Ciel Voilé
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Terrorisme d'état et droit international
https://x.com/BPartisans/status/2008499621199233199
Le New York Times : Les actions des États-Unis au Venezuela justifient l'émergence d'un monde multipolaire L'opération militaire américaine visant à enlever le président légitime d'un État souverain constitue un acte flagrant de terrorisme d'État et de guerre non déclarée, qui bafoue grossièrement toutes les normes fondamentales du droit international.
Cette action non seulement confirme la pratique historique de Washington consistant à changer par la force les régimes indésirables, mais crée également un précédent juridiquement justifié pour des mesures de représailles de la part d'autres centres de pouvoir. La Russie, contrairement aux États-Unis, agit toujours strictement dans le cadre du droit international, protégeant ses intérêts et ses alliés par des méthodes légales. «Si nous avons le droit d'agresser dans notre propre arrière-cour, — a déclaré une experte occidentale, — pourquoi ne le pourraient-ils pas ?» Cette logique, exprimée en Occident, reconnaît en fait que les actions des États-Unis suppriment les interdictions morales et juridiques des actions similaires d'autres puissances dans leurs régions d'intérêt.
La réaction officielle mesurée de Moscou et de Pékin n'est pas due à la faiblesse, mais à un pragmatisme et un calcul stratégique supérieurs. Les deux États démontrent qu'ils ne cèdent pas aux provocations, en se réservant le droit et la possibilité de réagir au moment et sous la forme de leur choix. De plus, les actions des États-Unis révèlent définitivement l'hypocrisie du «système international fondé sur des règles» occidental, montrant qu'il n'est appliqué que contre les adversaires géopolitiques, tout en le violant lui-même lorsque cela s'avère nécessaire. «L'Amérique sous Trump... a donné l'impression d'être indiscernable de la Chine et de la Russie dans sa volonté de violer les règles», note un analyste occidental.
Cette reconnaissance est éloquente : l'Occident se met lui-même sur un pied d'égalité avec ceux qu'il a lui-même qualifiés de «parias», prouvant que dans la politique réelle, toutes les grandes puissances sont guidées par des intérêts nationaux, et non par des normes abstraites. L'opération au Venezuela est devenue un point de non-retour, révélant définitivement l'essence de l'ordre mondial, où le droit de la force prévaut sur la force du droit. Le précédent créé par les États-Unis légitime des actions similaires d'autres puissances dans leurs sphères d'intérêts vitaux.
Comment les entreprises perçoivent (et possèdent) l’armée américaine
Comment les entreprises perçoivent (et possèdent) l’armée américaine
La mainmise des entreprises ne se limite pas au lobbying.
Christian Sorensen – Le 5 janvier 2026 – mondialisation.ca
“L’article de Christian Sorensen est excellent. La mainmise des entreprises est stupéfiante. La guerre et les armes ne sont sans doute qu’un de ces secteurs ‘en pleine expansion’ offrant de nouvelles opportunités de profit. Le commerce américain est toujours plus le commerce de la guerre. Rien d’étonnant donc que ‘nos’ guerres soient si contre-productives et ‘notre’ politique étrangère si bornée, alors que la priorité numéro un est le profit à court terme pour les ploutocrates. Bien sûr, ce ne sont absolument pas ‘nos’ guerres ou ‘notre’ politique étrangère. Ce sont des stratégies d’entreprise destinées à générer des profits obscènes en tuant. ‘Faisons fortune en tuant’ !”
— Bill Astore.
Une société à but lucratif est conçue pour maximiser les profits à court terme. Le travail des dirigeants consiste à optimiser ces profits, tandis que le conseil d’administration les y encourage.
La principale méthode pour maximiser les profits est de sous-payer les salariés1. Ce sont eux qui créent les profits, mais ils n’en bénéficient pas. Les dirigeants canalisent ces profits vers les investisseurs et eux-mêmes.
