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Euthanasie et prélèvement d’organes: un nouveau vivier de donneurs
Euthanasie et prélèvement d’organes: un nouveau vivier de donneurs
https://x.com/Gregor_Puppinck/status/2027317310415897004
Le prélèvement d'organes est 3 fois plus fréquent sur les personnes mortes par euthanasie. Le prélèvement d'organes est un prolongement logique de l'euthanasie, pour des raisons pratiques et philosophiques. Au plan pratique, la programmation de la mort facilite les prélèvements. Au plan philosophique, l'euthanasie et le prélèvement d'organes sont des façons de gérer "la vie comme un matériau", selon l'expression de Pierre Simon.
La question du don d’organes après une euthanasie ou un suicide assisté a été balayée d’un revers de main lors des débats parlementaires sur la proposition de loi «relative au droit à l’aide à mourir». Cela est regrettable puisqu’une telle possibilité en constitue un enjeu éthique important.
À l’Assemblée nationale comme au Sénat, des parlementaires ont proposé d’amender la proposition de loi afin d’interdire le don d’organes en cas d’euthanasie et de suicide assisté.[1] Radicaux de prime abord, ces amendements exprimaient surtout le sentiment de leurs auteurs que cette pratique ne peut aller de soi, notamment en raison du danger d’un éventuel glissement vers une «euthanasie altruiste» justifiée par le don d’organe lui-même, en particulier dans le cas de patients qui ne sont pas en fin de vie. Ces amendements auraient dû donner lieu à des débats fournis, mais ces opportunités ont malheureusement été rapidement balayées dans chacune des deux chambres. Le 23 mai 2025, en séance publique, six minutes ont suffi aux députés pour rejeter l’amendement, après un avis défavorable du rapporteur principal justifié par l’atteinte au principe d’égalité qu’engendrerait une telle mesure. Le 20 janvier 2026, la commission des affaires sociales du Sénat n’a pas non plus développé la question lors de l’examen de l’amendement 65 rectifié qui a fait l’objet d’un avis défavorable, avant de tomber. Il importe donc de pallier l’absence de débat de fond sur cette question afin d’éviter un angle mort éthique.
"L’aide à mourir" pour remédier aux pénuries d’organes ?
L’expérience des pays ayant légalisé le suicide assisté et l’euthanasie nous apprend que des garde-fous sont nécessaires. Au Québec, le bilan pour 2022 publié par Transplant Québec[2] constate avec satisfaction que le nombre de donneurs d’organes en contexte "d’aide médicale à mourir" a triplé en cinq ans. L’organisme note «un nombre record de références pour don d’organes en 2022, dont une hausse significative de plus de 130% en contexte d’aide médicale à mourir (AMM)». Ce sont «près de 15% des donneurs d’organes qui ont préalablement eu recours à l’AMM»: ainsi, alors qu’environ 5% des décès enregistrés la même année au Québec résultaient d’une euthanasie ou d’un suicide assisté, ce chiffre laisse apparaître un nombre de donneurs trois fois plus élevé que chez les personnes décédées de mort naturelle. Vu cette disproportion, euthanasie et suicide assisté apparaissent comme stratégiques dans un contexte d’augmentation des besoins en organes. Des spécialistes ne s’en cachent pas, à l’instar de la directrice de Transplant Québec selon laquelle «Il s’agit non seulement d’une opportunité d’augmenter le nombre de donneurs d’organes au Québec, mais aussi d’une occasion incroyable de permettre à plus de personnes de bénéficier d’une greffe».[3] En Espagne, qui a légalisé l’ « aide médicale à mourir» en 2021, les autorités ont été surprises de constater que plus de 25% des personnes y ayant eu recours (44 sur 172) pendant la première année d’application de la loi ont donné leurs organes.[4] Les premiers prélèvements avaient même été pratiqués avant même qu’un protocole officiel soit publié.
En France, cette «opportunité» de l’euthanasie en tant que nouvelle source d’organes est aussi un argument qu’a bien compris l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Celle-ci s’est rapprochée de l’association Renaloo qui soutient les patients atteints de maladies rénales et promeut le don de rein: pour preuve, sa participation au colloque «Faire reculer l’opposition au don d’organes, une urgence éthique» organisé en octobre 2024 par Renaloo.[5] En outre, Henri Caillavet, qui a donné son nom à la loi du 22 décembre 1976 qui a institué le consentement présumé au don d’organes, n’est autre qu’un des membres fondateurs et ancien président de l’ADMD.
