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Ciel Voilé

Euthanasie et prélèvement d’organes: un nouveau vivier de donneurs

6 Juillet 2026, 21:06pm

Euthanasie et prélèvement d’organes: un nouveau vivier de donneurs

Euthanasie et prélèvement d’organes: un nouveau vivier de donneurs


 

https://x.com/Gregor_Puppinck/status/2027317310415897004


 

Le prélèvement d'organes est 3 fois plus fréquent sur les personnes mortes par euthanasie. Le prélèvement d'organes est un prolongement logique de l'euthanasie, pour des raisons pratiques et philosophiques. Au plan pratique, la programmation de la mort facilite les prélèvements. Au plan philosophique, l'euthanasie et le prélèvement d'organes sont des façons de gérer "la vie comme un matériau", selon l'expression de Pierre Simon.

La question du don d’organes après une euthanasie ou un suicide assisté a été balayée d’un revers de main lors des débats parlementaires sur la proposition de loi «relative au droit à l’aide à mourir». Cela est regrettable puisqu’une telle possibilité en constitue un enjeu éthique important.


 

À l’Assemblée nationale comme au Sénat, des parlementaires ont proposé d’amender la proposition de loi afin d’interdire le don d’organes en cas d’euthanasie et de suicide assisté.[1] Radicaux de prime abord, ces amendements exprimaient surtout le sentiment de leurs auteurs que cette pratique ne peut aller de soi, notamment en raison du danger d’un éventuel glissement vers une «euthanasie altruiste» justifiée par le don d’organe lui-même, en particulier dans le cas de patients qui ne sont pas en fin de vie. Ces amendements auraient dû donner lieu à des débats fournis, mais ces opportunités ont malheureusement été rapidement balayées dans chacune des deux chambres. Le 23 mai 2025, en séance publique, six minutes ont suffi aux députés pour rejeter l’amendement, après un avis défavorable du rapporteur principal justifié par l’atteinte au principe d’égalité qu’engendrerait une telle mesure. Le 20 janvier 2026, la commission des affaires sociales du Sénat n’a pas non plus développé la question lors de l’examen de l’amendement 65 rectifié qui a fait l’objet d’un avis défavorable, avant de tomber. Il importe donc de pallier l’absence de débat de fond sur cette question afin d’éviter un angle mort éthique.

"L’aide à mourir" pour remédier aux pénuries d’organes ?

L’expérience des pays ayant légalisé le suicide assisté et l’euthanasie nous apprend que des garde-fous sont nécessaires. Au Québec, le bilan pour 2022 publié par Transplant Québec[2] constate avec satisfaction que le nombre de donneurs d’organes en contexte "d’aide médicale à mourir" a triplé en cinq ans. L’organisme note «un nombre record de références pour don d’organes en 2022, dont une hausse significative de plus de 130% en contexte d’aide médicale à mourir (AMM)». Ce sont «près de 15% des donneurs d’organes qui ont préalablement eu recours à l’AMM»: ainsi, alors qu’environ 5% des décès enregistrés la même année au Québec résultaient d’une euthanasie ou d’un suicide assisté, ce chiffre laisse apparaître un nombre de donneurs trois fois plus élevé que chez les personnes décédées de mort naturelle. Vu cette disproportion, euthanasie et suicide assisté apparaissent comme stratégiques dans un contexte d’augmentation des besoins en organes. Des spécialistes ne s’en cachent pas, à l’instar de la directrice de Transplant Québec selon laquelle «Il s’agit non seulement d’une opportunité d’augmenter le nombre de donneurs d’organes au Québec, mais aussi d’une occasion incroyable de permettre à plus de personnes de bénéficier d’une greffe».[3] En Espagne, qui a légalisé l’ « aide médicale à mourir» en 2021, les autorités ont été surprises de constater que plus de 25% des personnes y ayant eu recours (44 sur 172) pendant la première année d’application de la loi ont donné leurs organes.[4] Les premiers prélèvements avaient même été pratiqués avant même qu’un protocole officiel soit publié.

En France, cette «opportunité» de l’euthanasie en tant que nouvelle source d’organes est aussi un argument qu’a bien compris l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Celle-ci s’est rapprochée de l’association Renaloo qui soutient les patients atteints de maladies rénales et promeut le don de rein: pour preuve, sa participation au colloque «Faire reculer l’opposition au don d’organes, une urgence éthique» organisé en octobre 2024 par Renaloo.[5] En outre, Henri Caillavet, qui a donné son nom à la loi du 22 décembre 1976 qui a institué le consentement présumé au don d’organes, n’est autre qu’un des membres fondateurs et ancien président de l’ADMD.