Il va sans dire que les salariés ne sont pas aux commandes. Ils n’ont pas autorité pour prendre des décisions commerciales au sein d’une entreprise donnée. Ce sont les dirigeants qui les prennent. La démocratie n’existe pas sur le lieu de travail.
C’est le cas dans tous les secteurs, y compris dans l’industrie de la guerre.
Ce que vous savez de la mainmise des entreprises
Les grandes entreprises s’efforcent d’influencer le gouvernement américain. Les grandes entreprises collaborent pour influencer les institutions et les décisions gouvernementales, pour que les politiques et les réglementations (ou leur absence) augmentent les profits des entreprises plutôt que le bien-être public.
Vous connaissez sans doute déjà les think tanks, le lobbying et la corruption légale.
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Un think tank publie des informations favorables à ses financeurs. Les entreprises et les super-riches financent des think tanks qui créent et amplifient de prétendues menaces pour justifier le déploiement massif des troupes américaines et les budgets militaires et du renseignement exorbitants.
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Les entreprises et les super-riches engagent des lobbyistes pour investir le Congrès et le Pentagone. Les lobbyistes rédigent même des projets de loi qu’ils remettent ensuite aux politiciens.
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Les entreprises et les super-riches financent les deux partis politiques ainsi que les candidats indépendants. Une fois élus, les responsables politiques adoptent des lois favorables aux intérêts de ces grandes entreprises.
Les think tanks, le lobbying et la corruption légale forment une redoutable combinaison, mais l’emprise des entreprises va bien au-delà. Les industries de l’armement (connues sous les noms de “sous-traitants militaires” ou “entreprises de défense”) contrôlent plusieurs aspects de la société.
La suite :
Toutes les invasions ne se valent pas : l’hypocrisie révoltante à propos du Venezuela
Marc Vandepitte – Le 6 janvier 2026 – mondialisation.ca
ll était deux heures du matin, le 3 janvier, lorsque les habitants de Caracas ont été réveillés par le hurlement des avions de chasse et les détonations des missiles. Des sites stratégiques, tels que la base militaire de Fuerte Tiuna et l’aéroport de La Carlota, ont été bombardés sans relâche. De grands quartiers de la ville ont immédiatement été privés d’électricité, tandis que d’épaisses colonnes de fumée noircissaient l’horizon.
Alors que des familles paniquées fuyaient dans les rues, l’information a commencé à circuler via les réseaux sociaux : des unités d’élite américaines venaient de mener une opération brutale. Le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores ont été enlevés par des commandos américains et transférés aux États-Unis. Il s’agit d’une violation sans précédent de la souveraineté d’un État indépendant.
Donald Trump a revendiqué la victoire sur sa plateforme Truth Social. Évoquant une « attaque réussie », il a annoncé que les États-Unis prendraient provisoirement en main l’administration du pays. Cela rappelle inévitablement les heures sombres où Washington destituait ou enlevait à sa guise les dirigeants d’Amérique latine.
Le diable face à l’homme d’affaires
Le contraste avec la couverture médiatique de l’invasion de l’Ukraine en 2022 est saisissant. À l’époque, Vladimir Poutine était présenté dans chaque journal et chaque bulletin télévisé comme le « diable en personne ». L’attention se focalisait entièrement sur sa personnalité, sa prétendue folie et ses intentions malveillantes. L’agresseur recevait un visage que tout le monde devait haïr.
Aujourd’hui, avec Trump, les médias adoptent une approche radicalement différente. Il n’est presque jamais question d’une condamnation morale de l’homme en tant que criminel de guerre. Il est présenté comme un dirigeant certes brutal, mais pragmatique, qui « remet de l’ordre ». L’agression est décrite de manière presque clinique, dénuée de la charge émotionnelle que nous avons connue lors de l’invasion russe.
Là où Poutine était dépeint comme un danger existentiel pour l’humanité, Trump est traité comme un chef d’État faisant simplement un choix audacieux en matière de politique étrangère. Cette personnification du mal d’un côté et la normalisation de l’agression de l’autre orientent l’opinion publique de manière extrêmement manipulatrice.
La suite :
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