Ciel Voilé
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Alexis Poulin : une journée folle
L’annulation des élections est fondée sur une décision illégale du CCR : le procureur qui assiste à l’audience était absent. Nous demandons à l’AEP de ne pas s’impliquer dans le coup d’État
Cimpoi Adrian – 06/12/2024
Une décision pénale de la Cour constitutionnelle de Roumanie (CCR) plonge le pays dans un chaos juridique et politique sans précédent. Selon les informations obtenues, la présence du procureur qui assiste, obligatoire dans de tels cas, a été omise, ce qui soulève de sérieuses questions sur la légalité et la légitimité de la décision.
Des sources proches du processus décisionnel affirment que cette omission n’est pas accidentelle, mais qu’elle fait partie d’un plan criminel bien orchestré, qui aurait été dicté directement depuis le palais Cotroceni, sur ordre du président Klaus Iohannis. La décision du CCR est qualifiée de « vide pur » par plusieurs analystes politiques et avocats, étant interprétée comme un coup d’État déguisé sous le couvert d’une décision constitutionnelle.
Un coup porté à l’État de droit
Par cette manœuvre, le CCR aurait outrepassé ses attributions, se transformant en arbitre politique et sacrifiant les principes démocratiques. L’absence du procureur à l’audience est une violation flagrante des procédures, qui remet en question l’ensemble de la décision. Dans ce contexte, l’Autorité électorale permanente (AEP) est sommée de refuser de participer à ce « coup d’État » et de réaffirmer son indépendance face aux pressions politiques.
La décision illégale du CCR fera l’objet d’un recours urgent devant la Haute Cour de cassation et de justice, car le CCR ne dispose pas des pouvoirs nécessaires pour une telle décision d’annulation des élections.
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Semences, souveraineté et résistance : la longue bataille contre l'UPOV et la privatisation des semences
Semences, souveraineté et résistance : la longue bataille contre l'UPOV et la privatisation des semences
GRAIN | 3 Déc 2024 Semences | Blog
Les paysan·nes et les communautés rurales du monde entier connaissent l'importance cruciale des semences pour la production alimentaire. Avec la terre et l'eau, les semences font partie des ressources agricoles les plus fondamentales. L'idée que les semences doivent circuler librement est si profondément ancrée dans les sociétés humaines que, jusqu'en 1960, les systèmes semenciers nationaux reposaient universellement sur le principe selon lequel les semences stockées devaient être mises à la disposition de tous ceux qui en avaient besoin.
Toutefois, la situation a changé avec la création en 1961 de l'Union internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV), ayant pour but de privatiser les semences et les variétés végétales. Cette idée a immédiatement rencontré une forte résistance. Pendant les sept premières années, seule une poignée de pays européens ont soutenu l'UPOV, aucune autre nation n’étant disposée à la ratifier.
Aujourd'hui, l'assaut contre les semences communautaires s'est intensifié. Les efforts de réglementation, de normalisation et de privatisation des semences visent à étendre les marchés des entreprises, facilités par les droits des obtenteurs, les lois sur les brevets, les systèmes de certification des semences, les registres des variétés et les lois sur la commercialisation. Ces mesures, quelle que soit leur forme, servent à légaliser l'exploitation, la spoliation et la destruction. Mais, dans le monde entier, des communautés ripostent.
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Chute du gouvernement, Mercosur : les agriculteurs appellent à la désobéissance civile
Hugo Struna | Euractiv France – Le 5 décembre 2024
Après la chute du gouvernement Barnier, les agriculteurs redoutent que la vacance du pouvoir ne favorise la conclusion politique de l’accord entre l’Union européenne (UE) et le Mercosur et ils espèrent que l’Élysée saura faire pression sur Bruxelles. En signe de protestation, la FNSEA appelle à refuser les contrôles de l’État dans les fermes.
Au lendemain de la chute du gouvernement, les agriculteurs français se retrouvent orphelins des négociations menées depuis un an avec les exécutifs de Gabriel Attal et de Michel Barnier.
« À compter de ce soir, aucun contrôleur ne pourra franchir le seuil de nos fermes tant que les promesses [du gouvernement] ne sont pas honorées », a assuré Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA lors d’un meeting en Dordogne, mercredi 4 décembre.
Pour le chef du premier syndicat agricole français, c’est la seconde fois après la dissolution de l’Assemblée nationale, le 9 juin, que les promesses du gouvernement sont repoussées. Dans le même temps, la crise agricole s’intensifie.
Une instabilité d’autant plus dommageable que la conclusion politique de l’accord UE-Mercosur pourrait intervenir lors du sommet qui se tient ce weekend à Montevideo. La présidente de la Commission Ursula von der Leyen est arrivée en Amérique du Sud jeudi 5 décembre, et se dit prête à signer l’accord.
Ces tensions interviennent alors la campagne pour les élections professionnelles agricoles qui se tiendront en janvier 2025 a officiellement débuté ce mercredi.
La suite :
Ursula von der Leyen à Montevideo pour signer l’accord UE-Mercosur
Sofia Sanchez Manzanaro and Thomas Moller-Nielsen | EURACTIV France avec AFP and EURACTIV.com | translated by Marine Béguin
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le commissaire européen en charge du Commerce, Maroš Šefčovič, sont arrivés à Montevideo, en Uruguay, jeudi 5 décembre au matin, avec pour objectif d’achever les négociations sur l’accord commercial entre les Vingt-Sept et les pays du Mercosur.
« La ligne d’arrivée de l’accord UE-Mercosur est en vue. Travaillons, franchissons-la », a écrit la présidente de la Commission sur X à son arrivée en Amérique du Sud.
Malgré la vive opposition de la France, qui dénonce l’impact de l’accord sur l’environnement et les agriculteurs européens, la Commission semble bien décidée à conclure cette semaine les négociations entamées il y a plus de 20 ans avec des pays du bloc latino-américain (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).
L’accord
Le projet de traité, discuté depuis 1999, vise à supprimer la majorité des droits de douane entre l’Union européenne et le Mercosur afin de créer un vaste marché de plus de 700 millions de consommateurs.
Il s’agirait du « plus grand partenariat commercial et d’investissement jamais vu » duquel « les deux régions tireront profit », selon Ursula von der Leyen.
La suite :
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