La mort programmée facilite le prélèvement d'organes

D’un point de vue technique, dès lors que le jour et l’heure de la mort sont planifiés, la procédure de prélèvement des organes se trouve grandement facilitée, comme l’ont évoqué certains députés en séance publique. Plus encore, le fait de donner la mort par euthanasie permet d'intégrer la phase de prélèvements à la procédure. Dans ce cas, l’euthanasie est pratiquée de sorte à assurer le succès du prélèvement et de la transplantation. En témoigne le cas d’une jeune fille belge de seize ans souffrant d’une tumeur au cerveau, ayant demandé à être euthanasiée et à donner ses organes:[7] programmée en juillet 2023, son «euthanasie a […] commencé le jeudi soir pour s’achever 36 heures plus tard, le samedi matin » afin de mener à bien prélèvement et transplantation. Elle a été anesthésiée, prélevée de plusieurs organes, puis l'euthanasie a été achevée.

«Tu peux sauver des vies en mourant» ou le risque de pression

Il faut s’interroger sur le risque de pression que pourraient subir des personnes, incitées à pratiquer une "euthanasie altruiste" pour sauver des vies. Au Québec, alors que les médecins sont autorisés depuis 2018 à aborder le sujet avec un patient qui pourrait donner ses organes dans le cadre de "l’aide à mourir", les règles déontologiques[8] prévoient que cela ne peut se faire qu’après le terme de la procédure d’admission à "l’aide à mourir". Même sans subir de véritables pressions, il n’est pas non plus inconcevable que la demande d’aide à mourir puisse être influencée par la perspective de pouvoir faire œuvre de bienfaisance en donnant ses organes; en particulier lorsque la personne est fragilisée par la maladie, notamment psychique, à laquelle peut s’ajouter la solitude ou la pauvreté. En quelque sorte, une façon de donner du sens à sa mort lorsqu’on croit que sa vie n’en a plus, une façon de mourir utile au lieu de vivre inutile ou en se sentant une charge pour les autres. Le risque de voir émerger de telles «obligations morales» de mourir interroge la compatibilité avec le respect de l’autonomie de la personne, alors même qu’il s’agit d’un autre objectif affiché par les partisans de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Finalement, l’évacuation rapide de la question du don d’organes en contexte d’euthanasie et de suicide assisté revient à imposer de considérer cette pratique comme une évidence ne devant susciter aucun questionnement. Les pays l’ayant légalisée n’ont pourtant de cesse d’en interroger l’éthique. De ce point de vue également, l’actuelle proposition de loi n’usurpe pas sa réputation d’être la plus permissive et répressive au monde en matière de fin de vie.

Par Grégor Puppinck et Priscille Kulczyk

____

[1]Amendements 246, 635 et 2571 à l’Assemblée nationale et 65 rectifié au Sénat.

[2]Transplant Québec, Bilan 2022 en don d’organes au Québec - Don d’organes en contexte d’aide médicale à mourir : trois fois plus de donneurs en cinq ans,

Communiqué

, 8 février 2023.

[3] Ibid.

[4] Un año de eutanasia en España: 172 casos y una gran desigualdad entre las comunidades autónomas,

El País

, 22 juin 2022.

[5] Voir le

communiqué de l’ADMD

, 6 novembre 2024.

[6]Etymologiquement, le mot euthanasie vient du grec « eu » et « thanatos », c’est-à-dire « bonne mort ».

[7] Eva, 16 ans : une euthanasie et 5 organes prélevés,

Gènéthique

, 17 octobre 2023.

[8] Comité d’éthique de Transplant-Québec. Avis. Juin 2018.


 

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Dissimulation des décès d’enfants suite aux vaccins ARNm COVID aux USA

6 Juillet 2026, 18:38pm

Dissimulation des décès d’enfants suite aux vaccins ARNm COVID aux USA
Dissimulation des décès d’enfants suite aux vaccins ARNm COVID aux USA
  • Aimsib – Le 5 juillet 2026


 

On sait depuis Pasteur que la mort d’un enfant par accident vaccinal peut parfaitement se trouver démentie par la réalisation d’une autopsie frauduleuse (*). Mais dans cette affaire on évoquera l’origine de 84 décès infantiles qui sont survenus après injection de vaccins COVID ARNm et qui  apparaissaient clairement dans le registre américain VAERS. Hélas, cette base de données  ne recense officiellement que 1 à 10% des effets indésirables des vaccins. On apprend que 
la FDA n’a examiné que 10 dossiers sur les 84, et qu’elle n’a conclu au lien avec le vaccin que pour 7 d’entre eux.
 On a donc vaillamment continué à vacciner les enfants pour leur bien… Bonne lecture. 

 

La FDA a modifié les résultats des autopsies d’enfants décédés après avoir reçu des vaccins contre la COVID-19

 

En novembre 2025, le Centre d’évaluation et de recherche sur les produits biologiques de la FDA a recensé dix décès d’enfants liés aux vaccins contre la COVID-19. En décembre 2025, l’agence a ramené ce chiffre à sept après avoir réexaminé au moins deux des autopsies de ces enfants, selon des documents rendus publics la semaine dernière par Ron Johnson, sénateur républicain du Wisconsin.