La mort programmée facilite le prélèvement d'organes
D’un point de vue technique, dès lors que le jour et l’heure de la mort sont planifiés, la procédure de prélèvement des organes se trouve grandement facilitée, comme l’ont évoqué certains députés en séance publique. Plus encore, le fait de donner la mort par euthanasie permet d'intégrer la phase de prélèvements à la procédure. Dans ce cas, l’euthanasie est pratiquée de sorte à assurer le succès du prélèvement et de la transplantation. En témoigne le cas d’une jeune fille belge de seize ans souffrant d’une tumeur au cerveau, ayant demandé à être euthanasiée et à donner ses organes:[7] programmée en juillet 2023, son «euthanasie a […] commencé le jeudi soir pour s’achever 36 heures plus tard, le samedi matin » afin de mener à bien prélèvement et transplantation. Elle a été anesthésiée, prélevée de plusieurs organes, puis l'euthanasie a été achevée.
«Tu peux sauver des vies en mourant» ou le risque de pression
Il faut s’interroger sur le risque de pression que pourraient subir des personnes, incitées à pratiquer une "euthanasie altruiste" pour sauver des vies. Au Québec, alors que les médecins sont autorisés depuis 2018 à aborder le sujet avec un patient qui pourrait donner ses organes dans le cadre de "l’aide à mourir", les règles déontologiques[8] prévoient que cela ne peut se faire qu’après le terme de la procédure d’admission à "l’aide à mourir". Même sans subir de véritables pressions, il n’est pas non plus inconcevable que la demande d’aide à mourir puisse être influencée par la perspective de pouvoir faire œuvre de bienfaisance en donnant ses organes; en particulier lorsque la personne est fragilisée par la maladie, notamment psychique, à laquelle peut s’ajouter la solitude ou la pauvreté. En quelque sorte, une façon de donner du sens à sa mort lorsqu’on croit que sa vie n’en a plus, une façon de mourir utile au lieu de vivre inutile ou en se sentant une charge pour les autres. Le risque de voir émerger de telles «obligations morales» de mourir interroge la compatibilité avec le respect de l’autonomie de la personne, alors même qu’il s’agit d’un autre objectif affiché par les partisans de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.
Finalement, l’évacuation rapide de la question du don d’organes en contexte d’euthanasie et de suicide assisté revient à imposer de considérer cette pratique comme une évidence ne devant susciter aucun questionnement. Les pays l’ayant légalisée n’ont pourtant de cesse d’en interroger l’éthique. De ce point de vue également, l’actuelle proposition de loi n’usurpe pas sa réputation d’être la plus permissive et répressive au monde en matière de fin de vie.
Par Grégor Puppinck et Priscille Kulczyk
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[1]Amendements 246, 635 et 2571 à l’Assemblée nationale et 65 rectifié au Sénat.
[2]Transplant Québec, Bilan 2022 en don d’organes au Québec - Don d’organes en contexte d’aide médicale à mourir : trois fois plus de donneurs en cinq ans,
, 8 février 2023.
[3] Ibid.
[4] Un año de eutanasia en España: 172 casos y una gran desigualdad entre las comunidades autónomas,
, 22 juin 2022.
[5] Voir le
, 6 novembre 2024.
[6]Etymologiquement, le mot euthanasie vient du grec « eu » et « thanatos », c’est-à-dire « bonne mort ».
[7] Eva, 16 ans : une euthanasie et 5 organes prélevés,
, 17 octobre 2023.
[8] Comité d’éthique de Transplant-Québec. Avis. Juin 2018.
Dissimulation des décès d’enfants suite aux vaccins ARNm COVID aux USA
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Aimsib – Le 5 juillet 2026
On sait depuis Pasteur que la mort d’un enfant par accident vaccinal peut parfaitement se trouver démentie par la réalisation d’une autopsie frauduleuse (*). Mais dans cette affaire on évoquera l’origine de 84 décès infantiles qui sont survenus après injection de vaccins COVID ARNm et qui apparaissaient clairement dans le registre américain VAERS. Hélas, cette base de données ne recense officiellement que 1 à 10% des effets indésirables des vaccins. On apprend que la FDA n’a examiné que 10 dossiers sur les 84, et qu’elle n’a conclu au lien avec le vaccin que pour 7 d’entre eux. On a donc vaillamment continué à vacciner les enfants pour leur bien… Bonne lecture.
