainsi un vide au niveau de l’autorité.
De plus, ce vide a été comblé par des puissances extérieures à la région, principalement les États-Unis, auxquels le Brésil s’est trop souvent soumis. L’alignement strict du gouvernement Bolsonaro sur celui de Trump à Washington a marqué une période où le Brésil a renoncé à son indépendance diplomatique traditionnelle, affaiblissant ainsi les institutions collectives latino-américaines. Même sous d’autres administrations, comme celle de Lula, la résistance contre les efforts de changement de régime menés par les États-Unis au Venezuela ou la participation à des initiatives soutenues par Washington, comme le Groupe de Lima, qui ont fracturé l’unité régionale, ont été très limitées.
Cette prudence est particulièrement évidente dans l’alignement fréquent du Brésil sur les positions stratégiques des États-Unis dans les crises régionales clés, malgré ses critiques rhétoriques. Son attitude envers le Venezuela en est un excellent exemple. Bien qu’il condamne de manière générale les sanctions et en prônant le dialogue, le Brésil a toujours pris le parti des États-Unis dans ses actions concrètes. En fait, sous l’ancien président Jair Bolsonaro, le Brésil a reconnu la figure de l’opposition Juan Guaidó comme le leader légitime du Venezuela, soutenant directement la campagne de pression menée par les États-Unis contre Nicolás Maduro. Encore plus révélateur a été le veto du Brésil en 2022, face à la candidature du Venezuela à devenir un « pays partenaire » dans le cadre des BRICS, un mouvement aligné sur le malaise américain face à l’intégration de Maduro dans un réseau multipolaire clé.
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« Trump va-t-il tuer l’OTAN? »
C’est ainsi que l’OTAN prend fin, non pas par un retrait, mais par une intervention au Groenland. « Trump va-t-il tuer l’OTAN? »
Uriel Araujo – Le 14 janvier 2026 – mondialisation.ca
Les menaces américaines contre le Groenland ont forcé l'Europe à repenser les fondamentaux même de l'OTAN. La politique étrangère de Trump allie un interventionnisme mondial à des ambitions néo-monroéistes plus près de chez lui. Il en résulte une Alliance atlantique confrontée à une érosion non pas de la part d'ennemis extérieurs, mais de son propre centre de pouvoir.
Le sénateur démocrate Chris Murphy a déclaré que « ce serait la fin de l’OTAN » si les États-Unis annexaient le Groenland, une remarque suscitée par la déclaration du président Donald Trump selon laquelle Washington « ferait quelque chose au Groenland, qu’ils le veuillent ou non ».
Un tel avertissement alarmiste est maintenant soudainement devenu une partie du débat grand public à travers l’Europe, alors que l’Allemagne promet un rôle plus important dans l’Arctique et que de hauts fonctionnaires en France, en Pologne et au Danemark discutent ouvertement de plans d’urgence contre une menace venant non pas de Moscou, mais de l’Alliance atlantique elle-même.
La fixation renouvelée de Trump sur le Groenland ne peut être rejetée comme un autre excès rhétorique. Jeremy Shapiro (directeur de recherche du Conseil européen des relations étrangères) a expliqué comment la pression américaine pourrait gagner le Groenland, en exploitant les vulnérabilités économiques, en manipulant les dispositions de sécurité et même en recourant à l’intimidation militaire pure et simple. Le scénario n’est plus purement théorique. Les médias tels que The Guardian, CNN, Al Jazeera, CNBC et le Financial Times ont tous fait état, ces derniers jours, de consultations d’urgence au sein de l’OTAN et de l’UE sur la façon de réagir si un membre de l’OTAN menaçait un autre d’une invasion.
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Les « cartels de la drogue » et le blanchiment d’argent sale
Prof Michel Chossudovsky mondialisation.ca, 13 janvier 2026
En décembre 2019, le président Donald Trump a proposé d’intervenir au Mexique, c’est-à-dire « de s’attaquer aux cartels de la drogue ». Le président mexicain AMLO a décliné cette « offre généreuse » de Trump.
Le président Trump a confirmé que son administration envisageait de classer les « cartels de la drogue » comme des « terroristes », à l’instar d’Al-Qaïda, à l’exception près qu’il s’agit de « terroristes catholiques ».
Ils seraient désormais désignés par Washington comme des « organisations terroristes étrangères ».
Dans le cadre des récents développements (janvier 2026) qui ont suivi l’attaque contre le Venezuela et l’enlèvement du président Nicolas Maduro, MAGA Donald Trump a annoncé son intention d’intervenir militairement au Mexique.
« Nous allons commencer dès maintenant à frapper les cartels sur le terrain.
Les cartels dirigent le Mexique », a déclaré Trump dans une interview accordée au journaliste Sean Hannity sur Fox News.
Trump qualifie l’invasion du Mexique d’entreprise humanitaire au nom du peuple mexicain. Il s’agit d’une « responsabilité de protéger » (R2P) contre les malfaiteurs [bad guys].
Les cartels de la drogue servent de prétexte et de justification à une intervention militaire au Mexique. L’invasion du Mexique est « en suspens ». Qui sera le prochain ? Trump convoite Cuba.
On estime que 300 milliards de dollars (par an) provenant du trafic de drogue (données de 2003) sont régulièrement blanchis.
« Le trafic et l’abus de drogues illicites, de la cocaïne aux produits pharmaceutiques, génèrent d’énormes profits, et la recherche ainsi que la saisie des fonds et des biens provenant du trafic de drogue sont essentielles aux efforts de lutte contre la drogue menés par les États-Unis.
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Actualités internationales
Quand Charles Alloncle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas à propos de Léa Salamé, mais pas que...
Quand Charles Alloncle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas à propos de Léa Salamé, mais pas que...
France-Soir Publié le 10 janvier 2026 - 15:08
Dans l’émission « Les Incorrectibles » d'Eric Morillot, Charles Alloncle, député UDR et rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public, affirme : "c'est une nécessité absolue" que Léa Salamé quitte le journal de 20h de France 2 à l'heure où tout est politique. Verbalisant ce que tout le monde pense tout bas, pointant du doigt les audiences nulles du JT depuis son arrivée, mais aussi la neutralité journalistique compromise par sa relation avec Raphaël Glucksmann, eurodéputé de gauche. Comment la compagne d’un acteur politique majeur peut-elle incarner l’impartialité du service public ?
Cette sortie soulève une question plus profonde : la légitimité même de Glucksmann en politique française. Élu eurodéputé en 2019 et réélu en 2024 avec "Place Publique", allié au PS, et se posant en défenseur des droits humains et de l'Europe sociale. Mais son passé interroge toujours.
De 2009 à 2012, il fut conseiller spécial du président géorgien Mikheil Saakashvili, réformateur pro-occidental accusé de répression autoritaire. Glucksmann défendit des réformes anti-corruption, mais quitta le pays après la défaite de Saakashvili.
En 2013-2014, il s’impliquera dans Euromaïdan en Ukraine, une « révolution colorée » pro-européenne, aux côtés d'une femme, son épouse d’alors, Eka Zgouladze géorgienne. Elle fut vice-ministre, puis ministre de l’Intérieur sous Saakashvili (2005-2012), impliquée dans des réformes policières, mais surtout critiquée pour ses méthodes répressives. Post-Euromaïdan, cette femme devint vice-ministre en Ukraine (2014-2016). Ces liens avec des régimes un tant soit peu instables alimentent les soupçons.
La suite :
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