Les scientifiques de la FDA [la Food and Drug Administration, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux] ont révisé les résultats des autopsies d’enfants décédés après avoir reçu le vaccin contre la COVID-19, selon des documents rendus publics la semaine dernière par Ron Johnson, sénateur républicain du Wisconsin. Ils ont réduit le nombre d’enfants que l’agence avait classés comme étant probablement décédés à la suite de leur vaccination, et la probabilité que ces décès soient liés à la vaccination des enfants.

La suite :

https://www.aimsib.org/2026/07/05/dissimulation-des-deces-denfants-suite-aux-vaccins-arnm-covid-aux-usa/

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Comment ils cherchent à vous rendre fous...

6 Juillet 2026, 18:35pm

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" C'est évident qu'il faut faire le Frexit ! " - Ananda Guillet

6 Juillet 2026, 18:33pm

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David Icke : un programme tyrannique pour l'avenir

6 Juillet 2026, 18:30pm

David Icke : un programme tyrannique pour l'avenir

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Dr Benoît Ochs : déontologie et appel à débat

5 Juillet 2026, 18:34pm

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Le CERN ferme le Grand collisionneur de particules pour une transformation majeure

5 Juillet 2026, 18:32pm

Le CERN ferme le Grand collisionneur de particules pour une transformation majeure

 

Le collisionneur de particules a permis la découverte du boson de Higgs

Emily ConoverLe 29 juin 2026

C’est la fin d’une ère pour les physiciens des particules: Ils ont juste dit au revoir au célèbre Grand collisionneur de particules – dans sa forme actuelle, de toute façon.

Le LHC, le collisionneur de particules au laboratoire européen de physique des particules du CERN près de Genève, a fermé le 29 juin pour préparer la machine de nouvelle génération. Le LHC à haute luminosité devrait démarrer en 2030.

Depuis 2010, le LHC accélère les protons à haute énergie et les brise ensemble à l’intérieur de son anneau souterrain, qui fait 27 kilomètres à la ronde et chevauche la France et la Suisse. Son accomplissement le plus notable est de permettre la découverte du boson de Higgs, une particule subatomique qui explique les origines de la masse. Cette percée a été annoncée par les expériences ATLAS et CMS, situées au collisionneur, en 2012.

La suite : ( demander la traduction)
 

https://www.sciencenews.org/article/cern-large-hadron-collider-upgrade


 

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Gay Pride à Londres le 4 juillet 2026

5 Juillet 2026, 18:26pm

Gay Pride à Londres le 4 juillet 2026

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Panique climatique

5 Juillet 2026, 18:07pm

Panique climatique

Panique climatique

Science, Climat, Energie – Le 3 juillet 2026

SCE a reçu dans sa messagerie il y a dix jours une lettre critiquant, sans argumentation scientifique sensu stricto, nos analyses du réchauffement climatique. Nous ne publions pas cette lettre puisqu’elle nous est adressée, et invitons l’auteur à la poster dans les commentaires s’il le souhaite. Avec cette lettre nous tenons à mettre les choses au point avec notre article ci-dessous. Afin que l’auteur puisse se reconnaître, nous reprenons uniquement le premier et le dernier paragraphe de la lettre, pour fixer le contexte.

Premier paragraphe : Madame, Monsieur, Depuis des années, votre site publie des contenus qui entretiennent le doute, relativisent les alertes scientifiques et minimisent la gravité du dérèglement climatique. Vous avez le droit d’avoir des opinions. Mais lorsqu’on s’adresse au public sur un sujet aussi fondamental, avec des titres académiques en bandoulière, on porte aussi une responsabilité.

Dernier paragraphe : Vous pouvez encore choisir la lucidité. Vous pouvez encore admettre que minimiser l’urgence climatique fut une erreur. Mais continuer comme si de rien n’était, au moment où les impacts s’aggravent sous nos yeux, n’est plus du scepticisme. C’est de l’aveuglement volontaire.

Voici notre réponse :

Cher monsieur,

Merci pour votre courriel qui démontre malheureusement une pratique commune relevant davantage du registre émotionnel que de l’argumentation scientifique. Votre mise en accusation morale en invoquant culpabilisation, insinuations déplacées ou questions rhétoriques évite à l’évidence toute discussion précise des faits, des incertitudes ou des mécanismes. Permettez-nous de remettre un peu d’ordre dans votre cri du cœur compréhensible, compte-tenu de la désinformation massive dont font l’objet aujourd’hui nos populations occidentales.

La suite :


 

https://www.science-climat-energie.be/2026/07/03/panique-climatique/


 

Panique climatique

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Laïcité et discrimination religieuse

5 Juillet 2026, 18:03pm

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