La FDA a modifié les résultats des autopsies d’enfants décédés après avoir reçu des vaccins contre la COVID-19
En novembre 2025, le Centre d’évaluation et de recherche sur les produits biologiques de la FDA a recensé dix décès d’enfants liés aux vaccins contre la COVID-19. En décembre 2025, l’agence a ramené ce chiffre à sept après avoir réexaminé au moins deux des autopsies de ces enfants, selon des documents rendus publics la semaine dernière par Ron Johnson, sénateur républicain du Wisconsin.
Les scientifiques de la FDA [la Food and Drug Administration, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux] ont révisé les résultats des autopsies d’enfants décédés après avoir reçu le vaccin contre la COVID-19, selon des documents rendus publics la semaine dernière par Ron Johnson, sénateur républicain du Wisconsin. Ils ont réduit le nombre d’enfants que l’agence avait classés comme étant probablement décédés à la suite de leur vaccination, et la probabilité que ces décès soient liés à la vaccination des enfants.
La suite :
Dr Benoît Ochs : déontologie et appel à débat
Les vaccins OGM - Alain Colignon
Prendre soin de soi face au chaos du monde
Levures et alimentation : Projet mené par le Pr Seralini et soutenu par BonSens.org
Levures et alimentation : Projet mené par le Pr Seralini et soutenu par BonSens.org
Le 2 juillet 2026
Détails du projet de recherche
Les levures naturelles sur les produits bio cultivés à la ferme ou à la vigne enrichissent-elles le microbiote intestinal, la santé et la détoxification ?
Nos précédents travaux publiés dans des revues scientifiques internationales, puis explicités dans des conférences grand public sur plusieurs continents, mais aussi dans nos livres en français et traduits en espagnol, anglais, allemand, japonais, macédonien, polonais… (www.seralini.fr) ont permis de comprendre les dangers des OGM et des pesticides, en particulier des herbicides Roundup à base de glyphosate et autres, et de gagner concrètement, grâce à des expertises auprès des avocats américains, les grands procès contre Monsanto aux Etats-Unis, mais aussi de conseiller de nombreux gouvernements à travers le monde, et aujourd’hui des acteurs sociaux (80 Mutuelles avec la coalition Secrets Toxiques www.secretstoxiques.fr , dont nos travaux ont inspiré les actions, et ce après avoir fondé le Criigen…), en matière notamment d’agriculture biologique.
Quels risques pour la santé, quelles maladies ?
Mon équipe travaille depuis 30 ans sur la compréhension de la genèse des maladies chroniques, et nous nous inscrivons avec de nombreux autres travaux dans le monde dans la découverte des mécanismes induits à ce niveau par les polluants.
En fait, les maladies chroniques sont celles qui induisent des traitements médicaux chroniques, et notamment dans les pays où ils ne sont pas remboursés ni bien fournis, des souffrances importantes constantes, voire la mort.
La suite :
Actualités sur la vaccination : quatre conférences à l'IHU de Marseille
Fin de vie : le recteur de la Grande Mosquée de Paris, les évêques de France et le grand rabbin unis contre l’euthanasie
L’opposition des principales autorités religieuses françaises au projet de loi sur le « droit à l’aide à mourir » s’est récemment exprimée avec force, alors que le Parlement examine un texte présenté par l’exécutif comme une « avancée de solidarité » en matière de fin de vie.
Le 2 juillet 2026 – Gaspard Lignard
Fin de vie et euthanasie – À Paris, le recteur de la Grande Mosquée, la Conférence des évêques de France et le grand rabbin ont chacun, dans leurs registres respectifs, rappelé que la dignité des personnes en fin de vie suppose d’abord le renforcement des soins palliatifs plutôt que l’instauration d’un nouveau droit à provoquer la mort.
Tout en reconnaissant la souffrance des patients et l’angoisse des familles, ces responsables de culte mettent en garde contre ce qu’ils qualifient de « rupture anthropologique » et de « régression éthique, sociale et médicale », estimant que la mission de la médecine est de soulager sans jamais tuer.
Leur prise de position relance un débat sensible au croisement de la conscience religieuse, du droit et de la responsabilité politique, dans une France attachée à la laïcité mais aussi à la protection des plus vulnérables.
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris monte au créneau
À Paris, le recteur de la Grande Mosquée, Chems-eddine Hafiz, a rendu publique une déclaration détaillant les raisons de son opposition au texte sur le droit à l’aide à mourir, à l’approche du vote parlementaire. Il y rappelle que, pour l’islam, la vie est un dépôt confié par Dieu et qu’« il n’appartient pas à l’homme de disposer de sa fin », invoquant notamment le principe coranique : « Ne tuez pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en toute justice ».
La suite :
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